Chapitre 14 - Jeux, paires & Love

Chapitre 14

 

Sabrina appuya sur la touche raccrocher de son téléphone portable. Elle tombait systématiquement sur le répondeur de Christian. Avait-il éteint son téléphone ou bien l’avait-il perdu ? Dans tous les cas, elle n’avait pas eu de ses nouvelles depuis samedi, donc cinq jours. Il n’avait même pas essayé de la joindre. Aucun appel en absence n’était inscrit sur son portable et le répondeur du fixe était vierge de messages.

Elle s’inquiétait énormément à son sujet. Elle espérait qu’aucun accident n’était survenu.

Elle repositionna sa tête sur son oreiller. Le médecin lui avait prescrit un arrêt maladie jusqu’en fin de semaine. Une bénédiction, car cela retardait son tête-à-tête avec Manuel.

Anabella venait tous les jours pour lui préparer un repas et s’assurer par elle-même qu’elle allait bien. C’était une véritable amie.

Trois coups à la porte la firent se redresser.

Qui cela pouvait-il être ? Anabella avait le double de ses clés afin de lui épargner tout déplacement inutile. Il s’agissait certainement de Christian !

Elle se leva et se couvrit de son peignoir laissé au bord du lit. Elle déverrouilla les deux serrures de la porte.

Manuel !

Elle était tétanisée. Son corps frissonna. Ses jambes se dérobèrent sous elle. Manuel eut le réflexe de l’attraper. Il déposa en vrac le sac en papier qu’il avait en mains, la souleva aussi légèrement qu’une plume et l’installa sur son lit. Il la couvrit de sa couverture et toucha son front.

— Ça va ?

Sabrina déglutit avant de hocher positivement de la tête. Mais que faisait-il là ?

Il s’absenta pour revenir avec le sac de papier avec lequel il était arrivé.

— Je vous ai apporté à manger. Anabella a une urgence à son travail et quittera tard. Elle m’a demandé de venir.

Anabella la jetait dans la gueule du loup. Mais Sabrina ne lui avait pas raconté l’épisode de dimanche. Comment aurait-elle pu savoir que Sabrina supportait difficilement la présence de son séduisant patron ? En fait, elle avait peur de ses propres réactions plus que de Manuel.

— Elle m’a révélé votre préférence pour la restauration chinoise. Je peux utiliser votre cuisine ? continua-t-il.

Sabrina acquiesça sans émettre aucun son. Sa voix allait fléchir et montrer son désarroi. Manuel paraissait avoir tourné la page.

Elle entendit les placards se refermer. Il farfouilla dans le tiroir pour trouver les couverts puis revint avec deux plateaux. Il en déposa un sur les jambes de Sabrina, prit une chaise et la plaça à côté du lit.

— Cela ne vous dérange pas si je mange avec vous ? J’ai une faim de loup.

« Un loup prêt à me dévorer… », pensa-t-elle.

— Merci, réussit-elle à articuler en guise de réponse.

— Mangez, cela va refroidir.

Sabrina entama avec appétit ses raviolis aux crevettes, puis son riz cantonais accompagné de bœuf aux oignons. En plus, c’étaient ses plats préférés.

— Je tenais à m’excuser, dit Manuel après un long moment de silence. Je n’aurais pas dû… Je ne sais pas ce qui m’a pris.

Sabrina en était toute retournée. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il en reparle. Ses yeux exprimaient la sincérité.

— Oublions tout cela. Avez-vous une piste pour Frédéric ?

— Pas encore malheureusement. J’attends l’appel de mon ami. J’ai interrogé pas mal de monde sans aucun succès. J’ai l’impression d’avoir oublié quelque chose d’important.

Sabrina remarqua ses cernes. Une barbe se dessinait autour de son menton. Il n’avait pas dû se raser depuis leur dernière rencontre. Il devait passer son temps libre à penser à Frédéric et à le chercher sans même prendre un peu de repos.

Manuel la débarrassa de son plateau et retourna dans la cuisine. Elle entendit le bruit de l’eau qui coulait. Il faisait la vaisselle !

Lorsqu’il revint dans sa chambre, il avait revêtu sa veste de cuir.

— Je dois partir. Je n’étais que de passage. Je vois que vous allez mieux. Mais n’hésitez pas à m’appeler en cas de besoin. Je serai certainement dans les parages.

Sabrina voulait le retenir, l’empêcher de partir, mais pourquoi ?

— Merci pour tout, Manuel. C’est gentil à vous.

Manuel inclina la tête avant de faire volte-face.

Sabrina entendit quelques secondes plus tard le bruit d’une conversation. Elle sursauta quand la porte d’entrée claqua rageusement.

Des pas s’intensifièrent et s’arrêtèrent devant l’embrasure de sa chambre.

— Bonsoir, ma chérie.

Christian !

 

Sabrina, une main dans celle de Christian, écoutait les explications de ce dernier concernant la raison de sa disparition durant la semaine.

— J’ai dû accompagner ma cousine Lina à Amsterdam. La pauvre, les docteurs lui ont diagnostiqué un cancer du sein avancé. Une infime chance de guérison était encore possible grâce à une opération par un chirurgien hollandais. Ce spécialiste avait réussi auparavant à sauver une patiente dans le même cas. Je suis restée avec elle jusqu’à l’intervention chirurgicale qui s’est bien déroulée. Et puis, me voilà. J’étais tellement préoccupé par son sort que je n’ai pas réfléchi une minute. J’ai repoussé mes rendez-vous avec mes clientes au boulot, mais je n’ai pas pensé à vérifier mon téléphone. Il est resté éteint jusqu’à ce que je le rallume à mon retour et j’ai découvert tes messages. Je songeais t’appeler une fois arrivé en Hollande, mais j’ai complètement oublié. Lina est ma cousine germaine. On ne s’était pas revu depuis qu’on était petit, mais je l’adore. D'ailleurs, je repars la retrouver ce week-end à Amsterdam.

Comment un homme censé être amoureux pouvait oublier la femme qu’il aimait. Ne l’avait-il pas demandé en mariage justement pour être avec elle ? Cette tirade la laissait perplexe. La peur de perdre un parent pouvait-elle engendrer un tel oubli ? N’était-elle pas censée le soutenir et apaiser sa tristesse ? Elle aurait pu l’écouter pendant des heures s’il l’avait appelée !

— Elle a beaucoup de chance de pouvoir compter sur toi, fit-elle d’un ton légèrement cinglant. Elle n’a pas d’autres familles ?

« Et moi, je n’ai pas pu compter sur toi. »

— Non, elle est orpheline. Il y a bien un oncle du côté de sa mère, mais il vit en Australie.

— Je pourrais venir avec toi si tu veux. Le docteur a dit que je pouvais vaquer à mes activités dès vendredi.

— Non, tu vas rester pour te reposer. Je vais dans un hôpital alors que tu reviens toi-même de maladie, ce ne sera pas drôle pour toi.

Sabrina n’insista pas. Il avait sans doute raison. Elle ne se sentait pas d’attaque à entreprendre un long trajet en voiture à peine sortie d’un séjour prolongé au lit.

Il l’embrassa sagement sur les lèvres.

— T’ai-je dit que tu m’as manqué ?

Pour toute réponse, Sabrina lui rendit son baiser.

 

Manuel recula sur son siège de véhicule. Sarah, l’ex-petite amie de Frédéric, l’avait contacté, mais était restée assez mystérieuse en lui demandant de venir à son école. Avec la permission des parents, Manuel avait fouillé la chambre de Frédéric. Il avait trouvé la photo de la jeune fille ainsi que des lettres d’amour qu’il avait gardées malgré leur rupture. Il avait ensuite supposé qu’elle était certainement dans le même lycée que Frédéric. Il n’avait pas eu l’occasion de l’interroger jusqu’ici, privilégiant d’autres pistes.

Là, il l’attendait à sa sortie de lycée. Il surveillait les allées-venues des jeunes gens. Une cohorte de lycéens s’éparpillaient à peine les cours terminés. Elle était parmi eux.

Il coupa le contact de sa voiture où il écoutait de la musique pour combler l’attente et sortit sans précipitation.

Sarah se dirigea avec ses amies vers l’arrêt de bus qui était leur lieu de rendez-vous.

— Sarah, l’interpella-t-il.

Les autres jeunes filles se retournèrent vers lui, l’air intrigué. Manuel entendit leurs chuchotements admiratifs sur sa personne.

— Je suis Manuel Torente…

— L’éducateur du Centre, continua-t-elle. Partez sans moi, dit-elle à ses camarades.

Une jeune fille rousse lui murmura à l’oreille.

— Il est super beau ! Tu nous le présenteras j’espère, gloussa-t-elle.

Sarah s’approcha de Manuel et lui tendit la main. Les cheveux colorés en blonde platine, elle avait deux têtes de moins que lui. Maquillée et manucurée, elle paraissait plus que son âge. Qu’avaient les adolescentes à vouloir grandir si vite ?

— Je vous invite à prendre un café ou une boisson juste en face ? précisa Manuel.

Sarah accepta afin de se soustraire aux regards de certains lycéens.

Ils s’installèrent dans un coin du Café, l’un en face de l’autre. Sarah commanda un sirop de fraise et Manuel prit un petit noir.

— Avez-vous eu des nouvelles de Frédéric ? demanda-t-il sans détour.

— La police est venue m’interroger, mais mon père était là. Je ne voulais pas qu’il sache certaines choses…, fit-elle un peu gênée.

— Je comprends. Vous pouvez tout me raconter, j’ai l’habitude… La vie de Frédéric se joue peut-être.

— En fait, j’ai aperçu Frédéric samedi dernier dans une boîte de nuit. Mais je ne pouvais pas le dire à la police, car j’y étais allée en douce de la maison. Mon père est plutôt strict. Déjà, il ne supporte pas mon look. S’il apprend que je sors la nuit pour rencontrer mon copain, il me tuera.

— Frédéric était seul ?

— Non, c’est cela qui est bizarre. Je lui ai fait un signe, mais il a fait comme s’il ne me connaissait pas. Il était avec deux autres types. Lorsqu’il a disparu, j’avais pensé qu’il avait fugué et ne voulait pas qu’on le retrouve. Mais maintenant, je crois plutôt qu’on le retient. J’ai pas fait vraiment attention à quoi ces types ressemblaient. Mais l’un d’eux, je l’ai déjà vu dans la boîte auparavant.

Manuel réfléchit un moment.

— Je crois que je vais avoir un petit entretien avec ton père, Sarah. Mais, ne t’inquiètes pas je ne révélerai pas ton escapade. Il faudra quand même que tu sois plus prudente. Ton copain et toi, vous devriez trouver d’autres occasions de vous rencontrer un peu moins risquées. Pourquoi vous ne vous inscrivez pas au Centre ? En semaine, nous proposons des activités pour tout public d’adolescents, pas seulement ceux qui ont des problèmes. C’est un excellent moyen de passer un moment ensemble sans forcément vous cacher.

— C’est pas bête comme idée. Je vais toucher un mot à Charlie, mon nouveau petit ami. De quoi allez-vous parler avec mon père si vous n’avez pas l’intention de tout lui révéler ? demanda-t-elle, curieuse.

— Je souhaiterais que vous m’accompagniez dans cette boîte de nuit. Le type y est peut-être. Mais je vais faire les choses convenablement. Vous inviterez deux ou trois amies à vous. Il n’y en a pas une qui fête son anniversaire ? Je vous chaperonnerais avec Jocelyn Menard, un autre éducateur. Comme cela, vous passerez un bon moment à danser et nous, nous aurons une piste éventuelle pour retrouver Frédéric. Il vous suffira juste de m’indiquer si vous le voyez. On ne tentera rien du tout. Juste l’identifier. Ensuite, on passera l’info à la police et vous, vous serez tranquille avec votre histoire d’escapade. À condition que vous me promettiez de ne plus faire ce genre de choses.

La jeune fille le regarda les yeux ronds.

— Vous allez m’inviter en boîte avec mes copines ? Chouette alors ! Je vous promets tout ce que vous voudrez ! Et puis, avec mon père, cela craint. Un jour ou l’autre, il me surprendra en pleine action et j’ai pas envie de vivre ce moment.

 

La musique était assourdissante. Cela faisait bien longtemps que Manuel n’avait pas mis les pieds dans une boîte de nuit. Le bruit des percussions au rythme de la techno n’était pas ce qu’il aimait, mais il était obligé de rester là.

Il regarda Sarah sur la piste de danse. Avec ses trois copines, elle se tortillait avec frénésie. Beaucoup de jeunes gens essayaient de converser avec elles sans le moindre succès sous l’œil intransigeant des chaperons.

Manuel avait rendu visite au père de Sarah, accompagné d’une amie de celle-ci. Manuel expliqua que Martine, qui était une adepte du Centre d’activités, souhaitait fêter son anniversaire en discothèque.

— Mais pourquoi dans ce genre d’endroit ? avait interrogé le père soupçonneux.

Manuel, qui avait prévu la réponse, avait répliqué :

— Vous connaissez les jeunes, ils veulent toujours partir là où les parents le leur interdisent. Afin de ne pas mentir aux parents, je leur ai proposé de les accompagner pour qu’elles se rendent compte que l’endroit n’est pas aussi fantastique qu’on l’imagine. Et puis, nous serons à leur côté.

— Nous ? Qui nous ? avait demandé le père.

— Un autre éducateur et moi-même.

Le père avait reposé sa tasse de café avec brusquerie. Ses yeux flamboyaient de colère.

— Deux hommes avec des jeunes filles ? Il n’en est pas question !

— Mais papa, ce sont des éducateurs du Centre…

Son père s’était levé brusquement.

— Je ne veux pas savoir, si encore une femme vous accompagnait…

— Si ce n’est que cela, Monsieur Dimitrios, je peux demander à une animatrice de venir, ce n’est pas un problème, avait aussitôt réagi Manuel.

Le père de Sarah s’était calmé.

— Vous viendrez chercher ma fille avec votre animatrice, accepta-t-il de mauvais cœur.

 

Manuel se tourna vers Sabrina assise à ses côtés qui buvait son soda. La présence de cette dernière avait eu raison des réticences de Monsieur Dimitrios.

Sabrina lui avait avoué n’être jamais entrée dans ce genre d’endroit.

— Vous vous sentez bien ? cria Manuel.

— Oui ! s’exclama-t-elle. Je vais mieux !

Manuel s’était abstenu de tout commentaire concernant Christian. Il l’avait croisé en sortant de chez Sabrina alors que Christian s’était absenté quelques jours. Il ne devait pas se mêler des affaires de son employé, se répétait-il inlassablement.

— Vous n’allez pas danser ? demanda Sabrina à Manuel et Jocelyn.

— Non, par contre, vous pouvez aller les rejoindre. Sarah a peut-être remarqué quelqu’un parmi les présences masculines, conseilla Jocelyn.

Sabrina se leva un peu hésitante. Mais elle agissait pour une bonne cause. Elle portait un pantalon classique avec un petit haut chic à la mode. Plutôt dans le coup, comme l’avait complimentée Martine.

Sabrina, qui ne connaissait rien aux figures de la techno, se contenta d’imiter les filles qui se trémoussaient dans des attitudes un peu mécaniques. Elle se prit au jeu au bout d’un moment et le rire communicatif des adolescentes la mit complètement à l’aise. Elle se tordait dans tous les sens, inventant des figures de son propre cru. Après quelques minutes sur la piste, elle chercha Sarah du regard, mais se figea instantanément.

« Je dois me tromper, songea-t-elle, mais il me semble avoir aperçu Christian, là-bas. »

Manuel n’avait pas quitté Sabrina des yeux depuis que celle-ci s’était élancée dans cette danse secouante. Elle ne dépareillait aucunement parmi ces jeunes filles.

« On dirait qu’elle est l’une des leurs, songea-t-il en appréciant ses courbes qui s’agitaient dans toutes les directions. Mais pourquoi s’arrête-t-elle aussi brusquement ? Tiens, elle se remet à gigoter. Peut-être que Sarah a repéré notre bonhomme. »

Lorsque Sabrina revint à la fin du morceau, laissant Sarah et ses copines se défouler sur le titre suivant, Manuel nota un début de pâleur sur ses joues.

— Vous allez bien ? s’inquiéta Manuel.

Il se sentit coupable tout à coup de l’avoir entraînée dans cette histoire en la sachant à peine remise de sa grippe.

— Juste un peu chaud d’avoir bougé autant. J’ai bien soif.

Elle cacha son malaise en avalant d’un trait le reste de son soda.

Pourvu que Manuel n’ait rien remarqué, songea-t-elle. Christian était avec une fille. Une blonde comme lui. Leurs têtes s’étaient touchées pour conclure un baiser plus que langoureux. Ensuite, le couple avait disparu de sa vue. Ils avaient sans doute quitté la boîte. Elle repensa à la mise en garde de Manuel. Il savait. Comment ? Quelle humiliation s’il avait aperçu la scène ! Elle avait mal au cœur. Une envie soudaine de fuir cet endroit pour pleurer la trahison évidente de son fiancé l’étreignit.

« Il m’a menti ! Il n’est pas parti voir sa cousine à Amsterdam. Et peut-être même qu’elle n’existe pas cette prétendue cousine. »

Sabrina était pressée de quitter la discothèque pour l’appeler.

« Pour quoi faire ? Quelle autre preuve me faut-il donc ? »

Ses absences prolongées, ses disparitions subites et ses explications tirées par les cheveux : tout s’emboîtait. Elle l’admettait maintenant.

Elle garda le mutisme par la suite, ses pensées tournées vers l’objet de son ressentiment. Manuel observa à plusieurs reprises son visage avec insistance, mais ne comprit pas ce qui la perturbait.

— Je pense qu’on va faire chou blanc ce soir, dit soudainement Jocelyn Ménard. Sarah n’a pas l’air d’avoir reconnu quiconque. En tout cas, les filles se sont bien amusées et Martine a eu un bel anniversaire.

D’ailleurs, ces dernières regagnèrent leur table. On annonçait la fermeture de la boîte. Ils quittèrent donc tous ensemble l’établissement.

Au-dehors, Manuel surveillait Sabrina qui semblait complètement ailleurs.

« Qu’est-ce qui lui arrive ? Ses yeux sont si tristes. »

Il avait une envie folle de la prendre dans ses bras pour la consoler.

« Je suis bête. Elle pense sans doute à son fiancé et voudrait être avec lui, dans cet endroit si propice à l’amusement pour un couple amoureux. »

Il ressentit comme un coup au cœur en songeant à la duplicité de Christian. Cet homme n’était pas digne d’elle.

Un petit cri interrompit ses réflexions. Alors qu’ils se séparaient pour repartir dans les deux voitures, celle de Manuel et de Jocelyn, Sarah attrapa le bras de Jocelyn Ménard et murmura quelque chose si bas que celui-ci dut la faire répéter. Pour toute réponse, Sarah pointa discrètement son index dans la direction d’un véhicule garé plus loin. Un homme se tenait près de la portière ouverte, attendant sa compagne un peu en arrière. L’éclairage était suffisant pour avoir une bonne description du personnage. Manuel, qui avait suivi la scène, nota tout de suite la plaque d’immatriculation de la voiture.

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