Chapitre 3 - Jeux, paires & Love

Chapitre 3

 

Sabrina pianotait sur le clavier à une allure fulgurante. Ses doigts tapaient sans interruption comme pour lui indiquer qu’elle reprenait enfin vie. Le point final de la lettre stoppa ce regain d’énergie.

Elle laissa retomber sa tête sur le dossier du fauteuil. Elle avait terminé la saisie de tous les dossiers à remettre à Manuel avant le départ de celui-ci ce soir. Il avait une réunion importante en Italie lundi matin.

Elle travaillait depuis bientôt un mois chez Vis ta forme. Manuel l’avait définitivement engagée. Il était revenu sur l’incident et s’était excusé après lui avoir avoué être reparti à sa recherche. Se sentait-il un peu coupable de l’avoir laissée en plan après avoir manqué la renverser ? En tout cas, la métamorphose du bureau avait dû beaucoup lui plaire, car elle était devenue sa secrétaire pour de bon.

Manuel !

Elle ne l’avait pas beaucoup aperçu ces derniers jours. Il se cloîtrait la plupart du temps dans son bureau ou était en réunion dans les autres Centres de fitness.

En jetant un œil sur des documents présentant l’entreprise, elle avait appris le parcours de son patron depuis la création de Vis ta forme. À trente-trois ans, Manuel était à la tête d’une entreprise dont plusieurs succursales étaient implantées dans de grandes villes françaises. Il avait même une filiale en Italie. Elle repensa à son torse musculeux que sa chemise impeccable laissait deviner le relief. Mais comment s’entretenait-il physiquement ? À sa connaissance, il ne fréquentait pas les salles de sport contrairement aux tuteurs de salle.

Sabrina tendit le bras et récupéra la feuille imprimée. À l’inverse, elle ne bougeait pratiquement pas de son siège à longueur de journée, car tout était agencé pour lui faciliter la tâche. L’imprimante sur le bureau lui servait également de photocopieuse. Elle se levait uniquement pour acheter son sandwich à la brasserie grâce aux tickets-restaurant.

Sur ce constat, elle se sentit mal dans sa peau. Elle avait grossi de deux kilos en un mois et ses vêtements, taille 44, la compressaient.

Le petit studio qu’elle occupait pour le moment sans sa mère était dans un délabrement total. Le bailleur et l’assureur se renvoyaient la note comme deux adversaires sur un court de tennis. En attendant, l’eau responsable des récents dégâts sur les murs et les plafonds continuait d’alimenter les rigoles administratives de ces deux parties. Tout lui paraissait misérable à présent.

Que pouvait-elle faire sinon attendre ? Elle se sentait si seule et démunie.

Elle fourra les documents imprimés dans une pochette et ferma cette dernière à l’aide des élastiques sur le côté. Les feuillets ainsi protégés ne pourraient pas s’envoler. Pourquoi ne pouvait-elle pas enfermer de même ses constantes idées noires ?

Au moment où elle se levait, trois coups se firent entendre.

— Entrez !

Une tête brune surgit après une légère ouverture de la porte. Anabella, la femme de Luis fit son apparition.

— Hello !

— Bonjour, Anabella !

Sa visiteuse pénétra dans la pièce et referma derrière elle. Elle était vraiment époustouflante ! Ses longs cheveux noir corbeau, brillants et soyeux, ondulaient jusqu’à mi-dos. Son visage rayonnait avec d’immenses yeux bleus en amande et des lèvres pulpeuses. Sans ses chaussures à talons aiguilles de dix centimètres, elle paraissait plus petite. Elle avait troqué l’un de ses traditionnels tailleurs-jupes pour un minishort blanc et une brassière de même couleur. Sa silhouette était irréprochable.

« Ce que je ne deviendrai jamais », pensa Sabrina amèrement.

Elles s’étaient rencontrées dans son bureau une semaine auparavant. Anabella était une cliente assidue du Centre de fitness. Son mari lui avait chanté les louanges de Sabrina. Elle avait donc profité de l’occasion pour lier connaissance.

Ses deux nouveaux amis étaient vraiment faits l’un pour l’autre. Ils avaient tous les deux le cœur sur la main. Anabella était aussi gentille et agréable que Luis.

— Tu n’es pas encore prête ? demanda Anabella.

— Prête pour quoi ?

— Je savais que tu allais te dégonfler.

Sabrina n’était pas encore disposée pour le sport. Chaque jour, Anabella l’encourageait, mais Sabrina prétextait du boulot ou bien la fatigue.

— Hier, tu m’as dit demain, continua Anabella. Et nous sommes demain.

— Je dois voir ma mère…

— Tu la verras un peu plus tard. T’inquiète pas, Luis m’a promis de faire un tour dans sa chambre en attendant. Si elle se réveille, il nous préviendra.

— Mais je n’ai pas de tenue adaptée.

— J’ai prévu cela. J’ai effectué quelques petits achats avant de venir. Je pense que cela t’ira comme un gant.

— C’est gentil, mais le sport n’est pas pour moi. Je suis désolée, je ne viendrai pas.

Anabella eut un sourire énigmatique. Elle revint sur ses pas et ouvrit la porte d’entrée. Un homme musclé fit irruption. Sabrina reconnut Brice.

— La voilà, enfin ! Olalalala, nous avons du travail sur la planche, ma belle ! fit-il gaiement.

Sabrina fut stupéfaite par ses airs de grande dame.

— Du travail ? s’enquit Sabrina. Quel travail ?

— Toi, ma belle ! Nous allons te transformer en créature de rêve ! Tu as un beau visage…

— Mon visage ? Je suis affreuse ! l’interrompit-elle.

Comment Brice pouvait dire cela ? Elle n’était pas belle comme il l’exclamait à tout bout de champ, loin de là. Jamais personne ne lui avait prêté attention. Elle avait toujours eu l’impression que les regards souriants à son endroit étaient quelque peu moqueurs et son corps s’apparentait alors à celui d’un sumo.

— Tssssst, déjà, on ne parle pas comme cela à son entraîneur.

— Mais je n’ai rien demandé ! riposta-t-elle.

Anabella la prit par les épaules.

— Moi, si !

Sabrina les regarda tour à tour. La détermination se lisait dans leurs yeux. Et elle en avait assez de lutter. Ils constateraient bien leur erreur d’ici peu. Le sport et elle n’avaient jamais fait bon ménage.

— D’accord, mais laissez-moi quelques minutes. Je dois voir Manuel pour lui donner des dossiers.

 

— Quelque chose ne va pas ? interrogea Manuel lorsqu’elle lui porta les documents.

— Je pense n’avoir rien oublié, je vous assure.

— Je ne parlais pas de ces bouts de papier. Vous paraissez soucieuse. Quelque chose vous ennuie ? Votre mère…

— Ma mère est toujours dans ses rêves…, répondit Sabrina avec une boutade pour dédramatiser la situation.

— Je vois… mais encore… insista-t-il.

Sabrina hésita, puis elle lui posa brutalement la question.

— Vous aussi vous pensez que votre secrétaire doit correspondre à l’image sportive et sans graisse de votre entreprise ?

Elle regretta tout de suite ces paroles. Elle n’aimait pas la manière dont il la scrutait. Ses yeux lui faisaient l’effet d’un fer rouge, marquant les endroits enrobés de sa silhouette.

— Vous êtes tout à fait bien comme vous êtes. Ne changez pas ! Peut-être quelques petits kilos à éliminer, mais sans plus.

« Quelques petits kilos ! Sans doute est-ce sa façon de me faire comprendre que je devrais m’essayer à ses appareils tire-fesses ! »

À quoi s’attendait-elle d’un homme comme Manuel Torente ? Il avait trouvé là une opportunité de lui faire part de son physique un peu déplaisant.

Sabrina serra les poings devant le beau visage dont la boucle d’oreille argentée à l’oreille droite, accessoire, bien que féminin, en accentuait la virilité. Elle aurait voulu le gifler pour effacer cette morgue déguisée derrière sa réponse. Pourquoi réagissait-elle aussi violemment ? D’habitude, elle ne faisait aucun cas des réflexions désobligeantes sur son corps.

— D’ailleurs, à mon retour, il faut que nous ayons une conversation à ce sujet, rajouta-t-il.

Le téléphone l’interrompit et Sabrina s’esquiva sans demander son reste.

Elle était en colère.

Il souhaitait donc lui parler à son retour de ses kilos en trop. En aucun cas son contrat ne lui stipulait d’être mince comme un fil !

« Quel goujat ! Je vais lui montrer que moi aussi je peux être comme ces planches à pain qu’il trimbale dans ses soirées mondaines ! Sauf que mes arguments féminins seront plus appétissants que les poitrines et les fesses plates de ces dernières ! »

Brice et Anabella prirent donc en mains une Sabrina remontée à bloc pour sa première séance de dégraissage.

À la surprise de ses deux tuteurs de salle attitrés, la jeune femme savait exactement quelle partie de son corps elle souhaitait tirailler dans tous les sens. Elle avait décidé de s’attaquer à sa ceinture abdominale uniquement.

« Les marches menant à mon appartement équilibreront le souffle et les autres muscles. Un petit régime alimentaire pour éliminer les excès pendant un ou deux mois conclura le tout. À bannir donc sandwich à midi et autres cochonneries avalées devant la télé comme trompe-ennui. »

Sa motivation ne tenait pas dans la perte de poids en elle-même, mais dans la satisfaction de prouver à Manuel Torente qu’elle n’était pas une tache dans son entreprise.

Elle avait dû recourir à une stratégie psychologique pour ne pas trahir son combat contre les kilos. Sur le frigo était épinglée une photo agrandie de ses hanches. Rien qu’à la vue de ses bourrelets démultipliés, sa main se détournait automatiquement du garde-manger tentateur. Et puis, le contenu en lui-même avait changé : viande maigre, fruits et légumes remplaçaient charcuterie, fromage et desserts dégoulinants de gourmandise. Des petits papillons adhésifs dissuasifs figuraient sur les incitations à la malbouffe encore dans ses placards.

— Il faudrait que je me débarrasse de ces amuse-gueules sucrés et salés. Pourquoi pas les donner aux enfants de Malika ? calcula-t-elle tout haut. Ils sont sans cesse en mouvement et plus aptes à dépenser cette énergie calorifique.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle récupéra toutes les sources déviantes de son régime et en remplit un sac plastique. Elle se rendit chez Malika, la voisine du dessous. Celle-ci était rentrée de ses vacances deux semaines plus tôt. Elle avait compati à la situation en apprenant l’accident de la mère de Sabrina et allait même la voir de temps en temps à l’hôpital.

En descendant la première marche de l’escalier, tout son corps se mit à crier. Des douleurs plus ressenties depuis des lustres refirent surface. La veille, en rentrant de l’hôpital, elle avait couru cinquante mètres environ puis, à bout de souffle, elle avait terminé à une allure de marche. Puis, une fois son souffle retrouvé, elle avait repris son jogging et ainsi de suite, par intermittence. Ses flancs étaient également courbaturés par dix séries de trente balancements gauche-droite. Ce traitement anti-bourrelets était destiné à valoriser sa chute de rein.

Pestant sourdement à chaque marche descendue, elle se félicita pourtant d’avoir accepté l’initiative d’Anabella. Le sursaut de son corps lui indiquait la bonne exécution des exercices musculaires.

À l’étage inférieur, des voix enfantines s’élevaient bruyamment derrière la porte de sa voisine. Lorsqu’elle y toqua, le chahut se calma. Malika entrebâilla la porte, puis agrandit l’ouverture dès qu’elle aperçut Sabrina.

— Bonjour, fit Sabrina.

— Bonjour.

— Je suis venue apporter des sucreries et des chips pour les enfants.

L’interrogation se vit dans les yeux de Malika. Elle connaissait les finances de Sabrina et de sa mère. Sabrina ne lui avait pas encore annoncé son gain au loto et son nouveau poste d’assistante.

Malika les avait aidées de nombreuses fois en leur apportant des repas méditerranéens. Partager un surplus avec des gens défavorisés était un devoir pour celle-ci.

— Entre.

Trois enfants, âgés de cinq à onze ans, s’étaient agglutinés autour de leur mère. Malika avait deux garçons et deux filles. Mais l’aîné, vingt-trois ans, semblait absent. Malgré sa nombreuse progéniture, Malika, à quarante-deux ans, avait gardé son teint de jeune fille. Seul un léger embonpoint, dû certainement à ses bons petits plats, enveloppait sa silhouette fine. Elle donnait néanmoins l’image d’une charmante Marocaine aux cheveux bruns et aux yeux en amande marron clair.

Sabrina prit place sur le canapé de la salle à manger et posa le sac sur la table basse en face d’elle.

Malika s’absenta pour apporter du thé. Les enfants entourèrent Sabrina.

— Qu’est-ce que c’est ? demanda Assia la cadette.

— Des bonbons, des gâteaux, des chips…

— Et des jouets ? l’interrompit Assia.

Faouzi, son grand frère de onze ans, lui donna un léger coup de coude.

— Cela ne se demande pas !

Sabrina éclata de rire mais s’interrompit aussitôt, car son abdomen la fit souffrir. Encore une douleur de plus. Les séries de dix abdominaux la rappelaient à l’ordre. Elle avait eu des difficultés dès la première série. Mais Brice, présent derrière elle, ne l’avait pas lâchée. Trois quarts d'heure plus tard, elle était devenue une épave ambulante. Mais à présent, elle se sentait mieux moralement. Un déclic positif s’opérait en elle et agissait comme une drogue, même si elle n’avait qu’une journée d’activité à son actif.

Et Manuel n’aurait qu’à bien se tenir !

Sabrina reporta son attention sur Fayrial, l’autre petite fille, plus sauvage. Elle la voyait pour la première fois de près. Celle-ci avait les cheveux courts. Elle lui rappelait étrangement le garçonnet à l’hôpital. Elle s’était d’ailleurs renseignée pour connaître son identité, car le petit garçon l’avait émue. Il s’appelait Joshua. Le pauvre bout de chou était en attente d’une greffe cutanée importante. Elle allait le voir dans sa chambre après sa visite à sa mère. Elle adorait les enfants.

« En fait, songea-t-elle, cela m’aurait beaucoup plu d’être assistante maternelle. »

Elle sortit quelques friandises du sac et les distribua aux enfants.

— Miam ! Ce sont mes préférées ceux-là. J’adore le coulis de fraise à l’intérieur. Et puis, observez bien leur forme : on dirait des petits jouets ! Qui veut un ours ? Tiens, une petite voiture !

Du coin de l’œil, elle remarqua que Fayrial, un peu à l’écart, s’avançait petit à petit, attirée par les exclamations gourmandes et admiratives d’Assia et de Faouzi.

Malika revint de la cuisine avec un plateau chargé de thé à la menthe et de jus de fruit pour ses enfants.

— Tu as apprivoisé ma sauvageonne, nota-t-elle avec un sourire tandis que Fayrial mâchait son bonbon avec délice. Un jour, tu captureras également le cœur d’un homme avec ta patience.

Sabrina haussa les épaules.

« Les bonbons ne seront d’aucune efficacité sur eux. Et mon physique n’est pas une douceur attractive non plus. »

Elle revit le regard inquisiteur de Manuel et sa motivation gagna en amplitude. Le joli vert des rideaux chatoyait sous la lumière du soleil et un espoir grandissant l’envahit.

« Je remporterai la victoire sur ce débordement de bourrelets. »

 

— Sabrina, réveille-toi…

— Maman, j’ai tellement sommeil. Encore cinq minutes !

— Sabrina, il faut que je te parle.

Sabrina ouvrit laborieusement un œil. Elle vit sa mère toute de blanc vêtue.

— Maman ? Que fais-tu dans ta robe de mariée ?

Sa mère esquissa un sourire et mit un doigt sur la bouche.

— Tu n’as plus besoin de moi, ma petite fille, je pars avec ton père.

— Mais maman, tu ne peux pas ! Papa est…

L’image de sa mère souriante s’évanouit dans un tremblement flouté et Sabrina sursauta dans son lit.

La sonnerie musicale de son portable jouait le dernier tube à la mode. Elle tâtonna sur le tabouret pour le récupérer, encore sous l’intensité de son rêve.

— Sans doute à nouveau un faux numéro ! pesta-t-elle.

Depuis deux jours, elle recevait des SMS racoleurs invitant à appeler un numéro surtaxé. Elle avait préféré acquérir un téléphone personnel pour être joignable à tout instant par l’hôpital.

La musique s’éleva, insistante. Ses doigts accrochèrent l’appareil qui s’était mis à vrombir.

Les limbes de son sommeil s’évaporèrent d’un coup lorsqu’elle lut le nom de son correspondant.

Luis Amos !

Elle décrocha aussitôt.

— Allo ? chuchota-t-elle.

Un souffle se fit entendre à l’autre bout du fil puis un silence pesant s’éternisa.

Elle comprit.

Sa mère lui avait dit adieu.

 

Une sensation d’oppression au niveau de la poitrine lui fit ouvrir les yeux. Elle s’était endormie en position de fœtus. Pourquoi était-elle paralysée ? Allait-elle mourir comme cela, toute seule dans ce studio ? Verrait-elle ses parents ?

Elle perçut une silhouette enfantine, sombre, dans son dos. La peur transperça chaque fibre de son corps, retenant le cri coincé dans sa gorge ouverte. Ses yeux s’entrouvrirent. Comment expliquer cela ? N’était-elle pas déjà réveillée quelques instants auparavant ? Était-ce un cauchemar ou bien était-ce là ce que ressentait Malika lorsqu’elle lui racontait ses histoires de fantômes ? Malika et sa sœur Nadéra étaient réceptives à ce genre de phénomènes. Elles voyaient toujours le même fantôme assis au plafond essayant d’extirper leur âme. Mais pourquoi son fantôme à elle avait-il pris l’apparence d’un enfant ?

Cet autre rêve, la veille, lui revint tout à coup. Joshua, le garçonnet de l’hôpital, se tenait à côté de son tabouret de chevet et la scrutait intensément. Elle avait beau lui parler, il restait muet.

Sa main alluma la petite lampe de chevet achetée par sa mère dans une brocante à Sarcelles. La jolie teinte bleu ciel de ses dessins compliqués s’était maintenant affadie. Rose bonbon était tombée au bas du canapé-lit.

Sabrina soupira et ramena la poupée sous les couvertures.

Un peu plus d’une semaine avait filé depuis la mort de sa mère. Luis l’avait aidée à organiser les obsèques. Une bonne partie de l’argent gagné au Loto avait servi à tout payer.

Depuis ce jour-là, elle n’avait plus remis les pieds à l’hôpital, se morfondant dans sa solitude. Sa séance de sport était la seule distraction. Pendant quelques heures, elle oubliait ses frustrations, et sa mélancolie disparaissait. De retour chez elle, ses yeux restaient rivés sur tous les effets personnels de sa mère, même si ceux-ci se résumaient à peu d’objets.

Le minuscule réveil, posé à côté de la lampe, indiquait en rouge vif trois heures du matin. Elle se souvint d’un film d’horreur où des esprits malfaisants, échappés de l’enfer, s’attaquaient aux humains à cette heure de la nuit.

Est-ce que l’ombre du petit garçon aperçue plus tôt était réellement un esprit ? Était-il méchant ou bien cherchait-il du réconfort ?

Joshua !

Elle aurait dû penser à lui bien avant. Il était généralement heureux de sa présence. Et elle ne l’avait pas revu depuis le décès de sa mère. Peut-être l’attendait-il ? Ce rêve et cette apparition soudaine étaient peut-être une manière de communiquer avec elle.

 « Dès demain, se promit-elle, je lui rendrai visite. »

 

 

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