Chapitre 6 - Jeux, paires & Love

Chapitre 6

 

Sabrina avait passé la matinée et une bonne partie de l’après-midi à ruminer contre Manuel. Il n’avait même pas remarqué le changement opéré en elle. Aucun compliment, aucune remarque. Il la considérait comme de la viande. Il ne respectait pas son corps pour le dévoiler ainsi à des inconnus.

Quel contraste ! Chaleureux et amical au téléphone ou lors de la bise du Nouvel An, elle l’avait vu froid et distant dans son bureau juste après. Elle avait l’impression d’être en présence de deux hommes différents. Sa société passait avant l’aspect humain. Il était là pour gagner de l’argent même au détriment de certaines personnes comme elle.

Elle s’empara du dossier bleu qu’elle avait envoyé valser sur son bureau. Son prénom était écrit à la main à l’encre noire. Elle rapprocha le dossier à hauteur de ses yeux. Le point sur le « i » ressemblait étrangement à un cœur. Mais non… Qu’allait-elle s’inventer là ? Elle devenait vraiment idiote. Croire que Manuel avait inscrit lui-même ce petit cœur par-dessus son écriture ! Cela devait certainement être l’œuvre d’une secrétaire italienne romantique qui songeait à son ténébreux et séduisant patron.

Agacée, elle envoya bouler le dossier à nouveau sur le bureau. Les feuilles, cette fois-ci, s’échappèrent de leur protection et s’éparpillèrent, tout comme ses espérances.

Deux coups à la porte la firent revenir à l’amère réalité.

L’homme, sur le seuil, était le beau Christian Fabre en personne.

— Bonjour, Sabrina ! Je me permets de vous rendre une petite visite.

Sabrina sentit son cœur s’emballer. Elle retint, sans le remarquer, sa respiration et cessa de bouger. Que lui arrivait-il ? Ses joues s’enflammèrent bien malgré elle.

 

Janice ramassa son sac, sortit de son bureau et traversa le couloir. Elle était furieuse. Manuel lui avait fait une remontrance au sujet du paiement de Sabrina.

« C’est vrai, j’avais pas pensé que cette gourde aurait réagi ainsi. Depuis qu’elle est là, il y en a que pour elle. Six ans de service et tout juste de simples remerciements. Quand je pense qu’il l’a choisie pour représenter l’image de la boîte à travers la France. On va se ridiculiser, oui ! »

En passant devant le bureau de Sabrina dont la porte était restée ouverte, elle constata la présence de Christian Fabre.

« Non, pas lui aussi ! Elle ne l’aura pas celui-là ! Cela fait longtemps que je n’ai rencontré quelqu’un d’aussi mignon. Et Manuel ne s’intéresse guère à ses employées. Il préfère garder de la distance avec les femmes qui travaillent pour lui. Sauf Sabrina… »

Elle revint sur ses pas et cogna légèrement pour les interrompre.

Sabrina sortit de sa léthargie et tourna la tête vers Janice.

— Pardon de vous déranger, mais je souhaitais vous faire savoir qu’il y avait eu une erreur. Vous pouvez bien entendu profiter gratuitement des appareils pour essayer de perdre ces kilos qui vous enlaidissent. J’annule le chèque que vous m’aviez remis. Bonne soirée.

Elle fit un signe de tête avec un beau sourire à Christian et s’en alla d’un pas plus gai.

Sabrina était passée du rose au rouge vif.

« Comment a-t-elle osé me rabaisser ainsi devant Christian ? »

Honteuse, elle fuyait le regard de celui-ci à présent.

— Je ne suis pas de l’avis de Janice. Ces kilos ne vous enlaidissent aucunement. Vous êtes plus femme. Si vous souhaitez malgré tout perdre du poids, je pourrais vous aider peut-être ? proposa gentiment Christian.

Ces paroles détendirent Sabrina et elle acquiesça.

— Merci ! J’avais l’intention de vous solliciter, il est vrai. Je viens d’accepter la proposition de Manuel pour représenter Vis ta forme sur la nouvelle campagne. Quelques kilos en moins me mettraient plus à l’aise, c’est sûr.

— Parfait ! On commence tout de suite, je vous invite à dîner !

Sabrina le regarda la bouche ouverte.

— Et si vous me contemplez encore ainsi, on ne parlera pas que menu à table.

Les joues de Sabrina virèrent à l’écarlate.

— Je prends mon sac et je vous suis, bafouilla-t-elle, troublée par son ton chaud.

En enfilant son manteau, elle se rappela que Christian n’avait pas eu le temps de lui mentionner le motif de sa visite.

— Pourquoi êtes-vous venu me voir ? demanda-t-elle.

Christian saisit sa main et lui baisa délicatement les doigts.

Elle frémit sous la caresse de ses lèvres sur sa peau. Même s’il ressemblait à un ange, il était vraiment réel. Il était fait de chair et de sang. Comment avait-elle pu croire qu’il était un songe ?

— Tout d’abord, pour vous souhaiter une bonne année, et ensuite, je voulais savoir si vous étiez remise de notre rencontre mouvementée à l’ascenseur.

Il relâcha sa main avec douceur.

« Pas tout à fait ! Et ce dîner sera encore plus difficile à oublier. Pourquoi oublier d’ailleurs ? Ce sera un moment à conserver précieusement. »

Un sourire fut sa seule réponse.

— Nous y allons ? dit Christian.

 

Sabrina poussa lentement la porte. Elle découvrit le petit corps au visage éveillé dont le sourire s’éclaira à sa vue.

— Bina ! Tu es là enfin ! murmura Joshua.

Le garçonnet de cinq ans était encore faible. Malgré sa fatigue évidente, il essayait de se redresser sur son oreiller, gêné par les fils reliant son bras droit aux appareils.

— Ne bouge pas, Jo ! s’écria-t-elle avec douceur.

Sabrina alla s’asseoir à ses côtés et le rallongea confortablement en lui donnant un gros bisou.

— J’ai fait comme tu m’as dit ! chuchota le petit garçon. J’ai pensé très fort que j’étais ce chevalier en armure combattant le vilain dragon. Et il m’a laissé tranquille. Maintenant, je suis comme une jolie automobile toute neuve.

— Alors, tu sais qu’il faut que tu sois prudent. Tu ne dois pas conduire cette jolie petite voiture trop vite pour ne pas l’abîmer.

Sabrina ébouriffa affectueusement les cheveux blonds frisés.

— Je t’ai apporté ton petit héros préféré : Oui-Oui. Je ne pense pas que tu l’aies celui-là. Je vais te lire l’histoire et tu vas gentiment te rendormir pour être plus fort demain.

Les paupières de Joshua papillonnaient à mesure que la voix douce de Sabrina le berçait de la nouvelle aventure du petit personnage en culotte courte.

Plongée dans l’histoire, Sabrina jetait de temps à autre un regard vers l’enfant. De ce fait, elle n’entendit pas la porte de la chambre s’ouvrir. Elle continuait à tourner les pages jusqu’à ce que Joshua soit complètement endormi.

— Vous êtes merveilleuse avec lui ! s’exclama très bas une voix féminine.

Sabrina se retourna avec surprise.

Un couple se tenait proche du lit. La chevelure blonde tout en boucles de l’homme était l’exacte copie de celle de Joshua.

— Je suis la mère de Joshua, Marianne Ménard, se présenta la femme dont les cheveux auburn, mi-longs, entouraient un visage marqué par des heures d’angoisse. Voici, mon mari Jocelyn.

— Nous sommes ravis de vous connaître, poursuivit le père de Joshua. Notre fils ne cessait de parler de vous. Vous savez vous y faire avec les enfants.

— Merci. Je suis contente de faire votre connaissance aussi. Vous savez, ce n’est pas grand-chose. Les enfants sont tellement attachants. Surtout Joshua.

— Nous sommes au courant pour…, murmura Marianne, n’allant pas jusqu’au bout de sa phrase.

Sabrina eut un petit sourire.

— Je pense qu’elle est partie en paix et cette idée est un grand réconfort.

Bientôt, grâce à sa mère, une autre personne, et peut-être un enfant, pourra bénéficier d’une greffe salutaire.

— Mais je crois que je vais vous laisser avec votre fils.

Elle se leva du lit où elle était toujours assise et embrassa le garçonnet endormi.

— Ne partez pas tout de suite ! l’arrêta Jocelyn Ménard. Je voudrais vous parler un petit moment.

Sabrina l’observa avec curiosité.

— Je suis éducateur dans un Centre pour jeunes en difficultés. Les personnes comme vous sont rares. Vous avez le don de vous y prendre avec les enfants et ils le ressentent bien. Si cela vous intéresse, nous recherchons une personne pour animer bénévolement des ateliers, une à deux heures le samedi ou plus, et un dimanche sur deux. Je précise qu’il s’agit de jeunes enfants de l’âge de Joshua. Voici les coordonnées du Centre.

Il lui remit un petit carton.

— Ne vous sentez pas obligée d’accepter. Je sais bien que vous avez d’autres engagements personnels comme toute jeune fille de votre âge.

— Je vais y réfléchir, répondit Sabrina en le remerciant.

 

Sabrina examina sa silhouette d’un œil critique. Le miroir sur pied dans le hall de son hôtel lui renvoyait l’image d’une jeune femme élégante dont la veste près de la taille descendait légèrement sur les cuisses, cachant astucieusement son embonpoint.

« Cette veste est un excellent achat ! » se dit-elle satisfaite.

Le marché de Sarcelles, à dix minutes en bus de son ancienne demeure, était réputé pour sa collection de vêtements bon prix, mais surtout à la mode et très élégants. Il pouvait rivaliser sans honte avec les grands magasins et Anabella avait beaucoup aimé ce qu’elle portait. Elle avait également acquis quelques autres tenues, car elle ne pouvait décidément plus traîner avec ses habituels oripeaux. Elle pinça un peu ses joues pour leur redonner de la couleur. Sa peau avait l’éclat éblouissant de la jeunesse. Le traitement anti-acné prescrit par Luis avait radicalement éliminé le bourgeonnement rosacé.

— Désolée, Rose bonbon, on ne se ressemble plus maintenant. D’ailleurs, il faut que je pense à te ramener à ta vraie propriétaire, murmura-t-elle à la poupée assise sur l’oreiller.

Elle fit quelques petits mouvements de la tête pour vérifier si rien ne dépassait de sa chevelure rassemblée en un chignon tressé au sommet de son crâne avant de franchir le seuil pour se rendre à son travail.

Quelques minutes plus tard, un accueil masculin l’attendait à Vis ta forme. Manuel était entouré de Brice et d’un autre homme dont l’appareil photo autour du cou indiquait clairement sa profession.

Manuel lui présenta Luc Canton, le photographe pour lequel elle poserait sur deux jours de séance avant d’entreprendre une tournée de promotion dans d’autres villes où le club était représenté.

Une salle de sport avait été réquisitionnée pour la campagne. Ils s’y retrouvèrent tous. Sabrina prit la tenue qu’on lui avait réservée pour la première série de photos. Lorsqu’elle sortit du vestiaire, revêtue du pantalon fluo ultra moulant et du juste-au-corps épousant étroitement sa poitrine, elle eut l’impression d’être nue. Du coup, elle avait gardé sa veste pour recouvrir le tout.

« J’ai bien fait », songea-t-elle en sentant trois paires d’yeux masculins la dévisager.

Complètement intimidée, elle suivait les instructions de Luc, raide comme un balai. Elle avait dû enlever la veste et exécutait les mouvements mécaniquement.

— Non ! Cela ne va pas du tout ! s’exclama Luc excédé.

Il se retourna vers Manuel et Brice en leur faisant comprendre de quitter la pièce.

 

Ces derniers les laissèrent seuls avec réticence, mais restèrent à observer la scène derrière la porte de séparation.

— Laisse-moi un peu de place. Je n’ai pas un bon angle de vue. Que font-ils ? s’enquit Manuel, le dos de Brice masquant sa vue.

— L’amour sur un vélo, en position 69.

— Quoi ! s’indigna Manuel qui réagissait au quart de tour lorsqu’il s’agissait de Sabrina.

— Manuel, que veux-tu qu’un photographe fasse avec son modèle, si ce n’est des photos ?

— Arrête de te payer ma tête. Comment se comporte Sabrina ?

— Comme une sardine dans une boîte qui s’est noyée dans un peu d’huile.

— On aurait dû rester. Elle ne se sent pas à l’aise.

— Tu crois que sous ton regard pesant elle se sentira comme une anémone épanouie dans l’eau ?

— Qu’est-ce que tu sous-entends par là ?

— Je ne sous-entends rien. Je constate.

— Et ?

Brice, absorbé, ne répondit pas tout de suite.

 

— Très bien, Sabrina ! On va tout reprendre, fit Luc d’une voix patiente. Vous allez vous mettre sur le vélo.

Sabrina obéit, toujours aussi bloquée. La sortie des deux hommes l’avait quelque peu soulagée, mais elle n’était pas encore en confiance.

— Maintenant, pédalez et pensez à quelque chose d’agréable ! Une promenade à bicyclette qui vous a apporté du plaisir, par exemple.

Un souvenir précis resurgit immédiatement. Elle était petite fille sur sa première bicyclette. Son père la poussait en l’encourageant. Ses petits pieds étaient juste à la hauteur des pédales. Ces derniers tournoyaient sous la pression de ses muscles tandis que son père restait tout près, veillant à ce qu’elle ne chavire pas. La vitesse projetait sa chevelure dénouée de chaque côté. Elle avait eu là sa première griserie à vélo ! Un plaisir inoubliable où son rire se mêlait à celui de son père. Elle revoyait son visage et sut pourquoi Luis lui était familier. Par certains côtés, il ressemblait à son père.

 

— Ça y est ! Elle sourit maintenant ! Et elle pédale à fond. À quoi peut-elle bien penser ? se demanda Brice.

— Certainement pas à toi ni à moi !

— Tiens, je sens comme une nuance dans ta voix.

— Quelle nuance ?

— Un rien de jalousie.

— Et jaloux de quoi, je te prie ? Je suis là pour observer le bon déroulement de notre projet, tout comme toi.

— Non, moi je suis là pour protéger Sabrina, telle est ma nuance.

— Si tu le prends sur ce ton !

— Tiens, sa joue a gagné une jolie couleur avec l’effort physique ! s’exclama Brice.

— Fais voir ! Décidément, tu ne me laisses pas une miette.

Brice referma brusquement la porte entrebâillée à travers laquelle ils épiaient les mouvements de Sabrina et de Luc.

— Terminée la séance pour nous ! Tu n’avais pas un rendez-vous téléphonique ?

— Quel rendez-vous ? Tu ne serais pas en train de m’éjecter de l’endroit pour avoir le privilège d’être le seul observateur ?

— Non ! Je pense que Luc maîtrise parfaitement la situation et que nous sommes de trop.

Manuel soupira. N’était-ce pas légitime de sa part qu’il assiste à la séance ?

— Tu as raison. Je retourne à mon bureau. Au fait, demain tu n’as pas un programme aérobic à l’heure où Luc et Sabrina entameront leur seconde prise de vue ?

— Quel programme ? J’ai reporté toutes mes séances de la matinée.

— Tu as bien fait. J’ai un rendez-vous à l’extérieur et il faudrait que tu me remplaces au bureau.

— Pas à moi, Manuel. J’ai vérifié ton agenda et tu n’as aucun rendez-vous de prévu demain. Avoue-le. Tu comptais les espionner encore demain.

— Et toi, non, peut-être ?

— Je te l’ai dit, je protège Sabrina.

— Elle ne risque rien avec moi. La réussite de la campagne est ma seule motivation.

— Hum ! Tout comme ce plantureux mannequin qui te motive pour ton prochain séjour en Italie.

— Je ne te permets pas…

— Ah ! J’ai visé juste.

— Non, tu te trompes complètement pour Sabrina.

— Très bien. On restera ensemble tous les deux demain, dans ton bureau. D’ailleurs, n’avais-tu pas des consignes à me fourguer avant ton départ ?

— D’accord ! fit Manuel à contrecœur.

 

Luc rechargea son appareil.

— Oui, c’est parfait Sabrina. Nous allons au tapis de course maintenant.

Quelques flashs plus tard, Sabrina commençait à se sentir en nage. Elle avait posé sur tous les appareils sans exception. Poser n’était pas le mot approprié pour décrire la véritable séance d’entraînement physique qu’elle venait de vivre !

« Je crois que j’ai eu mon quota de dépenses calorifiques pour la journée. »

— Stop pour aujourd’hui ! confirma Luc. Vous avez un visage qui capte particulièrement la lumière. Le chignon vous met superbement en valeur. Demain, il faudra revenir les cheveux lâches. Cela ira parfaitement avec la seconde tenue.

Sabrina regagna les vestiaires, épuisée et… heureuse finalement de ce premier jour sous les objectifs.

 

Luc Canton ajusta son zoom.

Assise latéralement sur un banc de musculation, figée en une posture où les volants de sa jupette-short s’étalaient autour du haut de ses cuisses, Sabrina gardait la tête penchée à droite. Ses jambes tremblotaient légèrement tandis que sa longue chevelure venait s’échouer sur l’ourlet de sa jupette en une chute de rideaux soyeux dont les pointes ondulaient en un noir sombre et brillant. Ses pieds, enveloppés dans de confortables baskets, pendaient dans le vide. Ses pensées s’évadèrent vers son dîner avec Christian deux jours auparavant.

Le diététicien avait pris son rôle au sérieux. Il était encore un peu tôt pour dîner. Christian l’avait entraînée, à son grand étonnement, dans un petit marché couvert. Leur promenade, entre les allées où courgettes, concombres et autres légumineuses s’exposaient dans des couleurs printanières, était ponctuée des commentaires de Christian sur les vertus de chacun d’eux.

Elle avait passé un bon moment en sa compagnie.

Ils s’étaient attablés quelque temps après dans un restaurant diététique où elle avait apprécié la saveur de chaque mets dans son assiette.

— C’est délicieux ! Je vais désormais cuire mes carottes de cette façon ! À la vapeur avec un zeste de citron et des aromates provençaux, c’est un régal !

— La simplicité est une denrée précieuse, avait acquiescé Christian. Tout comme votre sourire. Parlez-moi de vous ! Que faites-vous en dehors de pianoter sur votre clavier ?

— Ma vie n’est pas intéressante pour mériter qu’on s’y attarde.

— Je suis sûr que, derrière ces yeux qui me rappellent un châtaignier en automne, se cachent au contraire des petits trésors à découvrir.

Sabrina avait ri pour chasser le trouble qui l’avait envahie.

— Je pourrais vous retourner la question : que dissimule un regard dont l’éclat surpasse celui d’un océan sous le soleil ?

— Très bien ! Vous avez gagné ! avait-il capitulé. Vous n’êtes pas sensible à la flatterie.

Et il avait changé complètement de sujet. Ses gestes étaient d’une courtoisie où se mêlaient douceur et prévenance.

En sortant du restaurant, il l’avait attendue alors qu’elle achetait un livre pour Joshua. Il l’avait ensuite déposée à l’hôpital.

— Je vous invite la semaine prochaine. Mercredi ? Cela vous convient ?

Elle hocha la tête, surprise.

— Nous continuerons notre programme diététique, avait-il murmuré.

Sabrina l’avait remercié pour la soirée et ils s’étaient quittés sur la promesse cachée de ce fameux programme.

Les mains de Luc, qui arrangeaient ses cheveux, la firent revenir à l’instant présent.

— Une dernière série encore et ensuite je vous libère.

Les clics de l’appareil photo s’enchaînèrent au rythme des positions adoptées par Sabrina. Cette dernière était repartie dans ses rêveries au sujet de Christian.

« Pourquoi s’est-il crispé lorsque je lui ai parlé de ses yeux ? En tout cas, il me plaît de plus en plus. Je me sens bien avec lui, même s’il me trouble si agréablement. Oui, mercredi sera un programme encore alléchant en perspective. »

Et elle ne pensait pas qu’au menu.

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