Chapitre 5

 Chapitre V


New York, vendredi 23 avril 2010

 

     Le justicier masqué, allongé sur la terrasse d’un bâtiment, attendait patiemment la venue du F.B.I., surtout une personne en particulier. Mais allait-elle venir ? Depuis quelques jours, d’autres collègues avaient remplacé son équipe. En bas de la ruelle, deux hommes se tortillaient et tentaient d’enlever les menottes insérées à leurs poignets.

     Soudain, des bruits de pas rapides résonnèrent entre les bâtiments. Une ombre apparut dans l’allée. La silhouette courait. C’était elle ! Où était passée sa tenue décontractée ? Pour le moins surprenant, ses vêtements mettaient en valeur ses formes. Il s’apprêtait à sortir de sa cachette pour la rejoindre lorsqu’il entendit les sirènes hurlantes d’autres voitures. Il s’allongea de nouveau pour épier.

♥ ♥

     - Bon sang ! Que fais-tu ici, Davidson ?

     L’homme se tenait très près d’elle. Juste deux centimètres les séparaient. Il souhaitait la déstabiliser par sa haute stature mais les talons de la jeune femme compensaient légèrement l’écart entre eux.

     - Calme-toi Richards. C’est une coïncidence si je suis là.

     - Tu me prends pour un imbécile !

     - Peut-être…

     - Tu peux t’en aller ou tu auras affaire à John Morrison.

     - Tu peux le lui dire. Que veux-tu que cela me fasse ?

     Les sourcils se haussèrent et son visage se releva en signe de défi, ce qui agaçait toujours Richards. Ce dernier détestait les manières hautaines de Davidson et ne se privait pas de lui faire remarquer à chacune de leur rencontre. Nora n’aimait en rien ce jeune arriviste qui se prenait pour le meilleur d’entre tous. Toujours affublé de son trois-pièces impeccable, il passait plus pour une gravure de mode. Pas un cheveu ne dépassait de son irréprochable coupe. Il n’était pas beau mais un charme viril ressortait par son arrogance et des yeux marron clair.

     - Avoue que tu es jalouse qu’il ait mis mon équipe sur cette affaire parce que nous vous surpassons.

     - Laisse-moi rire une seconde ! Je crois que tu n’es pas au courant que monsieur Stockwell, le père, est l’ami d’enfance de John Morrison.

     - Et alors ?

     Nora pointa son index sur la poitrine de Richards qui recula à ce simple contact comme si cela l’avait électrisé. Nora était plus dangereuse qu’avant et ne semblait pas se rendre compte de son pouvoir de séduction. Le simple fait que ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules au lieu d’être attachés en queue de cheval, attirait irrémédiablement les regards. Son tailleur la rendait plus féminine. Ses jambes étaient à couper le souffle ! Elle ne ressemblait en rien à l’image de garçon manqué qu’elle renvoyait d’ordinaire. Elle était devenue plus femme que jamais. Il avait failli ne pas la reconnaître.

     - Tu es plus idiot que je ne le pensais. Tu n’as pas remarqué que John Morrison nous a déchargés de cette affaire au moment où Stockwell a eu besoin du F.B.I. C’est nous la meilleure équipe. Et tu en auras la preuve dès que j’en aurai fini avec l’affaire Stockwell !

     Richards retomba sur terre. Elle était peut-être belle à damner un saint mais elle était dotée d’une langue de vipère !

     - C’est-à-dire ?

     - Qu’il nous remettra sur votre affaire... Enfin la nôtre !

     Le jeune homme se détourna de sa rivale et rejoignit son équipe en criant :

     - Embarquez-moi ces deux lascars !

     Puis ils repartirent comme ils étaient venus avec deux hommes en plus.

     Nora s’attarda en serrant les poings. Une rage folle lui empoignait le cœur. Comment ce petit freluquet osait-il lui parler ainsi ? Richards n’était qu’un toutou à la solde du F.B.I. Il appliquait à la lettre les consignes sans réfléchir aux conséquences. Pour le moment aucun incident n’était survenu mais les risques devenaient de plus en plus énormes.

     La ruelle était sombre. Il n’était pas bon de s’attarder en ce lieu sans aucune protection. S’il s’agissait d’un corps à corps, elle pourrait très bien s’en sortir mais si on braquait une arme sur elle, seule la fuite serait salutaire.

 ♥ ♥

     L’agent très féminin était à présent seule. Le moment semblait parfait pour lui parler sans crainte de se faire attraper. Elle était désarmée. Tel un félin, l’homme se déplaça d’un bâtiment à un autre et descendit par l’échelle, atterrissant devant elle.

     Ils furent donc surpris de se retrouver face à face, très proches l’un de l’autre.

     Loin d’être effrayée, la jeune femme parla la première :

     - Vous tombez à pic, il faut que je vous parle.

     - Figurez-vous que moi aussi.

     - Très bien. Je vais certainement faire une erreur en ne vous arrêtant pas immédiatement mais  je pense que vous êtes innocent.

     - Vous croyez donc en mon innocence ?

     - Oui mais je n’ai plus la priorité sur votre enquête.

     - J’ai entendu que vous en étiez déchargée.

     - C’est le moins qu’on puisse dire. Rassurez-vous, avec mon équipe, une fois que je les aurai informés, on trouvera les indices de façon à vous disculper. Mais dans le cas contraire, je prendrais plaisir à vous mettre sous les verrous.

     - Ce que vous ne ferez pas car je ne suis pas coupable.

     - Je ne vous arrêterais pas pour meurtre mais pour vous croire au-dessus des lois. Vous n’êtes pas assermenté pour vous permettre d’arrêter des gens. Me suis-je bien fait comprendre ?… Je dois y aller, ajouta-t-elle alors que le silence s’éternisait autour d’eux.

     Elle s’apprêtait à virer de bord lorsqu’une main d’acier se posa sur son poignet et l’attira vers lui. Ainsi plaquée contre lui, Nora en eut le souffle coupé. Que se passait-il ?

     - Je voulais vous remercier, murmura-t-il à son oreille.

     Le souffle chaud du justicier masqué lui caressa la joue. Nora ne put se résoudre à le repousser, clouée sur place par la force qui émanait de cet homme. Pourquoi n’arrivait-elle pas à bouger ? La bouche du play-boy frôlait presque la sienne. Vu de l’extérieur, quelqu’un aurait pu croire que la jeune femme attendait ce baiser qui ne venait pas.

     Le justicier finit par la relâcher et partit sans se retourner. Décomposée, elle se dirigea vers la Luciano.

     Quelle idiote était-elle ? Avait-elle rêvé ou était-ce aussi le cœur du play-boy masqué qui battait à un rythme endiablé ?

     Où allaient-ils se joindre pour se communiquer les informations ? Son esprit reprenait le dessus mais son corps engourdi par cette promiscuité soudaine la laissait pantoise. Elle aviserait au dernier moment !

     Elle passa au restaurant que ses parents ainsi que Michaël avaient déserté. Il était déjà très tard.

     Elle ouvrit la porte de chez elle avec ses clefs pour ne pas réveiller ses parents. Ceux-ci devaient certainement dormir dans la chambre d’amis car les pièces de son appartement n’étaient pas éclairées. Cette chambre supplémentaire était réservée exclusivement à ses parents qui habitaient trop loin pour reprendre la route et ils restaient généralement tout le week-end. Michaël devait être parti. Effectivement, aucun son ne lui parvint. Elle s’introduisit dans la salle à manger, et dans le noir, se servit un doigt de whisky.

     Un léger bruit l’avertit d’une présence dans la même pièce. Elle actionna l’interrupteur. Le lampadaire miroir couleur or, sous forme de vagues en hauteur, illumina toute la salle à manger.

     Michaël s’était assoupi sur le sofa. Elle s’approcha de lui en l’interpellant.

     - Oh, Mademoiselle Davidson ?

     - Vous vous êtes endormi.

     - Je vous attendais. Vos parents voulaient rester éveillés jusqu’à votre retour. Néanmoins, après le long voyage qu’ils ont entrepris, je leur ai conseillé de se coucher. Mais, je leur ai promis que je veillerai à votre retour.

     - Merci beaucoup. Vous avez fait plus que votre boulot.

     - Vous savez, j’ai passé une agréable soirée en compagnie de vos parents. Que ne ferais-je pas pour en avoir de semblables. Je vous envie… Il est temps pour moi de prendre congé de vous, dit-il d’une voix ensommeillée.

     - Je ne vous remercierais jamais assez.

     - C’est à moi de vous remercier. Cela change de mes autres sorties. Au revoir et à lundi.

     - Lundi ?

     - Oui, au bureau.

     - Vous serez là ?

     - Bien sûr, répondit-il au bas de l’escalier. Bon week-end.

     La porte se referma très doucement et Nora s’y appuya.

     Elle songea à l’étreinte du play-boy masqué. Que devait-elle penser de tout ceci ? Elle qui ne s’était pas laissée approcher de cette façon par des garçons depuis... treize ans. Oui, c’était cela, treize années durant lesquelles elle s’était façonné un mur contre toute souffrance. Elle ne voulait pas être blessée comme l’avait été sa mère. Il fallait demeurer stoïque.

     Malgré elle, elle ne put fermer l’œil de la nuit à cause de deux hommes qu’elle maudit. Michaël et le play-boy masqué…

 ♥ ♥

New York, samedi 24 avril 2010

     Jasmine Smith finissait d’habiller ses deux fils qui n’arrêtaient pas de se tortiller dans tous les sens. Et Patrick qui s’était enfui maintenant ! Le courage lui manquait pour lui courir après. Âgée à peine de vingt-neuf ans, elle semblait à ce moment-ci avoir vieilli le double de son âge.

     - Arrête de gigoter, Curtis Smith !

     - Tu as besoin d’aide, chérie ?

     Jasmine leva les yeux vers son mari. Ce dernier tenait Patrick d’un seul bras tel un ballon de rugby. Il posa son fardeau poids plume et l’envoya d’une simple petite tape affective à l’arrière-train vers sa mère.

     James lui faisait toujours de l’effet lorsqu’il portait son blouson, celui de leur université. Sans se lasser, elle se ressassa ses souvenirs.

     Combien de fois était-elle allée regarder des matchs de football pour admirer le plus grand footballeur de l’université. Et ô combien de fois son cœur s’était mis à battre la chamade lorsqu’il passait devant elle sans lui jeter le moindre regard ! Puis un jour, elle vit James, ce grand et robuste garçon noir s’approcher de leur petit groupe. A son immense surprise, il vint la voir, sachant de surcroît son prénom. Lui, le grandiose champion l’avait draguée. Et ils étaient sortis ensemble.

     Alors qu’il aurait pu devenir l’un des plus grands footballeurs de tous les temps, une fracture à l’épaule avait mis fin à ses rêves de gloire. Face à ce coup dur, il s’était replié sur lui-même, ne voulant plus voir ses copains... Et même elle. Malgré l’acharnement de James à s’enfermer, les visites de Jasmine ne s’estompèrent pas. Mais son petit ami n’osait plus la regarder comme s’il avait perdu quelque chose de précieux. Ne pouvant en supporter plus, elle lui avait dit ses quatre vérités… et elle était partie.

     Après deux jours sans nouvelle de lui, James se présenta chez elle avec ses plus plates excuses.

     Deux ans après, ils étaient mari et femme.

     - Qui était-ce au téléphone ? demanda Jasmine.

     - Mon patron.

     - Ah ?

     - Je ne pourrais pas vous accompagner.

     Ses yeux interrogatifs se rétrécirent pour devenir de petites fentes.

     - Mais papa et maman nous attendent…

     - Je sais. Qu’aurais-je pu lui dire ?

     - Qu’elle est tyrannique ! C’est notre week-end!

     Il ne pouvait pas nier. Mais, Nora Davidson l’avait sorti de prison alors qu’il lui restait encore quelques années à purger. Connaissant sa femme, elle ne se satisferait pas de cet argument.

     - Elle a besoin de moi.

     - Et les autres ?

     - C’est pareil. Ils vont bientôt venir.

     - On est samedi…

     - Je sais tout cela, mais c’est d’une grande importance. Et au F.B.I. une enquête passe avant les jours de congé.

     Sa femme baissa les bras en guise de résignation.

     - Oh, je me soumets. Les petits, en voiture !

     Alors qu’ils embarquaient, les deux adultes s’embrassèrent sur le perron.

     - Maman ! cria Patrick, âgé de sept ans. On peut y aller ?

     - Oui, maman ! On peut y aller ! répéta Curtis plus jeune de deux ans. Arrête d’embrasser papa !

     - J’arrive ! Alors, bon courage avec le dragon.

     - Mais ce n’est pas moi qui vais affronter ta mère ! plaisanta James.

     - Si elle t’entendait ! A demain, mon chéri.

     James s’activa dès le départ de sa famille à ranger le léger bordel occasionné par ses enfants. Il avait invité chez lui toute l’équipe. Alors qu’il mettait la dernière tasse dans le lave-vaisselle, la sonnette d’entrée carillonna.

     Un homme roux aux lunettes de monture dorée et à l’allure décontractée conférée par son jogging noir se tenait devant la porte, le doigt près de l’interrupteur.

     - Gabriel, entre, je t’en prie.

     - Merci, dit-il en lui serrant la main. Les autres ?

     - Tu es le premier.

     James emmena Gabriel dans la cuisine et lui offrit un café. Puis ils s’assirent et discutèrent jusqu’à ce que l’on sonne à nouveau.

     Trois hommes se tenaient à la porte.

     - Salut les gars !

     Eric, Garrett et Shawn, ses autres collègues étaient également en avance.

     Dans la cuisine, sur la table, Gabriel était penché sur des documents lorsqu’ils rentrèrent tous dans l’immense pièce.

     - Comme ça, on a commencé à travailler sans nous ? le taquina Eric. Et le patron n’est pas encore arrivé ?

     - Ah, quand on parle du loup ! s’exclama James lorsque le carillon vibra. Excusez-moi.

     James ouvrit la porte et trouva sur le perron une personne dont le visage était caché par six cartons de pizzas.

     - Je crois que vous vous êtes trompé de maison, je n’ai pas commandé de pizzas.

     - Non, mais moi si !

     La personne qui se trouvait derrière ce tas de cartons passa sa tête du côté droit de façon à être vue par son interlocuteur.

     - Patron ?

     - Puis-je entrer ?

     - Pardonnez-moi, dit-il en s’effaçant. Donnez-moi ces cartons, je vais les porter.

     - Merci, mais ce ne sera pas nécessaire. Indiquez-moi le chemin.

     James lui tint la porte battante de la cuisine pour lui permettre de passer.

     - Des pizzas, super, je meurs de faim ! s’écria Garrett Kramer.

     - Je ne savais pas que les coursiers avaient de si belles jambes, remarqua Shawn.

     - Ce n’est pas le coursier, c’est...

     - Une strip-teaseuse, termina Garrett.

     James se frotta le front, signe de malaise.

     - Non, ce n’est que moi.

     Nora posa son regard acéré sur le petit Garrett. De tous les hommes de son équipe, il était le plus petit de taille. Il mesurait un peu plus d’un mètre soixante alors que les autres dépassaient un mètre quatre-vingt-cinq. Mais Garrett avait une carrure carrée et musclée. Les yeux noirs étaient de nature douce et rêveuse.

     - Patron ? s’étonnèrent d’une seule voix les quatre hommes.

     - Pardonnez-moi pour ce que je vais dire, commença Garrett, mais vous en jetez habillée de cette manière.

     - Je ne m’en formalise pas, Garrett, mais je ne veux plus entendre ce genre de commentaire. Maintenant, mettons-nous au travail.

     - Oui, mettons-nous au travail, approuva James. Avez-vous appris quelque chose hier, patron ?

     Devait-elle leur raconter sa conversation avec le justicier masqué ? N’était-elle pas entourée de la meilleure équipe qui puisse exister ? Elle se résolut donc à leur avouer la vérité.

     - Vous ne l’avez pas coffré ! s’inquiéta Eric.

     - Je viens de vous le dire.

     - Pourquoi ? interrogea James.

     - Il est innocent.

     Nora se cala parfaitement sur sa haute chaise et mordit dans sa pizza napolitaine.

     - Comment pouvez-vous en être si sûre ? questionna Shawn.

     Les yeux asiatiques de Shawn révélaient son interrogation. Moitié vietnamien et moitié américain, il tenait plus du dernier. Seuls ses yeux et son corps svelte montraient son appartenance asiatique.

     - Mon sixième sens, ne l’oubliez pas.

     - C’est vrai que son sixième sens ne nous a jamais trahis, admit Eric.

     - C’est vrai, renchérit Garrett.

     - Ma théorie là-dessus, commença Shawn, est que l’on veut faire porter le chapeau au justicier masqué.

     - C’est évident, affirma James. Mais qui et pourquoi ?

     - Un meurtrier en série peut-être, intervint Garrett.

     - Shawn, je te laisse recenser les meurtres des années précédentes dont le meurtrier aurait été libéré de prison ou se serait échappé il y a quelques semaines, ordonna-t-elle. On a déjà une piste. Mais j’ai une autre version plus simple.

     - Laquelle ? s’enquit Eric.

     - J’y ai songé toute la nuit. Je pense peut-être à l’un des gangs rivaux. Ils font passer leur meurtre pour celui de l’homme masqué. Ainsi aucun règlement de comptes n’éclate entre eux. Imaginez ce que cela pourrait entraîner à grande échelle. Ni vu, ni connu, le gang rival élimine ses adversaires impunément. Vous me suivez ?

     - C’est tout à fait plausible, admit Eric.

     Les collègues hochèrent également la tête.

     Il nous reste, à Eric et moi, deux à trois jours d’enquête pour trouver le détourneur de fonds chez Stockwell. Après cela nous aurons à nouveau le dossier qui était à notre charge.

     - Et que devrons-nous faire ? interrogea Shawn.

     - Nous introduire dans le gang rival, répondit Nora.

     - Comment ? dit Garrett.

     - Je ne le sais pas encore, il faudra y réfléchir sérieusement, répondit-elle.

     Pendant plusieurs heures, ils émirent à tour de rôle certaines hypothèses qu’ils objectèrent au fur et à mesure.

     - Un bon café serait le bienvenu, déclara Garrett.

     James se leva et prépara le breuvage.

     - Une pause serait aussi la bienvenue, ajouta Shawn en jetant un regard vers Nora de façon à avoir son approbation.

     - Je suis d’accord, assura-t-elle. Et je voudrais vous remercier tous d’être venus alors que vous êtes en week-end. James, je vous remercie particulièrement de nous avoir reçus chez vous. Je vous aurais bien dit de venir à la maison mais mes parents sont là.

     - Vous avez peur de vos parents ? s’informa James.

     - Non mais...

     - Ils se mêlent toujours de nos affaires, l’aida Eric.

     - Evidemment, rétorquèrent-ils d’une seule voix.

     Nora éclata d’un rire franc mais s’arrêta quasi immédiatement sous les regards éberlués de ses collègues qui finirent aussi par rire.

     Que lui arrivait-il de se donner ainsi en spectacle ?

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