Chapitre 13

Chapitre XIII

 

Paris (France), le mercredi 30 Avril 2008

     A peine eut-elle ouvert la porte qu’une arme fut braquée sur elle.

    - Que faisiez-vous ? questionna Anthony. J’étais mort d’inquiétude.

    - Je... Posez cette arme !

    - Excusez-moi, dit Anthony en rangeant son révolver.

    - J’étais chez Shéhérazade.

    - Que faisiez-vous là-bas ?

    - Elle m’a demandé de passer, mentit-elle. Elle voulait prendre mes mesures pour me confectionner une robe.

    - Pourquoi vous poursuit-on ?

    - Je ne sais pas.

    - Vous ne le savez pas ?

    - Je vous l’ai dit. Je n’en ai pas la moindre idée.

    - Et votre copain ?

    - Il ne m’a rien dit. Pourquoi me posez-vous toutes ces questions ? Et comment savez-vous tout cela ?

    - Je vous ai vus courir avec deux types à vos trousses et je vous ai perdus.

    - Je croyais que vous aviez du travail…

    - Oui, mais tout s’est fait rapidement.

    Anthony s’avança vers elle et l’enlaça.

    - J’ai eu très peur de vous perdre.

    Il avait eu peur pour elle. C’était formidable !

    Ce fut de courte durée, car il la relâcha violemment et regagna sa suite sans un regard. Que se passait-il encore ? Elle avait une envie folle d’étrangler Anthony de ses propres mains. S’il croyait qu’elle allait courir après lui, il se mettait le doigt dans l’œil ! Elle en avait vraiment assez de ses sautes d’humeur. Qu’il aille au diable !

    Elle prit une bouteille d’eau minérale et la versa dans un verre qu’elle prit avec elle dans sa chambre. Elle fouilla dans son sac et sortit les cartes postales. Avait-elle oublié quelqu’un ? Elle ramassa la feuille où étaient inscrits les noms. Elle n’avait omis personne. A y penser, elle avait écrit un poème pour ce goujat d’Anthony. Où avait-elle posé la feuille ? Avant de partir, se souvint-elle, elle l’avait réduite en une boulette qu’elle avait jetée... sur le bureau. Cependant, il n’y avait rien. Elle vérifia par terre. Aucune trace. La femme de chambre avait dû la jeter. Heureusement... Qui sait, si Anthony l’avait lue !

    Anthony sortit de son portefeuille, une feuille froissée et relit le contenu pour la centième fois. C’était un poème que Christelle avait écrit à un homme qu’elle aimait. Il en était sûr, ce poème ne lui était pas dédié.

    Elle parlait d’un homme attirant et intelligent. Il était loin de l’image qu’elle dépeignait.

    Puis, après l’avoir pliée, il la rangea dans son portefeuille. Il détestait déjà l’homme à qui était adressé ce poème même s’il ne l’avait jamais vu. C’était peut-être l’homme de ce matin.

    Dans la suite voisine, Christelle avait passé un pantalon à pince et une chemise noires. Elle s’apprêtait à sortir lorsqu’Anthony pénétra dans la pièce après avoir frappé à la porte de communication et avoir attendu l’accord de Christelle.

    - Vous avez assez boudé ? demanda Christelle.

    - Boudé ?

    - Boudé ou préféreriez-vous... rechigné ?

    - Je ne boude pas et je ne rechigne pas ! gronda-t-il.

    Il rentra dans son appartement en claquant violemment la porte.

    - Moi aussi je peux faire ça !

    Et à son tour, Christelle claqua la porte d’entrée.

    Oh, cet homme... il était impossible ! Elle avait dit ça pour le taquiner. Pourquoi l’avait-il emmenée si c’était pour lui faire la gueule ? Elle enfouit les cartes postales dans la boite aux lettres jaune située à quelques pas de l’hôtel. Elle n’avait pas envie de rentrer pour subir l’air renfrogné ou le silence d’Anthony. Et pas question de se promener aujourd’hui toute seule ! Elle n’avait qu’à se rendre au bar de l’hôtel. Elle n’y était jamais allée. C’était une occasion à ne pas perdre.

    Elle traversa donc le hall de l’hôtel et prit l’ascenseur pour se rendre au sommet. Elle ne s’était pas trompée, c’était bien là. Peu de personnes étaient présentes. Elle s’assit sur l’un des fauteuils près du bar et commanda un cocktail. Le premier verre était facturé vingt-deux euros quelle que soit la boisson. Elle n’en avait jamais goûté d’aussi bon.

    - Salut Chris !

    Le nouvel arrivant, qui n’était autre que Christian Scan, prit place à côté d’elle.

    - Je suis descendu à cet hôtel. Je me suis dit que je t’avais mise dans de sales draps.

    - Personne ne t’a suivi ?

    - Non, j’ai fait attention.

    - J’ai demandé à un ami de faire une enquête

    - Super ! Tu m’as l’air bien sombre. Pourquoi ? l’interrogea-t-il devant son visage triste.

    - Pour rien.

    - A cause de moi ?

    - Non, répondit-elle précipitamment.

    - Tu en es sûre ?

    - Sûre et certaine. C’est seulement une querelle d’a... que j’ai eue avec Anthony.

    - Anthony ?

    - L’homme avec qui je suis venue ici.

    - Ton petit ami ?

    - Non.

    - A quoi ressemble-t-il ?

    - A... l’homme qui vient juste d’entrer.

    Christian se retourna.

    - Sa tête me dit quelque chose. Où l’ai-je vu ?

    - Dans un journal peut-être.

    - Il est célèbre ?

    - Il est connu. Anthony Luciano.

    - Des voitures Luciano ?

    - Oui.

    - Tu me le présentes.

    - Je ne sais si... Ecoute Christian, si Anthony te pose des questions sur ce matin, tu diras que tu ne sais pas la raison pour laquelle des hommes étaient à ta poursuite.

    - Pourquoi ?

    - Il arrive. Fais ce que je te dis !

    - Bonjour, s’adressa Anthony à Christian.

    - Bonjour.

    - Anthony, je vous présente Christian Scan. Christian, voici le fameux Anthony Luciano.

    Tous les deux se serrèrent la main.

    - J’ai toujours été admiratif de vos voitures, avoua Christian.

    - Tant mieux. Christelle, je voulais m’excuser.

    S’il croyait qu’elle allait lui pardonner facilement. S’il croyait qu’il pouvait jouer avec ses sentiments. S’il croyait qu’elle était femme à accepter ses différentes sautes d’humeur tout au long d’une journée. Il pouvait toujours courir. Eh bien, cette fois-ci, il avait dépassé les bornes.

    - Non, je n’accepte pas vos excuses.

    - Quoi ?! répliquèrent en même temps Anthony et Christian.

    - Je ne vais tout de même pas me répéter.

    Anthony se leva et partit la tête haute.

    - Que te prend-il ?

    - J’en ai seulement marre de lui.

    - Que t’a-t-il fait ?

    - Arrêtons de parler de lui ! Je sais que tu as envie de faire plus ample connaissance avec lui, cependant ce sera pour un autre jour.

    Il haussa les épaules.

    - Cela me convient.

    - Quel est le numéro de ta chambre ?

    - Le deux cent quarante-sept.

    - Tout juste à côté de la mienne, le deux cent quarante-cinq ! Tu dois être sacrément bien payé pour t’offrir une suite de ce genre.

    Christian ne put que sourire.

    - Voisin, voisine comme avant. Tu te souviens des parties d’échecs que nous faisions ?

    - Oui. Et l’élève avait dépassé le maître. Tu as été d’une très grande patience avec moi.

    - On avait tellement l’habitude de jouer le vendredi que tous les étudiants qu’on connaissait ou pas rentraient dans la chambre et assistaient à la partie. Tu joues toujours aussi bien ?

    - Je ne sais pas. La dernière fois que j’y ai joué, c’était avec Anthony dans l’avion et j’ai gagné. Rien ne s’oublie finalement.

    - J’ai une idée. Je t’invite à dîner... 

    - Non, c'est mon tour et ne proteste pas ! Tu sais que je suis têtue.

    - Tu m'invites donc à dîner et, ce soir, on fait une partie d'échecs comme au bon vieux temps.

    - Tu as un jeu d’échecs ?

    - Toujours le même que j’emporte avec moi.

    - Fabuleux !

    Christelle jeta un coup d'oeil à sa montre.

    - Il faut que je rentre. Le temps de prendre un bain, de me changer et on y va.

    - Je dois y aller aussi, le temps de défaire mes bagages.

    Christelle et Christian sortirent du bar bras dessus, bras dessous. Christian laissa Christelle devant sa porte. Elle hésita un instant avant de frapper à la porte d'Anthony. Celui-ci, prêt à sortir, la dévisagea avec froideur. Elle hésita quelques secondes avant de lui proposer de se joindre à eux au dîner.

    - Merci, mais je sors.

    Anthony ferma la porte après lui avoir souhaité une bonne soirée avec indifférence. Il partit sous l'oeil ébahi de Christelle.

    Elle passa une très bonne soirée en compagnie de Christian, sans penser à Anthony. Après la partie d'échecs où elle perdit, Christian prit congé.

Paris (France), le jeudi 1 Mai 2008

    Le jour suivant, le serveur lui apporta son petit déjeuné composé de café, de lait, de sucre, de croissant et de pains au chocolat appétissants ainsi que de biscottes et de beurre. Tout en buvant son café, elle feuilleta le journal et s'attarda dans la rubrique sport. Lorsqu'elle tourna la page, une photo attira son attention. Anthony dans les bras d'une blonde et sous la photographie était écrit :

 

    Anthony Luciano et Kate Wentworth se sont réconciliés après la rupture de leur promesse de mariage. Quand vont-ils nous annoncer à nouveau leur prochain mariage ?

 

    Ce fut comme un coup de poignard au cœur. Anthony et cette femme avaient failli se marier. Et maintenant, ils s’étaient réconciliés et souhaitaient se marier de nouveau. Tout ça à cause d'elle. Anthony passa la tête par l’embrasure de la porte.

    - Puis-je entrer ?

    - Faites comme chez vous.

    Il entra en titubant et arriva jusqu'à elle avec grande peine.

    - Auriez-vous des aspirines ?

    Sans lui répondre, Christelle se leva et prit une boite d'aspirines effervescentes qu'elle lança sur la table. Il la ramassa et jeta une aspirine dans un verre d'eau.

    - J’ai mal à la tête, gémit Anthony.

    - Tant mieux pour vous !

    - Que disiez-vous ?

    - Que... Que je vous plains énormément !

    - Merci.

    Qu'avait-il fait cette nuit ? Avait-il bu à cause d'elle ? Non ! Il avait dû fêter ses retrouvailles avec... avec Kate Wentworth. Depuis quand se voyaient-ils ? Etait-il allé chez elle lorsqu'il avait découché ? Elle dévisagea Anthony. Allait-il s'évanouir ?

    - Anthony, vous allez bien ? Ne vous évanouissez pas !

    - Je suis en pleine forme.

    - Cela se voit.

    - Je... ma tête tourne.

    Tout à coup, il perdit connaissance. A moins qu'il ne dorme profondément. Fallait-il le réveiller ? Oui ! Elle tapa sur sa joue plusieurs fois en prononçant son nom. Mais il ne se réveilla pas.

    «  Il l'aura voulu », songea-t-elle.

    Elle prit un verre d'eau glacée et le lui lança à la figure. Anthony sursauta.

    - Que se passe-t-il ?

    - Vous vous êtes évanoui. Je vous conseille d'aller vous coucher dans votre chambre.

    - Je n'ai pas envie de...

    On frappa à sa porte. Christelle laissa Anthony à son triste sort pour ouvrir à Christian. Il entra et l'embrassa.

    - Je suis contente de te voir.

    - Je te dérange ? interrogea Christian.

    - Pas le moins du monde, répliqua Christelle.

    - Bonjour ! lança Christian à Anthony.

    Anthony, en guise de salut, hocha la tête.

    - Je vous ai dit d'aller vous coucher !

    - J'y vais. Je ne vous dérangerai pas une seconde de plus.

    Il se leva et manqua de s'étaler par terre si Christian ne l'avait pas retenu.

    - Lâchez-moi, je n'ai pas besoin de vous ! cria-t-il en repoussant Christian de toutes ses forces.

    Puis, il regagna sa suite en chancelant. Christelle avait envie de l’aider mais la peur qu'Anthony la rejette l'en empêcha. Pourquoi avait-il refusé le secours de Christian ? Parce qu'il était ivre. L'homme qu'elle aimait était saoul. Ne pouvaient-ils pas passer une bonne semaine à Paris en amoureux ? Pourquoi était-elle tombée sur la photo ? Maintenant, elle savait qu'Anthony ne l'avait emmenée que pour se distraire. Et lui qui prétendait lui avoir proposé ce voyage spontanément. Quel menteur il était !

    - Christelle, tu te sens bien ?

    - Oui. As-tu pris ton petit-déjeuner ?

    - Non.

    - Viens le prendre avec moi !

Paris (France), le vendredi 2 Mai 2008

    - Dépêchez-vous les filles ! Dans moins de trente secondes, c'est à nous ! s'écria Shéhérazade. Stéphanie c'est à toi, ensuite Brenda et Christelle !

    Christelle attendait à côté de Shéhérazade afin que celle-ci lui donne les robes à revêtir.

    - Shéhérazade, j'ai le trac, avoua Christelle.

    - Je t'assure qu'il n'y a pas de quoi avoir peur. Ce n'est qu'un défilé privé.

    - Oui, mais...

    - Imagine toutes les personnes nues dans la salle.

    - Tu veux rire ?

    - Non. Il parait que c'est une très bonne thérapie pour ne plus avoir le trac. Au moins, j'ai réussi à te soutirer un sourire. Ca va bientôt être ton tour. Les robes que tu dois porter sont sur ces cintres... Il y en a six dont la dernière est la tienne.

    - Ce sont les robes qui étaient chez toi ?

    - Oui, je te laisse. Habille-toi vite et si tu as un problème pour les mettre, tu demandes à l'une des filles de t'aider. Bon courage.

    - Merci. J'en aurai bien besoin.

    Christelle n'eut aucun mal à enfiler la première. Elle inspira et expira très doucement devant l'entrée avant que n'arrive Brenda. Lorsque cette dernière passa devant elle, elle lui sourit pour l'encourager. Christelle entra dans la salle où se trouvaient sûrement certaines célébrités. Elle bougea les hanches comme lui avait appris Shéhérazade, tout en souriant. Sa frayeur avait disparu d'un seul coup. Au moment où elle pivota, elle croisa un regard surpris. Celui d'Anthony. Est-ce que Shéhérazade le lui avait dit ? Non ! Puisqu'il avait l'air stupéfié de la découvrir sur cette scène. Elle distingua le visage familier d'une femme à sa droite. Où l'avait-elle vu ? Dans le journal avec Anthony. Kate Wentworth ! Elle revint dans les coulisses avec un sourire crispé. Tout en se changeant, elle songea aux deux jours précédents. Depuis le jour où Anthony fut ivre, celui-ci n’arrêtait pas de l'éviter volontairement. Pourquoi ? Elle n'en savait rien comme toujours. Et il n'était même pas allé à la Tour Eiffel le mercredi alors qu'il le lui avait promis.

    - Tu as été du tonnerre Chris !

    - Merci.

    - Merci à toi.

    Plus Christelle défilait et plus son angoisse disparaissait. Tout se passa très vite. Elle avait tout juste le temps de changer de robe que c'était déjà son tour d'y aller. A chaque passage, elle reconnaissait des visages familiers, dont beaucoup étaient ceux de stars de la télévision ou encore de la chanson. Au moment où elle entr’aperçut Anthony, elle prit peur et était sûre de se ridiculiser devant lui en faisant un mauvais pas. Enfin, il ne restait plus qu'une seule robe, celle spécialement créée par Shéhérazade à son intention. De plus, c'était elle, Christelle, qui clôturait le spectacle. Elle s'avançait d'une manière impériale dans un silence total. On aurait pu entendre une mouche voler. Lorsqu'elle arriva à l'entrée des coulisses, il lui semblait avoir parcouru des centaines de kilomètres. Enfin, toutes les filles pénétrèrent sur le podium en compagnie de Shéhérazade. Tous les invités se levèrent alors et applaudirent.

    - Vous avez été extraordinaires les filles ! s'exclama Shéhérazade après qu'elles se soient toutes changées.

    - Merci ! répondirent-elles en chœur.

    La pièce commençait à se vider. Christelle s’apprêtait à partir lorsque Shéhérazade l'interpella de l'autre bout de la salle. Christelle se dirigea vers Shéhérazade qui lui tendit un paquet.

    - C'est ta robe.

    - Merci, tu es sûre de ne pas vouloir la vendre ?

    - Sais-tu pourquoi je suis tant renommée ?

    - Parce que tes créations sont superbes et uniques.

    - Et sais-tu pourquoi elles sont tellement uniques ? Non ! Et bien, c'est uniquement parce que je ne travaille pas pour l'argent mais parce que j'aime mon métier. Si un jour, je venais à créer mes robes pour de l'argent, elles ne seraient plus...

    - Magiques.

    - On pourrait le dire.

    - Je te comprends, moi aussi j'aime ce que je fais. Merci encore… et on se revoit avant mon départ.

    - Oui.

    - Je te laisse.

    - Tu n'attends pas que je te ramène ?

    - Non merci, il fait beau et j'ai envie de marcher.

    - Comme tu veux.

    - Ciao !

    - Salut !

    Grâce à Shéhérazade, Christelle s'était rendu compte que piloter était toute sa vie. Sans Shéhérazade, cette révélation ne lui serait pas apparue si tôt. Maintenant, elle avait découvert pourquoi son père lui avait proposé de reprendre la succession. Il savait d'avance qu'elle aimerait ce sport tout en sachant qu'elle n'était pas encore attirée par cela. Il le savait depuis le début. Quel homme extraordinaire, son père !

    - Christelle ! s'entendit-elle appelée par une voix familière.

    Elle n'avait pas envie de lui parler. Elle prit les écouteurs dans son sac ainsi que son lecteur MP3 et alluma ce dernier. Elle continua son chemin comme si elle ne l'avait pas entendu. Elle regarda à gauche et ne vit pas la Luciano A180. Il avait dû renoncer, pensa-t-elle, lorsqu'une main se posa sur son épaule. Elle s’arrêta net.

    - Enlevez votre casque !

    - Quoi ? fit-elle innocemment.

    - Voilà ! s’emporta Anthony en le lui enlevant lui-même.

    - Que me voulez-vous ?

    Au lieu de répondre à sa question, il dit :

    - Venez, ma voiture est garée en double file !

    - Je m'en fiche.

    - Pas moi !

    Il la prit par le bras sans ménagement et la fit asseoir sur le siège du passager, puis démarra. Christelle remit ses oreillettes.

    - Enlevez ce casque, bon sang !

    C'était une réplique qui ne permettait aucune protestation.

    Elle obéit en enlevant le casque mais cependant, garda le silence.

    - Que faisiez-vous sur le podium ?

    - Vous n'aviez qu'à ramener l’autre avec vous.

    - Qui ça ?

    - La femme avec qui vous étiez au défilé.

    - Ah, Kate ? Mais on dirait bien que vous êtes jalouse !

    - Non ! Qu'allez-vous imaginer ?

    - Rien. Alors, que faisiez-vous sur le podium ?

    - Cela ne se voyait-il pas ?

    - Très drôle, alors ?

    - Shéhérazade m'a demandé un service.

    - Avez-vous songé un instant que vous pourriez être reconnue par les types qui vous ont pourchassée ?

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