Chapitre 14

Chapitre XIV

 

Paris (France), le vendredi 2 Mai 2008

     Dans un bureau très luxueux, trois hommes discutaient. L’un d’entre eux se trouvait assis derrière un très imposant bureau noir.

    - Vous ne les avez pas encore retrouvés ?

    - Non monsieur...

    - Taisez-vous ! Ca suffit ! Si vous ne les retrouvez pas d'ici quarante-huit heures, c'est vous que je tuerais espèces de petits merdeux.

    - Mais Monsieur...

    - Pas de justification ! Vous avez laissé échapper un homme et une femme. Et toi, tu t’es laissé semer par une femme ! Mais je n’en crois pas mes oreilles ! s’écria-t-il en serrant le poing.

    - Mais Monsieur... cette femme m’a pris par surprise lorsqu'elle est passée près du camion. J’ai cru qu'elle allait y passer.

    - Pour être passée, elle est passée ! ironisa-t-il.

    - Je voulais dire qu’elle allait mourir, rectifia Jack

    - Vous me prenez pour un âne ! J'ai bien compris, espèce de zigoto !

    Quelqu’un frappa et attendit que la voix du boss s'élève dans la pièce.

    - Qu'y a-t-il ?

    - Je voulais avertir Jack et Lolé que nous avions retrouvé la trace des deux personnes.

    - Tant mieux pour eux. Allez-y maintenant et que je ne vous revois pas sans eux ! Je les veux morts ou vifs !

    - Oui, Monsieur Montana ! s'exclamèrent les deux hommes en sortant du bureau.

    Dès que Jack referma la porte, Lolé prit Steve par l'encolure et le secoua.

    - Ne t'avise plus de nous ridiculiser devant le patron sinon...

    - Je n'en avais pas l'intention, je te le jure !

    - Y'a intérêt ! Où se trouvent-ils ?

    - A l'hôtel Concorde Lafayette.

    - Ils ne lésinent pas sur l'argent à ce que je vois !

    Puis, Lolé éjecta Steve par terre.

    - Ramène-toi Jack, le temps presse !

    Ils prirent la BMW cabriolet vert bouteille, intérieur cuir bordeaux qui appartenait au fameux Lolé et se rendirent à l'hôtel.

    Montana était un homme dont les paroles n’étaient pas à prendre à la légère. S'ils ne chopaient pas ces deux personnes avant deux jours, ils signaient là leur arrêt de mort. Montana était souvent comparé à Al Capone.

    Dès qu'ils entrèrent dans l'hôtel, ils croisèrent Anthony et ne s'aperçurent pas que Christelle était à la réception en train de régler une certaine affaire avant leur départ pour le Brésil.

    Au moment où Christelle se retourna, elle reconnut les deux hommes qui l’avaient poursuivie mardi. Elle se cacha derrière un pilier et attendit que ces derniers disparaissent. Puis, elle demanda au réceptionniste d'appeler la chambre de Christian Scan.

    - Christian, c'est Christelle, ne m'interrompt pas. Les deux hommes de mardi sont dans l'hôtel et ils s’apprêtent à prendre l'ascenseur. Va-t-en de ta chambre et prends l'escalier tout de suite !

    - Merci, Christelle. Ciao !

    - Fais attention à toi !

    Puis, elle partit au pas de course jusqu'à la limousine qui attendait près de la porte.

    - Que faisiez-vous ? questionna Anthony.

    - J'avais des choses importantes à régler.

    Les deux derniers jours passés avec Anthony furent merveilleux. Ils s’étaient rendus à la Tour Eiffel, s’étaient promenés dans les jardins, étaient allés dans les fêtes foraines où il lui avait gagné une grosse peluche. Elle se promit de ne jamais oublier son séjour à Paris. Mais était-il sur ses talons à longueur de journée pour mieux la surveiller ?

Monaco (France), le  samedi 3 Mai 2008

    Cet hôtel quatre étoiles de luxe était situé dans le Carré d'Or de la Place du Casino de Monte-Carlo et la mer. Le palace en colonnades de marbre construit en 1864, ses caryatides et lustres en cristal invitent à goûter à la fascinante solennité d’un lieu magique, mémorable et fastueux.

    - A l’aéroport, je vais chercher mon frère, répondit-elle d’un ton froid.

    - A votre retour, je souhaiterais vous parler.

    - Ok.

    Christelle monta dans le taxi qu’elle avait réservé et se détendit. S’il croyait la revoir de sitôt, il pouvait se mettre le doigt dans l’œil. Depuis le début, il jouait un double jeu avec elle. Christelle avait découvert, en première page d’un magazine de célébrités, une photo de Kate et d’Anthony. Ce dernier, en costume gris, était en train de d’insérer une bague au doigt de Kate. Sous la photo était inscrit :

 

    Le bel Anthony Luciano a fait sa demande en mariage pour la deuxième fois à la sublime Kate Wentworth devant nous. Souhaitons-leur tout le bonheur du monde.

 

    Christelle s’était mise à pleurer comme une madeleine encore une fois.

    Après une balade en taxi, elle revint à l’hôtel de Paris Monaco sans être vue de quiconque à l’exception du portier. Arrivée dans sa suite présidentielle, elle se sentit si lasse qu’elle préféra se coucher directement.

    Anthony cherchait Christelle depuis des heures sans aucun succès. Son téléphone était sur messagerie. Elle ne devait pourtant pas être bien loin. Ce qu’il avait à lui dire était d’une importance capitale. Cela allait peut-être changer sa vie.

    D’un pas décidé, il se rendit dans la suite de Christelle. Ben apparut à la porte.

    - Excuse-moi de te déranger encore, mais je voudrais savoir si Christelle est de retour ?

    - Christelle est retournée au Wisconsin après nous avoir attendus à l’aéroport.

    - Pourquoi ?

    - Des tas de choses à faire, a-t-elle dit.

    - Je vois ...

    Sans rien ajouter d’autre, il tourna les talons.

    Christelle avait pris la fuite à cause de lui. Il avait été trop vite. Il avait voulu lui faire l’amour à Paris, et la veille, il lui avait déclaré sa flamme. Il aurait dû attendre et ne pas lui avouer qu’il l’aimait. Il se rendait compte maintenant que c’était une erreur.

    D’un pas nonchalant, Anthony se dirigea vers le bar.

    - Vous désirez ? demanda le barman.

    - Un gin to ... Heu ! Un coca, s’il vous plaît.

    Depuis le début, il s’y était mal pris avec Christelle. Il ne savait rien d’elle. Il ne connaissait pas sa couleur préférée, son plat préféré ni l’endroit où elle aimait passer la plupart de son temps … Il fallait qu’il y remédie.

    Anthony sourit à la pensée qui lui revint en mémoire. Lorsqu’il était gamin, pour séduire les filles, il leur tirait les cheveux. Mais cela n’avait jamais marché. Il intercepta au vol des informations télévisées sur la Formule 1.

    « Eh oui ! Demain sera le grand jour sur le circuit de Monaco, disait le journaliste ».

    Pour Anthony, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Heureusement que son père ne l’entendait pas ! Pendant plusieurs années, Anthony l’avait haï. Il le faisait travailler plus que tout autre employé, il le surchargeait de paperasses pendant les vacances, il l’humiliait souvent devant ses copains et ses collègues. Il avait pris cela pour de la provocation. A chaque fois que son père le ridiculisait dans un domaine quelconque, Anthony excellait sur ce même domaine. Il avait compris bien plus tard que son père avait agi ainsi pour son bien. Il avait passé seulement deux années à s’entendre avec lui, à découvrir un nouvel homme. Il s’en voulait jusqu'à maintenant, de ne pas s’être rapproché plus de lui avant.

    Il finit son verre, laissa l’argent sur le comptoir et sortit.

    Bien après ce désastre au Brésil, Christelle et Khaled s’étaient bien rattrapés en commençant par la France sur le circuit de Monaco où Khaled était arrivé en première position et Christelle en seconde.

    Ce fut en Australie, à Melbourne et en Allemagne à Hockenheim que Christelle gagna ses premières courses devant son coéquipier. Ils étaient placés respectivement à la seconde et troisième place. Ben était venu la rejoindre en Australie afin de pouvoir l’aider dans ses péripéties.

    A Magny-Cours en France et sur le circuit de Spa en Belgique, Khaled remporta les deux victoires tandis que Christelle se retrouvait en quatrième puis en troisième position.

    A Barcelone, en Espagne, aucun des deux n’obtint le titre qui fut gagné par Pierre Martin, mais Christelle arriva seconde, en reléguant ainsi Khaled à la sixième place.

    Mais ce fut à Budapest, en Hongrie, que Christelle arriva vainqueur et Khaled en seconde place.

    Trois semaines plus tard, à Nurburgring, Luxembourg, elle dégringola à la quatrième place alors que Khaled se projeta à la première place.

    Au Portugal, à Estoril, elle rafla la seconde place devant son coéquipier.

    En Argentine, à Buenos Aires, elle resta à la même position alors que Khaled gagna encore une fois le championnat. A l’inverse du grand prix d’Argentine, le grand prix du Japon à Suzuka fut remporté par Christelle, Khaled se retrouva à la seconde place.

    Christelle, à Imola à San Marin, se retrouva dixième et Khaled fut premier.

    En Autriche à Al-Zeltweg, Christelle fut à nouveau seconde contrairement à Khaled qui perdit pied jusqu’à la septième place.

    En Grande-Bretagne à Silverstone, Khaled reprit sa première place suivi de Christelle.

    Enfin, l’avant-dernier grand prix ne fut acquis ni par Christelle qui arriva troisième après Khaled mais par Brian Logan.

    Si l’on attribuait lors de chaque épreuve le barème suivant : la première place dix points, la seconde six points, la troisième quatre points, la quatrième trois points, la cinquième deux points et enfin la sixième un point, Khaled se trouvait pour l’instant champion du monde avec quatre-vingt-dix-neuf points et Christelle seconde avec un total de quatre-vingt-dix points. Il ne lui manquait plus que dix points. Pour être championne du monde, elle devait absolument arriver première et Khaled ne devait marquer aucun point. Si Khaled ne marquait ne serait-ce qu’un seul point, les deux leaders seraient à égalité. Le champion du monde serait alors incontestablement Khaled qui aurait gagné plus de courses que Christelle.

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