Chapitre 4

Chapitre IV

 

Minnesota (Etats-Unis), le vendredi 4 Avril 2008

     Chez lui depuis quelques heures, les pensées d’Anthony furent pour Christelle. Il ne savait pas ce qui lui prenait. C'était la première fois qu'il songeait continuellement à une femme depuis qu'il avait quitté Kate.

    Il se souvint de Kate.

    C’était une très belle femme. Elle était blonde aux yeux bleus. Il l’avait aimée. Juste quelques semaines avant leur mariage, quatre ans auparavant, il l'avait surprise en pleine conversation téléphonique.

    -… Je ne sais plus que faire Tania ! Mon mariage est pour bientôt. Mon cœur appartient désormais à Christopher. Toi-même tu le sais ! Bien que Christopher soit moins fortuné qu’Anthony, je le trouve plus imposant et sûr de lui. Anthony a du charme mais il est frêle. Un peu de sport ne lui ferait pas de mal. J’ai peur de le froisser.

    Anthony avait frémi. Il était en colère. Tout son monde semblait s’écrouler à ses pieds. L’image que lui renvoyait sa fiancée le déstabilisait. Il s’était éclipsé sans bruit. Il souhaitait réfléchir sur sa nouvelle situation. Sans le savoir, Kate était celle qui lui avait forgé son caractère actuel.

    Une semaine après la révélation, il avait pris sa décision.

    Kate avait été étonnée mais soulagée lorsqu’il lui avait annoncé l’annulation du mariage. Elle avait voulu connaître la raison de ce changement. Il lui avait tout simplement répondu que ses sentiments s’étaient estompés. Il ne lui avait pas réellement menti car il avait considéré Kate sous un nouvel angle. Il lui avait souhaité bonne continuation dans la vie en espérant qu’elle trouverait un jour l’homme qu’elle cherchait tant.

    Depuis ce jour, il avait entrepris de faire du sport. Son corps s’était musclé. Sa façon d’être aussi. Il était plus dur avec certaines personnes de la haute société. Rien en lui à présent ne laissait transparaître ses sentiments.

    Sa montre lui indiquait dix-neuf heures. Il avait hâte d'être là-bas. Pour la énième fois, il s'examina dans le miroir de sa chambre. Il quitta la pièce sur la pointe des pieds. Au moment où il entrouvrit la porte d'entrée, il perçut un léger toussotement familier. Il pivota et vit celle qu'il voulait éviter.

    - Maman…

    Cela faisait à peine deux jours qu'elle s'était installée chez lui et, déjà elle le traitait en adolescent. Et dire qu'elle resterait un mois entier !

    Une semaine avant, elle lui avait téléphoné d’Italie. Elle semblait très triste et très seule, mais elle n'en avait dit mot. Il avait senti que son mari lui manquait terriblement. Il l'avait donc invitée. Il ne regrettait pas sa venue car cette sorte de mélancolie s'était peu à peu effacée dans sa voix. Mais ce qui l'agaçait le plus, c’était ses questions indiscrètes.

    - Où vas-tu sans me prévenir ? interrogea-t-elle en mettant les mains sur ses hanches.

    Il aperçut derrière elle, Aliana, son employée. Cette dernière lui fit un clin d’œil tout en souriant.

    - Je vais me promener.

    - Tu vas te promener avec un costume ? Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace.

    - Maman, J’ai trente et un ans et je n’ai plus à te rapporter mes moindres mouvements !

    Sa mère perdit instantanément son sourire et se raidit. Il regretta aussitôt ses paroles. Il se dirigea vers elle et lui prit les deux mains.

    - Excuse-moi, Anthony. J'ai toujours tendance à te prendre pour un enfant.

    - Non, c'est à toi de me pardonner car je n'aurais pas dû te parler ainsi. Pour répondre à ta question, je vais chez une amie.

    - Une amie ou petite amie ?

    - Une amie, maman ! Je dois te laisser, sinon je vais être en retard.

    Il l’embrassa sur la joue. En refermant la porte d'entrée, il s'appuya sur celle-ci.

    - Ce mois-ci, je vais vivre un enfer.

    Il prit sa décapotable et partit en direction de Madison en sifflotant.

Wisconsin (Etats-Unis), le vendredi 4 Avril 2008

    De retour chez elle, Christelle vit son frère assis à la table de la salle à manger. Tête baissée, il griffonnait sur un papier. Plusieurs bouquins étaient ouverts devant lui. Il révisait encore ses cours.

    Ben se retourna lorsqu’il sentit une présence dans la pièce.

    - Au fait, Tom a appelé...

    - Et il a dit qu'il voulait te voir demain, continua Christelle.

    Ben fronça du sourcil droit.

    - Comment le sais-tu ?

    - J’ai rencontré Anthony Luciano. Et je suis invitée pour voir ce que tu vaux. En fait, ce soir j'ai invité Isabelle, Marks, Cindy et Anthony. Ca te dirait de sortir cette nuit à mes frais ?

    - Tu me le demandes si gentiment que je ne peux refuser.

    - Merci. Je vais tout de suite préparer le repas, déclara-t-elle en se levant.

    Ben jeta un coup d’œil à sa montre.

    - Je dois y aller, Chris. J'ai rendez-vous avec mes potes, dit-il en prenant le chemin de la porte.

    - Attends ! s'écria-t-elle en s'éclipsant. Tiens ! Je crois que tu en auras besoin, reprit-elle en lui tendant quelques billets après l’avoir rejoint devant l’entrée.

    - Non merci, j'en ai déjà. C'est gentil à toi sœurette, répliqua-t-il en l'embrassant. Allez salut ! ajouta-t-il en courant dehors.

    Christelle se changea et mit une tenue plus décontractée afin de préparer le dîner.

    Elle prit un livre de recettes et le feuilleta. Elle choisit quelques plats et se mit au travail. Ayant mis la dernière préparation au four, elle monta à l'étage pour prendre une douche froide. Elle en avait vraiment besoin pour affronter ce qui l'attendait tout à l'heure.

    Anthony.

    Rien que l'effet de ce nom la rendait nerveuse. Elle ne sut pas pourquoi. Son jean étroitement moulé montrait des cuisses puissantes et ensuite...

    « Cet homme va me rendre folle. Il est macho, il est... il est... il est tellement séduisant », conclut-elle.

    Avait-il voulu l'embrasser ou avait-elle rêvé ? Etait-il marié, fiancé ou même avait-il une petite amie ? Elle ne savait pratiquement rien de sa vie.

    Elle sortit de la baignoire, enfila un peignoir et se dirigea vers sa chambre. Elle ouvrit son armoire. Elle allait opter pour un pantalon mais se ravisa. Elle imagina Cindy dans un de ses vêtements sexy. Elle choisit donc une jupe qui mettrait en valeur ses longues jambes.

    Elle passa près d'une demi-heure à se maquiller minutieusement. Elle n'avait pourtant jamais mis autant de temps, même pour une grande occasion. Elle arracha rageusement l'élastique qui tenait ses cheveux en queue de cheval. Ses cheveux raides tombèrent en cascade sur ses épaules. Enfin prête, elle descendit dans la salle à manger et mit de la musique.

    Anthony stationna devant une grande maison en pierre ancienne. Il sortit de la voiture et la contempla. Très grande, la bâtisse avait deux étages, des immenses fenêtres au dernier étage avec deux grands balcons. Etaient-ce des chambres ? Laquelle appartenait à Christelle ? Le jardin était admirablement entretenu et les dizaines de petits nains en statuette paraissaient le préserver avec leurs outils de jardinier. Arrivé devant la porte, il sonna. De l'extérieur, il entendit un morceau de musique « Sexual healing » de Marvin Gaye qui débutait, et qu'il connaissait très bien. Il s’imaginait enlacer Christelle, ses mains parcouraient ses courbes voluptueuses…

    - Bonsoir ! s’exclama Christelle.

    Il ne l’avait pas vue ouvrir la porte d’entrée. Elle était époustouflante. Il en avait le souffle coupé tant elle était belle. Ses cheveux bruns tombaient sur ses épaules à moitié dénudées. Elle portait un haut beige moulant asymétrique auquel il manquait une manche. La jupe de même couleur était fendue du côté gauche jusqu’à mi-cuisse. Ses jambes étaient, comme dans son souvenir, fines et fuselées. Des chaussures italiennes assorties à l’ensemble lui donnaient un air angélique.

    - Bonsoir, fit-il d'un air distrait en passant une main dans ses cheveux noirs.

    - Entrez !

    Elle l'emmena dans une pièce éclairée qu'il supposa être le salon d’où s’échappait de la musique.

    Le salon était très spacieux malgré plusieurs meubles anciens. Ceux-ci devaient valoir une fortune. Quelques statuettes étaient disséminées dans la pièce. C’était très agréable à regarder.

    - Est-ce vous qui avez décoré cette pièce ?

    - Oh non ! C’était ma mère.

    Il acquiesça de la tête. Il avait perçu une lueur de tristesse dans ses yeux.

    Christelle changea de conversation.

    - Qu'avez-vous fait cette journée, si je ne suis pas trop indiscrète ?

    - Rien de spécial ! J'ai travaillé et j'ai regardé la télé.

    - C'est passionnant !

    - J'ai une idée pour que cette journée le devienne.

    - Laquelle ?

    - Si nous dansions ?

    Il s'approcha d'elle et lui tendit la main.

    - Accepteriez-vous cette danse ?

    - Avec plaisir, accepta-t-elle en lui prenant la main.

    - Vous êtes ravissante !

    Il l'enlaça et ils dansèrent l'un contre l'autre. Le visage d’Anthony s'approcha lentement de celui de Christelle. Les lèvres de cette dernière semblaient attendre celles d’Anthony. Elles s’effleurèrent, s’unirent avec douceur et passion.

    Elle avait espéré ce baiser depuis l’arrivée d’Anthony. Les caresses qu’il lui prodiguait se firent plus intenses. Elle se raidit instantanément au souvenir de cette nuit tragique en compagnie de Steve.

    Comme s'il avait pu lire dans ses pensées, il la lâcha et s'éloigna.

    - Je n'aurais pas dû faire cela, s’excusa-t-il.

    Un lourd silence pesa. Elle n’osait plus le regarder. La sonnerie de la porte retentit à ce moment-là permettant à Christelle de s'éclipser.

    - Je... je vais ouvrir.

    Trente secondes plus tard, elle revint avec un couple. Christelle entreprit les présentations.

    - Enchanté de vous connaître, dit Marks en serrant la main d’Anthony.

    - Egalement... Madame, je suis heureux de faire votre connaissance, salua Anthony en baisant la main d’Isabelle.

    - Peux-tu m’aider ? demanda Christelle à Isabelle devant l’air hébété de son amie.

    - Oui, si tu veux...

    - Que souhaitez-vous boire, Anthony ?

    - Un whisky, si vous avez cela.

    - Bien sûr ! Et toi, Marks, toujours un Gin-Tonic ?

    Marks sourit en guise de réponse.

    Christelle se glissa derrière le bar et servit les deux jeunes hommes avant de se rendre dans la cuisine avec Isabelle. Celle-ci avait beaucoup de questions à lui poser tant ses yeux paraissaient illuminés par des points d’interrogation.

    - Dis-moi si je me trompe, mais c'est bien le Anthony d'hier ?

    - Oui.

    - Il est beau ténébreux. Pour quelqu’un que tu ne devais pas revoir, il est bien présent cet Anthony !

    - Laisse-moi t'expliquer !

    Christelle lui raconta l'histoire dans les moindres détails.

    - Tu ne trouves pas que c’est providentiel ?

    - En quoi est-ce providentiel ?

    - A ton avis...

    - Arrête de dire des sottises ! Il ne sera pas mon futur mari.

    La sonnette retentit à nouveau. Isabelle se retira pour ouvrir la porte à Cindy tandis que Christelle s’affairait dans la cuisine.

     Hello, Chris !

    Christelle se retourna vers Cindy et eut du mal à prononcer un mot. Elle ne ressemblait en rien au jour précédent. A présent, elle faisait femme d’affaires fatale dans son tailleur-jupe noir. Ses cheveux étaient tirés en arrière en un chignon tout comme le faisait Isabelle. Elle était tout bonnement belle !

    Voilà à présent que Christelle ne se sentait plus dans son élément. Les vêtements qu’elle portait ne rivalisaient pas avec ceux de Cindy. Son invité n’aurait d’yeux que pour la grande et belle blonde. S’il voulait s’amuser avec les femmes, grand bien lui fasse car Cindy en faisait de même avec les hommes. Christelle eut un pincement au cœur malgré tout.

    - Tu as le même air ébahi qu’Isabelle. Ne vous en faites pas les filles, si je suis déguisée ainsi c’était dû à mon entretien.

    Ce dernier mot rendit la parole à Christelle.

    - Quel entretien ?

    - J’avais un entretien d’embauche pour un poste de responsable chez une importante société spécialisée dans la vente en gros de vêtements.

    - Et comment s’est passée ton entrevue ?

    - C’est-à-dire que…

    - Bon, tu nous fais languir, intervint Christelle après l’hésitation de Cindy.

    - J’ai eu le poste.

    - Félicitations ! s’exclamèrent Isabelle et Christelle.

    - Pourquoi ne pas l’avoir dit ? interrogea Isabelle.

    - Par superstition. A trop en parler, cela porte la poisse.

    Les deux femmes hochèrent la tête.

    - Isa, pourrais-tu prévenir les hommes que l'on va dîner dans la salle à manger, et pendant ce temps-là, nous apporterons les plats.

    Isabelle se retira.

    - Qui d’autre as-tu invité ? questionna Cindy en prenant les deux plats que lui proposait Christelle.

    - Marks et Anthony.

    - Anthony ? Je le connais ?

    - C’est l’homme que j’ai rencontré hier…

    - Le beau ténébreux ?

    - Oui.

    Christelle, les bouteilles à la main, suivit Cindy dans la salle à manger tout en répondant à ses questions. Elles posèrent le tout sur la table quand Isabelle arriva avec les deux hommes. Elle présenta Cindy à leur invité. Le regard appuyé que Cindy lança à Anthony déplut Christelle. Elle se rendait compte qu’elle était véritablement jalouse de sa meilleure amie. Jamais auparavant, elle ne l’avait été. Anthony allait sûrement succomber au charme dévastateur de Cindy.

    Tout au long du repas, Christelle remarqua l’aisance et la sociabilité d’Anthony auprès des autres convives. Cela ne le rendait que plus attirant. Le caractère sympathique prima sur celui d’odieux personnage. Finalement, elle ne regrettait pas de l’avoir invité.

    Cindy essayait d’attirer systématiquement l’attention d’Anthony sur elle, mais il ne lui prêta que très peu de regards. Il semblait néanmoins s’amuser des efforts que faisait Cindy.

    Lorsque Marks sonna l’heure du départ, elle s’aperçut que le temps avait filé à une vitesse hallucinante. 

    Cindy embrassa Anthony avec une infinie douceur et lenteur. Elle lui effleura même les lèvres.

    Pour une fois Cindy chassait. Christelle n’appréciait pas l’attitude de son amie. Cindy ne s’était pas souciée un seul moment de l’état d’âme de Christelle.

    Isabelle, qui n’avait perdu aucune miette du nouveau jeu de Cindy, prit celle-ci par le bras afin de la faire partir.

    - Il est temps d’y aller, Marks nous attend.

    - Mais j’ai ma voiture…

    - Ce n’est pas une raison. Il se fait tard ! s’impatienta-t-elle en serrant un peu plus le bras de sa meilleure amie.

    - Bon d’accord ! Au revoir Tony ! susurra-t-elle.

    Anthony et Christelle les accompagnèrent jusqu’à la porte. Une fois celle-ci refermée, Christelle s’excusa du comportement de Cindy.

    - Ce n’est rien, j’ai l’habitude.

    Anthony avait dit cela d’un ton si simple. Il ne paraissait pas vouloir se vanter. Christelle n’eut aucun mal à le croire avec ce physique d’Apollon. Si elle n’avait pas été vieux jeu, elle aurait essayé de le séduire. Elle trouvait que cela était toujours le rôle de l’homme.

    - Je vous offre un autre café ?

    - Très volontiers !

    En se dirigeant vers la cuisine, elle se prit les pieds dans le tapis du couloir. Elle serait tombée si deux bras puissants ne l'avaient pas retenue. Il l'enlaça et l'embrassa. A sa grande surprise, ce baiser ne ressemblait à aucun de ceux qu'elle avait déjà connus. Celui-ci l'emporta dans un tourbillon de douceur qui lui fit oublier où elle était et toute notion du temps. Elle fut déçue lorsqu'Anthony se dégagea peu à peu d'elle.

    Ce baiser l'avait tellement troublée qu'elle ne savait plus ce qu’elle voulait faire. Et Anthony qui la regardait avec un sourire ironique. Elle avait une envie folle de l'étrangler. Pourquoi cet homme lui faisait-il tant d'effet ? Elle ne le connaissait que depuis la veille et voilà qu'elle perdait la tête à cause d'un simple baiser.

    - Et si on... on le prenait ce café, bredouilla-t-elle.

    - Je suis de votre avis.

    Suivie d'Anthony et arrivée dans la cuisine, elle s'aperçut qu'il était toujours derrière elle. En préparant le café, elle perçut du bruit. Elle se retourna et vit qu'il était en train de faire la vaisselle.

    - Mais que faites-vous ?

    - La vaisselle, déclara-t-il sans la regarder.

    - Je le vois, mais il y a un lave-vaisselle.

    - Ah bon ! Ce n’est pas grave, cela m’occupera !

    Elle haussa les épaules.

    Elle prit une serviette dans un tiroir et se mit à côté de lui. En essuyant, à peine son bras frôla celui d'Anthony, qu'elle sursauta.

    Heureusement qu'Anthony n’avait pas remarqué son trouble. Si elle ne s'éloignait pas de lui...

    Le téléphone sonna. Cela lui permit de se tirer d'embarras.

    Elle s'excusa auprès d'Anthony et décrocha.

    - Allô ?

    - C'est Ben.

    - Ca va ? Tu passes une bonne soirée j'espère !

    - Est-ce que je peux rentrer ?

    - Dans une heure...

    - Dans une heure, pas une minute de plus.

    - A tout à l’heure, Ben.

    En se retournant, elle vit Anthony, appuyé contre l'embrasure de la porte de la cuisine, qui la foudroyait du regard.

    Il passa devant elle et prit sa veste. Avant de sortir, il lui souhaita tout de même bonne nuit et la remercia pour le dîner d'un ton sec. Elle l'entendit quelques secondes plus tard partir en trombe.

    Mais que lui arrivait-il ? Pourquoi ce regard menaçant ? Qu'avait-elle fait ? Quelle mouche l'avait piqué ? Toutes ces questions lui trottaient dans la tête jusqu'à l'arrivée de Ben. Pourtant, une fois dans son lit, elle repensait à ces interrogations auxquelles elle ne trouvait aucune réponse.

    - Ah, les hommes, tous les mêmes !

Minnesota (Etats-Unis), le samedi 5 Avril 2008

    De retour chez lui, il prit un whisky avant de se coucher.

    « A tout à l'heure, Ben. », avait-elle murmuré.

    Pourquoi lui avait-elle menti lorsqu'elle avait dit qu'elle n'avait pas de petit ami ?

    Il ne savait pas ce qui lui prenait. Il avait envie d'elle, de la toucher, de la caresser, de la protéger, de l'avoir tout près de lui.

    A chacun de ses baisers, Christelle était tendue. L’avait-elle en horreur ? Mais pourquoi ne l’éconduisait-elle pas ? Cela aurait été plus clair que le silence.

    Il avait eu beaucoup de conquêtes ces dernières années. Etait-ce à cause de sa fortune ? Il doutait à présent de la sincérité de chacune d’elles. Christelle avait de l’argent, c’était sûr, elle ne manquait de rien. Mais pourquoi faisait-il parti à présent de son cercle d’amis après son refus de la recruter la veille ?

    Il soupira.

    - Ah, ces femmes, toutes les mêmes ! conclut-il.

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Commentaires (2)

1. ggiselle (site web) 21/06/2011

Ah les femmes, toutes les mêmes!
Ah, les hommes, tous les mêmes!
N'est-ce pas charmant! Ne sont-ils pas fait pour s'entendre!

2. golda lovely pascale Dufrene 26/11/2011

C'est prometteur ce chapitre.

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