Chapitre 6

Chapitre VI

 

Wisconsin (Etats-Unis), le samedi 5 Avril 2008

     Ben se dirigea vers l’entrée et ouvrit la porte.

    - Bonsoir Anthony, salua-t-il en lui serrant la main.

    - Bonsoir Ben.

    - Entrez, je vous en prie.

    Anthony pénétra dans la maison et suivit son hôte jusqu’au bout du couloir.

    Anthony vit Christelle en bas des escaliers, une main sur la balustrade. Elle lui faisait penser à une apparition car la lumière, dirigée vers elle, lui donnait un air irréel. Debout bien droite dans ce grand hall, le menton levé fièrement et les yeux si lumineux, elle était belle à damner un saint. A chacune de ses visites, elle était de plus en plus resplendissante.

 

    Christelle, de son côté, fut stupéfaite car Anthony portait un costume blanc. Il était encore plus beau et plus imposant que dans ses souvenirs. Son cauchemar lui revint en mémoire.

    Elle pâlit. Etait-ce un mauvais rêve prémonitoire ?

    Elle fut tirée de ses pensées par la voix sensuelle et inquiète de son interlocuteur.

    - Que vous arrive-t-il ? On dirait que vous avez vu un revenant, s’enquit-il en s’approchant d’elle.

    - N... non, non, ce n’est rien !

    Christelle sentit le parfum épicé, enivrant et envoutant d’Anthony.

    - Vous êtes en beauté ce soir, n’est-ce pas, Ben ?

    - Tout à fait.

    - Merci, murmura Christelle gênée.

    Ben regardait d’un air amusé ces deux jeunes personnes. Christelle rosissait à tout commentaire que lui faisait Anthony. Et ce dernier ne restait pas de marbre face à sa sœur malgré son air réservé.

    - Allons au salon, si vous le voulez bien ! proposa Ben.

    - C’est une bonne idée, renchérit Christelle sortant de son petit nuage pour se diriger vers la pièce.

    Une question brûlait les lèvres de Christelle. Et la réponse risquait d’être prometteuse.

    - Que souhaiteriez-vous boire ? Un whisky, un gin-tonic...

    - Auriez-vous du sherry, s’il vous plaît ?

    Pourquoi faisait-elle cette tête d’enterrement ? Avait-il dit une chose qu’il ne fallait pas ?

    Elle s’était ressaisie quasiment aussitôt. Cela ne pouvait être qu’une coïncidence, se rassura-t-elle.

    - Un sherry pour monsieur ! lança-t-elle en souriant de nouveau. Et toi Ben, je te sers un jus d’orange ?

    Ben acquiesça de la tête. Il avait l’alcool en horreur.

    Elle ne pouvait que penser à son cauchemar. Jamais cauchemar ne l’avait mise dans cet état ! Il fallait se ressaisir car Anthony lui jetait des coups d’œil inquiets tout en interrogeant Ben sur la vie qu’il menait et sur sa passion pour la conduite.

 

    Une demi-heure plus tard, tous les trois partirent, non pas dans une vieille carcasse comme dans son cauchemar, mais dans une luxueuse voiture stationnée devant chez elle. Pas étonnant puisqu’il était le P.D.G. de Luciano !

    Au moment où Anthony se mit au volant, elle l’interrogea.

    - Vous souhaitiez me faire une proposition ce matin…

    - C’est vrai. Je voudrais vous engager comme entraîneur. Vous pourrez donner des conseils à votre frère, s’il est d’accord bien évidemment.

    Christelle vit Ben hausser des épaules dans le miroir du pare-soleil passager.

    - Je n’y vois aucun inconvénient. Elle m’a tout appris, mentit-il.

    Pour Christelle, c’était vraiment une aubaine. Elle n’aurait pas ainsi à justifier sa présence sur le circuit.

    - J’accepte volontiers.

    - Et question salaire, vous serez très bien rémunérée.

    - Je n’en doute pas. Nous verrons cela en temps et en heure… Pourrait-on mettre de la musique, si cela ne vous dérange pas ? demanda-t-elle. N’importe quoi à part du classique.

    - Cela tombe bien, je n’en ai pas.

    Anthony pianota sur l’écran tactile du volant, une des merveilleuses technologies de Luciano. « Sexual healing » s’éleva dans la voiture comme pour leur rappeler leur premier baiser.

    L’avait-il fait exprès ?

    Le chemin se fit dans le silence complet contrairement à son rêve.

 

Minnesota (Etats-Unis), le samedi 5 Avril 2008

    Ils arrivèrent devant une immense et belle résidence à Pine Island dans le Minnesota. Anthony composa un code et l’énorme portail s’ouvrit devant eux. Ils traversèrent un parc pour arriver devant un impressionnant château. Des lumières étaient dirigées vers la bâtisse lui conférant une couleur miel. Toutes les pièces étaient éclairées. La fontaine couleur or, placée comme un rond-point, était superbe avec ses jeux de jets d’eau.

    Un voiturier vint les accueillir. Anthony mit son bras sous celui de Christelle. Ben, qui ne disait toujours rien, marchait derrière eux.

    - Anthony, votre demeure est tellement belle...

    - Merci, mais votre beauté l’est plus encore.

    Le rouge lui monta au visage et elle se maudit pour la millième fois de rougir si facilement.

    Ils gravirent les marches. Ils arrivèrent dans un grand hall d’une centaine de mètres carrés. Ils traversèrent un long couloir blanc pour parvenir à l’entrée d’une pièce emplie d’invités.

    Une femme d’une quarantaine d’années s’approcha d’eux.

    - Tu es enfin arrivé ! s’exclama-t-elle.

    Cette phrase rappela quelque chose à Christelle.

    - Tu me présentes ? ajouta-t-elle en souriant.

    - Voici Christelle et Benjamin Gordon. Et voici ma mère. Cette fête est donnée en son honneur car c’est son anniversaire, annonça-t-il en se tournant vers eux.

    - Joyeux anniversaire madame, dirent en duo Christelle et Ben.

    - Merci ! Je suis heureuse que vous soyez des nôtres ce soir.

    - Vous me paraissez très jeune pour être la maman d’Anthony.

    La mère d’Anthony sourit à la remarque de Christelle.

    - On me le dit souvent et pourtant, j’ai soixante ans.

    - Vous êtes resplendissante.

    - Vous êtes bien aimable, Christelle.

    - Excusez-nous, nous n’avons aucun cadeau. Anthony ne nous avait rien dit.

    - Les cadeaux sont vraiment les dernières choses auxquelles je pense. J’ai déjà tout ce qu’il me faut.

    Christelle inclina légèrement la tête en souriant.

    La mère d’Anthony s’excusa pour accueillir d’autres personnes.

    Anthony les présenta aux invités qu’ils croisèrent et, vint le moment fatidique pour Christelle.

    - Enfin, Christelle, je ne vous présente pas Rebecca car vous l’avez vue ce matin. Rebecca, voici Ben notre nouveau pilote. Ben, je vous présente Rebecca qui est ma...

    Christelle n’avait pas du tout envie de l’entendre mais elle fut bien obligée.

    - ... sœur, entendit-elle.

     « Ouf, ce n’était pas un rêve prémonitoire ! »

    Christelle respira un peu mieux.

    - Ben, voulez-vous danser ? proposa Rebecca.

    - Pourquoi pas !

    Les deux jeunes gens se lancèrent sur la piste sur une danse latino.

    Christelle et Anthony admirèrent toute la dextérité des pas de leur frère et sœur. Ils étaient, il fallait l’avouer, des habitués de discothèque.

    Un slow fit place au latino.

    - C’est plus dans mes cordes, révéla Anthony à propos du slow. M’accorderiez-vous cette danse ?

    - Volontiers, accepta-t-elle en posant sa main sur celle d’Anthony.

    Ils dansèrent langoureusement l’un contre l’autre. Anthony resserra son étreinte. Elle se sentait si bien dans ses bras. Elle pria pour que cela ne s’arrête jamais.

    Comme si un mauvais diable l’avait entendue, un inconnu vint les interrompre.

    - Puis-je ? s’enquit-il.

    A contrecœur, Anthony céda sa place à l’homme et invita une autre personne.

    Son nouveau partenaire de danse était grand, blond et séduisant mais Anthony l’était encore plus aux yeux de Christelle car il était brun.

    Christelle le détailla d’un peu plus près. Ses yeux marron clair rendaient son visage très doux. Une fossette apparaissait quand il souriait, ajoutant encore plus à son charme.  Son corps semblait d’acier.

    Anthony, qui dansait non loin de là avec une très vieille dame, la regardait avec des yeux brillant de désir.

    - Mademoiselle...

    - Christelle Gordon.

    - Bobby Dunaway.  Qui êtes-vous charmante inconnue ? Comment avez-vous rencontré Tony ? Je ne le savais pas aussi cachottier.

    - Vous êtes l'un de ses amis, je suppose.

    - Meilleur ami serait le terme le plus approprié.

    - Pour répondre à votre question, je l'ai rencontré sur un circuit de formule 1.

    - Et que faisiez-vous là-bas ?

    - Je voulais devenir pilote de formule 1.

    - Vous êtes amusante.

    Bobby éclata de rire. Son rire était un son mélodieux.

    - Je ne vous mens pas. Il ne m’a pas engagée car je suis une fille. Il a choisi mon frère à la place.

    - Je vois… Donc, vous vouliez réellement devenir pilote… Pourquoi ?

    - Pour être comme mon père.

    La réflexion, puis l’éclairement se dessinèrent sur le visage de Bobby.

    - Jason Gordon ?

    - En effet... Cela ne vous surprend pas qu'une femme puisse devenir pilote ?

    - Pas du tout. Il y avait bien eu cette femme, Jessica Miles. Malheureusement, elle est devenue tétraplégique lors d’une course. Pour être plus exact, c’était à sa cinquième course.

    Elle se souvenait de cette femme. Elle avait été sélectionnée par l’écurie Luciano et son ascension fulgurante n’avait pas duré à cause de ce grave accident. Pour on ne sait quelle raison, elle avait perdu le contrôle de sa voiture, avait percuté un mur et fait plusieurs tonneaux.

    - Comprenez-le, il a...

    Bobby s’était arrêté de parler.

    - Continuez, je vous en prie.

    - Non, rien du tout, c’est sans importance… Y’a-t-il un homme dans votre vie ?

    Elle ne répondit pas.

    - Que me cachez-vous ?

    Un sourire naquit sur les lèvres de Christelle.

    Le slow terminé, ils se séparèrent et rejoignirent Anthony au buffet.

    - Tu sais Anthony, tu as une chance incroyable. Tu as trouvé la femme la plus belle qui soit.

    Christelle rougit à cette affirmation. Bobby eut un rire en remarquant la gêne de sa voisine.

    - Charmante, charmante ! répéta-t-il.

    Le regard habituellement chaleureux d’Anthony se posa froidement sur elle. Ne supportant plus d’être observée ainsi, elle tourna les talons et se précipita sur le balcon. Elle s'appuya sur la balustrade.

    La nuit était fraîche et elle trembla. Dommage qu'elle n’ait pas apporté son châle. Elle s'était ravisée au dernier moment.

    Elle sentit alors une étoffe se poser sur elle. Elle regarda par-dessus son épaule et vit Bobby juste derrière elle.

    Bobby était un homme très charmant avec ses cheveux blonds mi-longs légèrement bouclés. Il était aussi bien bâti que son ami. Elle songea de suite qu’il devait pratiquer le même sport qu’Anthony. Il n’avait rien à envier à ce dernier.

    Elle le remercia et scruta le paysage qui devenait de plus en plus noir.

    - Vous lisez dans mes pensées.

    - Pour la veste ? Je vous ai vu trembler tout simplement. Puis-je vous poser une question ? Cela vous dérange si l’on se tutoie? s’enquit-il avec un clin d’œil

    - Je n’y vois aucun inconvénient.

    - Depuis combien de temps, connais-tu Tony ? Il ne m’a jamais parlé de toi.

    - Je l’ai rencontré avant-hier.

    Elle lui narra sa rencontre à la terrasse de « Chez Maxime ».

    Elle ne savait pas pourquoi elle se confiait aussi facilement au meilleur ami d’Anthony. Elle n’aurait pas dû car il pouvait très bien le lui répéter. Mais tout dans l’attitude de Bobby lui révélait qu’il n’était pas homme à commérer. C’était un jeune homme très sympathique.

    - Et comment se fait-il que tu n’aies pas de femme dans ta vie ?

    Il haussa les épaules.

    - J’ai la guigne. J’attire toutes les folles…

    Christelle rit en pensant que c’était une plaisanterie.

    - C’est vrai, je t’assure. Je voudrais bien tomber sur une femme normale… comme toi.

    Elle s’approcha de lui pour poser un baiser sur sa joue tant elle était touchée.

    Anthony cherchait partout Christelle après ce départ si prompt. Il fallait qu'il la voie, il n'aurait jamais dû la fixer de cette façon si froide. Il l’avait blessée, il en était sûr. Mais où était-elle partie ? Il avait été si jaloux parce qu’elle avait l’air de si bien s’entendre avec Bobby. Mais cela ne lui permettait pas d’être aussi cruel avec elle. N’était-ce pas normal qu’elle devienne amie avec celui-ci ? Il était drôle et gentil. Dès qu’il la verrait, il s’excuserait de son attitude.

    En passant devant la fenêtre qui donnait juste sur le balcon, il discerna deux ombres enlacées. Il faillit partir pour laisser les deux tourtereaux quand il perçut la voix de Christelle.

    - Merci, dit-elle en lui déposant un baiser sur la joue.

    - Mais y’a pas de quoi ! On se connaît à peine, et tu me tombes déjà dans les bras.

    Ne souhaitant pas en entendre davantage, Anthony s’éclipsa fou de rage. Il ne les entendit pas rire.

 

    - Quel est ce bruit ? questionna Christelle en percevant le son d’une clochette.

    - C’est l’heure du dîner. Allons-y ! l’enjoignit-il en lui donnant son bras.

    Christelle suivit Bobby dans une très grande pièce où une table en véritable bois de chêne de plusieurs mètres de long était placée au milieu. Un immense lustre de cristal éclairait à lui tout seul la salle de couleur saumon.

    Après un moment de stupéfaction, Bobby la guida à sa place avant de s’asseoir juste en face d’elle. Sa place se trouvait à côté de celle d’Anthony. Ce dernier n’était pas encore là.

    Christelle chercha son frère du regard. Celui-ci était assis à côté de Rebecca et d’innombrables jeunes personnes de son âge. Il riait et paraissait déjà s’être intégré au groupe. Cela ne la surprit guère car Ben était quelqu’un de très sociable.

    Comme un félin, Anthony s'était assis sur sa chaise sans bruit. Ce fut au moment de poser les yeux sur la chaise vide qu'elle se rendit compte de sa présence. Son visage exprimait la froideur. La communication avec lui allait être difficile. Quels mots prononcerait-elle ? Anthony avait déjà entamé la conversation avec le voisin de Bobby. Les plats commençaient à arriver.

    - J'ai suivi votre conversation et je voudrais vous dire que je m'y connais un peu en investissement. Si vous le désirez, j'ai un bon tuyau à vous donner.

    Les deux hommes la toisèrent.

    - Que me conseillez-vous ? interrogea l'homme aux lunettes, très intéressé.

    - Essayez « Function », je vous garantis le résultat.

    - Je ne connais pas, mais je vais me renseigner.

    Au lieu de parler avec Anthony, elle se retrouvait en pleine discussion avec un inconnu. Il n'y avait plus de froideur dans le regard d'Anthony, mais de l’indifférence. Or, Christelle préférait devoir faire face à cette froideur plutôt qu'à l'indifférence actuelle. Pourquoi l'amour était-il si compliqué ?

    Le dîner fut interminable et dès qu'il eut été fini, elle se promena dans le jardin. Un éclairage d’ambiance au sol la conduisit près d'un petit lac. Elle s'assit sur un banc et contempla le reflet de la demi-lune sur l'eau. Des bribes de musique lui parvenaient de la salle de bal. Contrairement aux autres soirs, elle n'avait plus aucune envie de danser et elle souhaita du plus profond de son cœur pouvoir partir. Elle se leva et se mit à la recherche de son frère et de Bobby. Un bruit à sa droite lui fit tourner la tête. Son frère et la sœur d'Anthony discutaient. Elle ne voulait pas les déranger, mais l'idée de rester encore une minute dans cette maison lui était insupportable.

    - Désolée de vous déranger mais je voulais avertir Ben de mon départ. Je me sens fatiguée.

    - Tu veux que je t'accompagne ?

    - Non, reste ici, je vais appeler un taxi. Passez une bonne fin de soirée ! A bientôt Rebecca !

    Après quelques pas, elle se retourna pour leur faire signe, mais trop occupés à s'embrasser, ils ne remarquèrent pas sa présence. Son frère avait plus de chance avec la sœur d'Anthony. Pourquoi la vie n'était-elle pas aussi simple pour elle ?

    - Christelle, où étiez-vous... étais-tu passée ? questionna Bobby au moment où elle entrait.

    - Je suis allée me promener pour me changer les idées. Justement, je te cherchais pour te dire au revoir, et encore merci.

    - Tu pars mais la soirée ne fait que commencer.

    - Le temps d’appeler un taxi, tu peux me tenir compagnie. Cela me ferait plaisir.

    - Un taxi ? Ce n’est pas la peine, je te raccompagne.

    - Non, merci. C’est assez loin.

    - Ce n’est pas grave, je rentrerai à la maison ensuite. Si tu pars, la soirée sera moins amusante. Il n’y a que des pimbêches.

    - Mais je ne puis...

    - J’insiste.

    - Comme tu veux. Je vais prendre congé de la mère d’Anthony et on y va.

    Ils quittèrent la maison sans avoir rencontré Anthony. Elle en était à la fois soulagée et triste.

    Lorsqu’ils arrivèrent devant sa porte, elle invita Bobby à prendre un verre.

    La voix douce de Bobby l’apaisa. Les questions incessantes de Christelle sur la vie privée du jeune homme ne se tarissaient pas tant elle voulait en apprendre sur lui.

    Bobby était devenu chef d’entreprise à vingt-sept ans. Ses parents habitaient le Texas et son frère cadet était à l’université d’Oxford afin de briguer un des prestigieux postes d’avocat. Sa connaissance d’avec Anthony remontait à l’école primaire où Bobby prenait toujours la défense de son ami. Anthony était si chétif et si timide que les enfants prenaient un malin plaisir à se moquer de lui.

    Christelle se sentait si malheureuse pour Anthony à cette période de sa vie. Il avait souffert à cause d’enfants très méchants. S’il avait été à côté d’elle, elle l’aurait pris dans ses bras.

    Bobby était resté muet quant au changement de caractère de son ami.

    Absorbés par leur conversation, ils n’avaient pas remarqué l’heure tardive jusqu’au retour de Ben. Bobby avait donc pris congé en lui promettant de se revoir très prochainement.

    Anthony roulait à vive allure. La route était quasiment déserte. Il était furieux contre Bobby. Ce dernier courtisait Christelle sous son nez. Il était prêt à sacrifier leur amitié pour une femme. Kate était partie et cela recommençait avec Christelle.

    Les voyant quitter la demeure, il les avait suivis. Trois quarts d’heure avaient eu raison de sa patience. Bobby n’était pas encore parti.

    Bobby le regretterait à tout jamais !

http://www.eurosptp.com/page.php?name=labylka95 

Régie publicitaire Pubdirecte
Votre site en popunder ici

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site