Chapitre 8

Chapitre VIII

 

Minnesota (Etats-Unis), le samedi 12 Avril 2008

     Le portail était fermé lorsque Christelle arriva chez Anthony. En haut des deux portes était inscrit le nom de la propriété : « Stenton Court ». Elle appuya sur le bouton, situé à gauche de la voiture. Une voix d’homme plutôt grave lui demanda son identité. Elle la lui communiqua et le portail s’ouvrit brusquement, comme par magie.

    Elle s’engagea immédiatement sur la seule route qui devait l’emmener devant la demeure.

    Ne voyant aucun voiturier, elle stationna devant l’entrée. Elle monta les escaliers et sonna. La porte s’ouvrit sur la mère d’Anthony.

    - Entrez, ma chère ! s’exclama-t-elle en lui prenant les deux mains.

    - Merci. Je suis contente de vous revoir.

    La mère d’Anthony était une très belle femme. Par cette chaleur, elle était vêtue d’une robe blanche en lin. C’était une femme très svelte pour son âge. Cela se voyait qu’elle prenait soin de sa peau et de sa forme. Un léger maquillage rosissait ses joues et le mascara faisait ressortir ses yeux d’un gris très clair. Ses cheveux étaient remontés en un chignon.

    - Moi aussi, mais allez donc rejoindre mon fils à la piscine ! Je ne lui ai rien dit de votre coup de téléphone… Avez-vous un maillot de bain ? ajouta la mère d’Anthony.

    - Non je...

    - Bon, venez avec moi. Il y en a plein à l’étage.

    La mère d’Anthony lui prit la main et elle monta les marches avec entrain. Il semblait à Christelle que la maman d’Anthony était redevenue adolescente. Ses yeux pétillaient de gaieté comme si elle s’apprêtait à jouer un tour à son fils.

    Arrivées en haut, elles pénétrèrent dans la troisième chambre à gauche. La mère d’Anthony ouvrit une armoire remplie de maillots de bain. Christelle n’avait aucune envie de se mettre en maillot mais elle ne pouvait refuser cela à son hôtesse.

    C’était une chambre toute blanche. Un lit baldaquin trônait au milieu de la pièce. Cette chambre était digne d’une princesse.

    - Je vous attends en bas, informa la mère d’Anthony avant de s’éclipser.

    Une fois seule, Christelle se tourna vers l’armoire et se mit à la recherche d’un maillot. Il y en avait de toute sorte, de la plus petite à la plus grande taille, toutes les couleurs imaginables pour un seul type de maillot de bain. Elle prit un deux-pièces noir et l’enfila.

    En descendant les escaliers, elle vit la mère d’Anthony qui l’attendait en bas des marches.

    - Vous n’avez pas trouvé de maillot de bain qui vous plaise ?

    - Si, mais je l’ai sous mes habits.

    La mère d’Anthony devait avoir l’habitude de voir se pavaner à demi-nues les amies d’Anthony.

    - Très bien ! Venez, Anthony n’est pas très loin, dit-elle en lui prenant le bras.

    Elles traversèrent quelques couloirs et pièces qui rappelaient à Christelle les méandres d’un labyrinthe. La mère d’Antony s’arrêta devant deux portes-fenêtres ouvertes qui donnaient sur une piscine.

    - A tout à l’heure, souffla son hôtesse.

    - Vous ne restez pas ?

    - Non, je préfère laisser les jeunes entre eux.

    Elle tourna les talons et disparut avant que Christelle n’ait pu prononcer un mot. Elle était étrange mais tellement sympathique et gentille. Qu’allait dire Anthony ?

    Soudain, un mouvement suivi d’un bruit d’eau la tirèrent de ses pensées.

    Anthony.

    Celui-ci sortit de la piscine, ramassa sa serviette et commença à s’essuyer. Elle eut un choc. Elle ne s’attendait pas à assister à ce spectacle. Elle ne pouvait détourner les yeux de ce corps si viril, si puissant et si splendide. Il avait des pectoraux si bien dessinés, des abdominaux en tablette de chocolat, des cuisses si musclées. Elle l’imagina dans une salle de gym en train de se perfectionner. Elle ne pouvait pas l’observer indéfiniment ! D’un pas nonchalant, elle le rejoignit. Plus elle s’approchait de lui, plus le battement de son cœur s’intensifiait. Anthony, qui ne l’avait pas aperçue, s’allongea sur un fauteuil de plage.

 

    Anthony ferma les yeux. Quelle paix ! Il entendit alors des pas sur le carrelage et une ombre se forma devant ses yeux clos.

    - Dominika vous me gênez ! Pourriez-vous vous asseoir sur l’une des chaises, s’il vous plaît ?

    Il aurait souhaité avoir une journée paisible.

    Dominika, le nouveau mannequin et l’égérie de la marque Luciano, s’était mise en tête de lui mettre le grappin dessus. Comme tout homme, il avait été attiré par sa plastique irréprochable.

    Trois semaines auparavant, il l’avait invitée à dîner. Durant cette soirée, elle n’avait fait que parler d’elle. Elle était la meilleure, aucune personne ne lui résistait forcément, elle était sortie avec les plus grandes stars du cinéma américain comme Dean McCauley.

    Anthony l’avait donc écoutée d’une oreille distraite, priant que le repas se finisse le plus vite possible. Il avait donc refusé son invitation à passer la soirée chez elle par la suite. Et depuis, elle le pourchassait car elle n’admettait qu’aucun homme ne puisse lui résister. Chaque jour, elle trouvait un prétexte pour le voir. Et sa mère n’arrangeait rien en l’introduisant chez lui.

    - Dominika, vous me faites de l’ombre ! asséna-t-il sans ménagement.

    - Qui est Dominika ?

    Cette voix lui était familière. Il ne l’avait pas oubliée. Il n’y avait pas un jour où ses pensées ne se dirigeaient vers elle. Elle était différente des autres. Il aimait quand elle rougissait à ses moindres propos.

    C’était certainement une hallucination. Que ferait-elle là ?

    Il ouvrit les yeux et devant lui se tenait Christelle. Christelle, plus belle que jamais, auréolée de lumière par le soleil avec des cheveux de feu. Une vision de rêve. Christelle…

    L’objet de la discorde entre lui et Bobby…

    Aucune femme auparavant ne s’était interposée entre eux. Jamais, il n’avait été dans une colère noire pour une femme. Sauf pour Christelle. Il la sentait si proche et si éloignée à la fois. Que craignait-elle ?

    Avec Bobby c’était très différent. Il y avait de la complicité depuis le début et de la tendresse. Jamais Bobby ne s’était intéressé à une de ses conquêtes. Conquête n’était pas le mot qu’il aurait dû employer pour Christelle. Il ne l’avait pas encore conquise.

    - Que me vaut l’honneur de votre visite ?

    - Votre mère m’a gentiment invitée.

    - Ma mère est gentille mais elle se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas.

    Voulait-il lui faire comprendre qu’elle n’était pas la bienvenue ? Elle aurait mieux fait de s’abstenir de venir.

    - Prenez un siège, je vous en prie !

    Christelle avait envie de tourner les talons et de partir d’ici le plus vite possible. Cependant, ses jambes ne lui obéissaient pas. Elle restait plantée devant lui, sous son regard de braise.

    - Merci, fit-elle enfin.

    Au moment où elle prit place sur le fauteuil à côté de lui, Anthony se leva et entreprit de monter sur le plongeoir. Il fit un saut exceptionnel. Après avoir nagé un instant, il s’arrêta et la regarda.

    - Venez nager ! cria-t-il.

    - Je...

    - Vous n’avez pas de maillot de bain ? Demandez à ma mère ou à n’importe qui à l’intérieur de la maison !

    - Ce n’est pas cela, j’en ai déjà un. Votre mère a eu l’amabilité de m’en prêter un...

    - Mais ?

    - Mais je ne sais pas nager.

    Anthony fronça les sourcils et réfléchit.

    - Ce n’est pas grave, je vais vous apprendre. Il y a un début à tout. Venez…

    A contrecœur, elle se déshabilla sous le regard admiratif d’Anthony et s’assit au bord de la piscine. Anthony vint près d’elle, mit ses mains sur sa taille et la fit glisser dans l’eau. Sous l’emprise de la peur, elle mit les bras autour de son cou. Sur la joue droite d’Anthony se trouvait une grosse trace jaune et violette. Bobby ne l’avait pas raté. Devait-elle lui en parler ? Non, elle avait promis à Bobby de ne rien lui dire.

    - Mettez-vous sur le ventre ! Bougez vos bras et vos jambes !

    - Vous allez me tenir ?

    - Oui, ne vous inquiétez pas !

    Après une quinzaine de minutes de leçon, il voulut la lâcher mais elle se cramponna à lui.

    - Désolée, mais j’ai peur, s’excusa-t-elle. Ne me lâchez pas !

    - Pourquoi avez-vous aussi peur ? Il ne va rien vous arriver.

    - Cela ne s’explique pas. Depuis petite, j’ai toujours eu une phobie de l’eau.

    - Mon pauvre cœur…

    Le visage d’Anthony se rapprochait dangereusement du sien. Il l’embrassa ardemment. Cela faisait longtemps qu’elle attendait d’être embrassée, de sentir le corps si puissant d’Anthony contre le sien. Mais n’allait-il pas réagir froidement ensuite ? Il fallait qu’elle s’écarte, qu’elle s’éloigne de cet homme si séduisant et si dangereux à la fois. Il fallait mettre une certaine distance entre eux. Mais elle ne fit rien. Son corps se blottit contre lui.

    Au moment où leurs lèvres se rejoignirent, un homme vint les interrompre dans leur intimité. Il était brun, devait avoir le même âge qu’Anthony plutôt svelte que musclé et très mignon.

    - Anthony, miss...

    - Gordon, intervint Anthony en se rapprochant du bord et aidant Christelle à sortir de l’eau en lui tenant la taille.

    - Miss Gordon, je vous ai préparé du café.

    - Merci, murmura Christelle.

    - A votre service ! répondit-il en leur servant.

    - Merci, Allan.

    - A vos ordres, Anthony.

    - Ah, vous voici ! s’écria une voix perçante.

    Tous trois se retournèrent vers une femme blonde, grande, élancée et très belle. Elle était déjà vêtue d’un maillot de bain blanc et échancré au niveau de la poitrine jusqu’au ventre. Elle était sublime. C’était la première fois que Christelle voyait cette poupée russe en chair et en os. Son visage était angélique avec son petit nez. Elle avait des grands yeux émeraude scintillants. Ses cheveux mi bouclés, mi-raides tombaient jusqu’au milieu du dos.

    - Je me disais que c’était trop beau pour être vrai, remarqua Allan.

    - Pourquoi dites-vous cela ? demanda Christelle en fronçant les sourcils.

    - Quand vous connaîtrez Dominika, vous le saurez.

    Dominika, à l’instant même, s’assit sur l’un des fauteuils.

    - Qui est cette femme ? interrogea Dominika en scrutant Christelle d’un oeil perçant.

    Anthony n’ouvrit pas la bouche, ce fut Allan qui le fit à sa place.

    - Vous seriez morte de jalousie si je vous le disais.

    - Vous,  je ne vous ai rien demandé ! Je voudrais du café, s’il...vous...plaît, articula-t-elle irritée.

    - Je vais chercher une tasse tout de suite.

    - Comment vous appelez-vous ? questionna brusquement la jeune femme en se retournant vers Christelle.

    - Christelle Gordon.

    - Cela me dit quelque chose.

    Puis, elle se tourna vers Anthony.

    - Anthony, comment trouvez-vous mon parfum ? minauda-t-elle.

    - Lequel ?

    - Celui-ci, sentez, c’est nouveau !

    Anthony sentit le parfum. Il était si proche d’elle que Christelle en fut presque jalouse.

    - Le domaine du parfum n’est pas mon fort, avoua-t-il en prenant place sur le fauteuil près de Christelle.

    Allan revint deux minutes plus tard avec une tasse et la servit.

    - Je vais vous le dire, c’est...

    - Attendez, miss Dominika ! s’écria Allan en se penchant vers elle. Je le reconnais.

    - Ah oui ? Cela m’étonnerait vraiment ! J’ai fait un mélange entre deux parfums.

    - C’est ce que je disais. C’est « eau de toilette pour chien de chez vous ».

    Les yeux de Dominika semblaient lancer des éclairs.

    - Anthony ! Pourquoi autorisez-vous ce... ce domestique me parler ainsi ?

    Allan s’agenouilla devant Dominika, au grand étonnement d’Anthony, et lui prit la main.

    - Veuillez m’excuser Dominika… j’adore vous taquiner.

    Pour une fois, Dominika ne trouva rien à dire.

    Anthony ne savait pas si Allan avait vraiment le béguin pour Dominika ou bien si c’était une de ses stratégies.

    Anthony, pour se débarrasser de Dominika, avait demandé à Allan de se montrer infect avec elle de manière à ce qu’elle ne remette plus jamais les pieds chez lui. Anthony voulait simplement garder de bons rapports avec elle pour le travail.

    - Arrêtez de vous moquer de moi… Vous êtes…

    - Fou amoureux de vous, révéla-t-il en l’embrassant.

    Dominika reçut ce baiser sans broncher, les yeux grands ouverts. Lorsqu’Allan s’écarta d’elle, elle lui décocha une claque retentissante. La joue d’Allan devint toute cramoisie.

    - Je… je ne vous permets pas de me toucher, balbutia-t-elle avant de se lever et de partir avec dignité.

    Une fois Dominika hors de vue, Allan pirouetta vers eux et fit une courbette théâtrale.

    - Ma prestation était, je l’avoue, très bonne.

    Christelle le regarda avec surprise. Elle ne comprenait pas du tout ce qui se passait. Elle avait pensé qu’une scène d’amour romantique se déroulait sous ses yeux. Mais cela n’était pas le cas.

    - Que se passe-t-il ? l’interrogea-t-elle.

    - C’est une histoire très rocambolesque, intervint Anthony. Allan est chargé de la rendre folle afin qu’elle ne remette plus les pieds ici. Jusque-là, cela n’avait pas marché malgré tous ses efforts.

    - Et je me suis dit, qu’il fallait certainement changer de tactique avec elle, continua Allan. J’aurai peut-être droit à une augmentation, dit-il.

    Il s’éloigna en sifflotant.

    - En parlant de salaire, informa Anthony à Christelle, votre contrat est en préparation. Vous le recevrez d’ici deux jours.

    - Merci, Anthony !

    Christelle regarda sa montre. Il était temps de partir pour l’entrainement.

    - Je dois y aller. Il faut que j’entraine mon frère, ajouta-t-elle en quittant son siège. Elle s’essuya avec une serviette.

    Anthony ne disait mot mais ne manquait aucun mouvement de Christelle. Elle avait une façon de se sécher qui ne le laissait pas indifférent. Sa peau était douce, satinée et dorée. Tout en elle lui plaisait. Il pouvait boire toutes ses paroles sans s’ennuyer contrairement à Dominika.

    Ce fut une fois habillée qu’elle remarqua cet intérêt. Elle se mit à rougir.

    Elle tendit la main à Anthony.

    - A bientôt.

    Anthony prit sa main et l’attira vers lui. Elle bascula tout contre lui et elle reçut un baiser ardent.

    - A bientôt…

 

     Ces quelques heures passées avec Anthony avaient été merveilleuses, se remémorait Christelle en route vers le circuit. Ce bel Italien était d’une humeur changeante. Un coup, il était tout beau, tout gentil, tout mignon presque aimant, voire amoureux et l’instant d’après, il était dur, froid comme de la pierre et indifférent.

    Aujourd’hui, il fut encore un compagnon vraiment adorable.

    - Salut les gars ! Prêt pour faire une course Khaled ?

    - Ouais !

    Khaled était son coéquipier. Lui aussi était dans le secret d’état. Il l’avait vue dans les vestiaires se changer. Khaled était l’un des meilleurs pilotes qu’elle connaissait depuis deux années. Khaled était très connu. C’était un honneur pour Christelle d’être la coéquipière d’un tel homme. C’était également un très bon professeur car après l’avoir vu conduire, il lui donnait certains conseils qui la rendaient meilleure que jamais. Ben était toujours là au cas où Anthony ferait une apparition sur le terrain ainsi que pour faire remarquer sa présence auprès de tous les techniciens de l’écurie Luciano. Ben ramenait toujours avec lui ses cours pour réviser et se cachait dans les vestiaires.

    - Que le meilleur gagne ! lança Khaled au micro.

    Ils firent une course de trente tours. Tantôt, elle faisait le meilleur temps, tantôt c’était lui.

    - Tu ne t’es pas mal débrouillée. Tu me battras sûrement la prochaine fois ! la félicita Khaled lorsqu’ils sortirent tous deux du monospace pour se diriger vers les vestiaires, leurs cagoules toujours en place.

    - Inch’Allah.

    - Vous êtes extraordinaires ! s’écria Tom en les rejoignant. Espérons que vous ferez la même chose la semaine prochaine au Brésil !

 

    Christelle ouvrit la boite aux lettres et découvrit des tas de journaux de promotion ainsi que des factures et une lettre. La missive était spécialement destinée à son frère qui n’était pas là en ce moment.

    Elle posa le tas de courriers sur la petite table pour les consulter de plus près en buvant une bonne tasse de café.

    Son frère arriva quelques minutes après elle.

    - Déjà de retour ! Mais je croyais que tu en avais pour un certain temps à déménager l’appartement de ton copain.

    - Moi aussi, mais tout a été fait rapidement. Il y avait plus de monde que prévu.

    Il s’assit à côté d’elle.

    - Tiens ! Il y a une lettre pour toi.

    - Ah ? Je me demande ce que c’est !

    Il ouvrit et parcourut la lettre. Son visage devenait livide au fur et à mesure de sa lecture.

    - Qu’y a-t-il ? interrogea Christelle.

    - Un problème… La saison commence bien la semaine prochaine ?

    - Oui et alors ?

    - Mon examen se déroulera en même temps que la saison de Formule 1.

    - Tu plaisantes ?

    Il n'en avait pourtant pas l'air. Elle lui prit la lettre des mains et la lut. Il avait raison. Pourquoi n'était-ce pas une blague ? Qu’allait-elle faire sans Ben ?

    - Je suis désolé mais cela ne durera seulement que deux semaines, finit par dire Ben.

    - Ce n'est pas ta faute, il faut que je trouve une solution. Comment expliquer à Anthony ton absence alors que je conduirais ?

    Elle lui rendit la lettre et monta dans sa chambre.

    Il fallait trouver une solution et vite !

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