Chapitre 1

Chapitre I

 

Paris (France), vendredi 14 août 2009

     Une chaleur étouffante se faisait ressentir sur l’avenue des Champs-Élysées dans le huitième arrondissement de Paris en ce mois d’août. Mondialement connue pour ses cinémas, ses boutiques de luxe, ses cafés, ses restaurants et ses lieux de spectacle comme le Lido, l’avenue des Champs-Élysées était considérée comme l’une des plus belles de Paris. L’avenue commençait Place de la Concorde pour s’arrêter à l’Arc de triomphe avec un total de mille neuf cents mètres de long. Son nom était tiré d’un des quatre lieux des enfers dans la mythologie grecque. C’était là-bas que séjournaient les âmes vertueuses. Il y régnait la joie, le bonheur et un éternel printemps.

    En effet, beaucoup de personnes marchaient tout en dégustant des glaces à l’italienne afin de se rafraîchir. Les terrasses étaient bondées de monde. Les rires et les sourires étaient au rendez-vous.

    Nadia plongea sa cuillère dans sa glace Häagen-Dazs et savoura l’onctueuse fraicheur du parfum exotique à la mangue sur son palais.

    Nadia était une habituée des grandes vagues de chaleur. L’atmosphère était suffocante sur la région parisienne avec les trente-trois degrés annoncés par la météo. Les milliers de voitures circulant sur l’avenue n’arrangeaient pas les choses. Même le parasol sur la terrasse chic de la boutique Häagen-Dazs ne semblait pas atténuer la touffeur.

    Elle n’allait pas tarder à quitter cette ville et même le pays. Son avion décollait dans quelques heures. Et en ce moment, elle profitait de la compagnie de ses amis. Il n’y avait que des jeunes couples. Seules sa meilleure amie Adeline et elle-même étaient encore célibataires.

    La grande tablée se composait de dix personnes : ses anciens amis de l’université, Samantha, Christelle et Christian accompagnés respectivement de leurs conjoints Byron, Anthony et Stéphanie. Sans oublier Shéhérazade et son mari Greg.

    Deux hommes d’une trentaine d’années s’arrêtèrent devant leur table. L’un était très grand et mince et le deuxième faisait une tête de moins que son ami et un peu plus en chair.

    - C’est pas possible ! Ce sont les Luciano !

    Les intéressés sourirent à cette exclamation du jeune homme qui devait avoir leur âge.

    - Excusez-nous de vous déranger, mais pourrait-on avoir des autographes ? Nous sommes de fervents admirateurs depuis votre victoire au championnat, s’adressa-t-il à Christelle. Vous aussi, monsieur Luciano. Vos voitures nous font rêver.

    - C’est aimable à vous de nous dire cela, répondit Christelle en français avec son plus charmant sourire.

    Christelle sortit deux petits cartons de bristol blanc. Elle les avait toujours sur elle pour ce genre d’occasion. Elle ne se lassait jamais de signer des autographes.

    Elle écrivit un mot pour chacun puis signa. Elle les tendit ensuite à son mari pour qu’il l’imite.

    - Merci, merci beaucoup ! remercia le même homme avant de partir, tout heureux, avec son ami.

    Christelle était mondialement connue. L’année précédente, elle avait été championne du monde de formule 1. Elle avait été l’un des pilotes de l’écurie Luciano. Et Anthony Luciano était le P.D.G. des célèbres voitures du même nom.

    Nadia n’avait pas assisté à cette performance pour l’unique et bonne raison qu’elle ne suivait pas ce genre de sport. Et puis, Christelle durant toute la saison s’était fait passer pour un homme. Très peu de personnes connaissaient la raison de son subterfuge. A présent, elle était commentatrice car elle voulait se consacrer pleinement à sa vie de famille. Elle était revenue à Paris car, le lendemain, elle devait justement commenter les essais sur le circuit de Magny-Cours.

    Nadia sourit rêveusement en voyant Christelle poser la main sur son ventre. Christelle était enceinte de six mois. Son mari lui dédia son plus beau sourire.

    Anthony était si beau qu’il aurait pu être le top model au masculin. Beaucoup de femmes se retournaient ou lui souriaient en l’apercevant mais il n’avait d’yeux que pour sa superbe épouse.

    C’était la première fois depuis plusieurs années que Nadia revoyait son amie. Après leurs années universitaires, elles avaient perdu le contact. Chacune était rentrée dans son pays d’origine.

    Samantha avait donc réuni tous les amis afin de passer un après-midi ensemble.

    Une vendeuse de la bijouterie Cartier recula d’un pas lorsque la porte de la boutique se referma sur un jeune homme.

    Il était vêtu d’un jeans, assez large, coupé à certains endroits des cuisses. Un marcel blanc moulait un torse d’acier. Les pectoraux et les bras musclés ne pouvaient être mieux valorisés.

    Son visage était à moitié dissimulé par une casquette de couleur rouge et des lunettes de soleil noires.

    Ce n’était pas vraiment le genre de client que recevait généralement la joaillerie. Comme Laurence ne faisait aucun geste pour l’accueillir, une autre vendeuse s’approcha de lui sans méfiance.

    - Bonjour Monsieur, puis-je vous aider ?

    - Bonjour, je cherche un bijou spécial pour une femme très spéciale.

    Laurence nota qu’il avait un léger accent.

    Elle suivit l’homme et sa collègue du regard.

    L’homme enleva sa casquette et ses lunettes afin de se sentir plus à l’aise.

    Il avait peu de cheveux sur son crâne. Il les avait fait tondre au plus près de sa tête comme les jeunes de banlieue. Ses yeux étaient d’un bleu clair profond et son regard était doux. Une gueule d’ange avec un sourire à faire craquer les plus blasées.

    Laurence eut la chair de poule. Elle avait déjà vu cet homme à la télé. Il était encerclé par la police et il était menotté.

    Voulait-il à présent voler des bijoux ?

    Il était pourtant d’un calme olympien. Et sa collègue qui ne se doutait de rien ! Elle rougissait à chacune de ses paroles et le dévorait du regard.

    Laurence s’approcha d’un des boutons de l’alarme silencieuse et l’actionna afin de prévenir la police. Le vigile avait les yeux rivés sur l’homme mais ne semblait pas vouloir faire son boulot.

    L’homme s’était penché sur un plateau que sa collègue avait sorti. Son sourire charmeur s’intensifia. Il prit un collier qu’il posa délicatement sur une de ses paumes.

    - C’est un modèle unique, précisa la vendeuse.

    - Parfait…

    - Et il est aussi hors de prix avec cet énorme diamant de plusieurs carats, intervint Laurence pour gagner du temps.

    L’homme hocha la tête.

    - Y’a-t-il le bracelet et les boucles d’oreille ? s’enquit-il.

    - Vous ne souhaitez pas en connaître le prix ? interrogea Laurence.

    - Je le saurai au moment de payer, répondit-il en riant.

    Nadia retourna son poignet droit afin de jeter un regard sur le cadran serti de diamant de sa montre en or. C’était le dernier cadeau que lui avaient offert ses parents pour son anniversaire.

    Le temps passait trop vite. Son avion partait dans deux heures. Il fallait se rendre à l’aéroport d’Orly. Elle n’avait heureusement aucun bagage à enregistrer. Tous ses effets personnels étaient à un hôtel sur Paris qui appartenait à sa famille. De plus, elle arriverait plus vite en moto qu’en taxi.

    Elle ne voulait pas quitter ses amis qu’elle venait à peine de retrouver. Beaucoup d’anecdotes d’université ressurgissaient.

    Nadia se sentait si libre avec eux. Elle redevenait une femme normale. Personne autour de cette table ne lui enviait sa position sociale. Le protocole n’était pas de mise avec eux.

    L’homme de la bijouterie était en train de courir sur l’avenue des Champs-Élysées. Il transpirait avec cette chaleur. Il évita de justesse un homme d’une soixantaine d’années très squelettique, habillé en golfeur, qui se laissait entraîner par son rottweiler. Il dépassa le Quick puis le Lido. Un taxi se trouvait de l’autre côté de l’avenue.

    Il traversa immédiatement la rue en prenant soin d’éviter les voitures en circulation qui le klaxonnaient. Alors qu’il atteignait le taxi, un homme s’y faufila à toute vitesse.

    Ce n’était pas son jour de chance !

    Il continua de courir sur l’avenue en guettant un autre taxi et en regardant par-dessus son épaule.

    Ses nombreux poursuivants gagnaient du terrain. Ils étaient à quelques mètres de lui. Sa valise à roulettes l’encombrait. Il devait s’en débarrasser. Elle ne contenait que ses vêtements et ceux-ci pouvaient être remplacés. Tous ses papiers étaient dans la sacoche qu’il portait en bandoulière. Il lâcha la poignée et la valise tomba à terre dans un bruit sec qui fit retourner certaines personnes de part et d'autre des terrasses. Il toucha la sacoche. Les boîtes contenant la parure de bijoux s’y trouvaient.

Il n’aurait pas dû enlever sa casquette et ses lunettes. On l’avait reconnu.

    Une jeune femme brune courait derrière tout le monde. Elle ne quittait pas des yeux l’homme à la casquette qui s’enfuyait. Elle toucha sa veste fine sur le côté gauche. Son révolver, qui y était dissimulé, serait certainement utile. Il ne fallait pas le perdre de vue. Elle avait fait un long voyage pour le surveiller…

    Nadia regarda encore sa montre. Elle ne devait pas être en retard.

    - Il faut que je parte les amis. On se reverra bientôt, promit-elle en embrassant tout le monde.

    - Je t’accompagne, dit Adeline.

    Adeline était l’une de ses deux meilleures amies. Elle avait vingt-cinq ans tout comme elle. Adeline avait une remarquable chevelure châtain naturellement bouclée à l’anglaise qui lui tombait jusqu’aux épaules. Nadia la dépassait largement d’une tête. Adeline avait encore quelques rondeurs dues à son obésité mais elle avait perdu plusieurs dizaines de kilos en deux ans. Nadia la trouvait superbe vêtue d’un pantalon blanc en lin et d’un débardeur azur.

    Les deux jeunes filles se dirigèrent vers la moto de couleur noire en face de la boutique. Nadia l’avait achetée dans la semaine afin d’éviter les bouchons dans la capitale.

    - Tu ne peux vraiment pas rester encore une heure ? insista Adeline.

    - Tu sais très bien comment cela s’est passé la dernière fois que j’étais en retard.

    - C’est vrai que le grand seigneur et maître Abdalli va se mettre dans tous ses états.

    Nadia et Adeline rirent au souvenir du précédent voyage de Nadia.

    Un mois auparavant, Nadia avait raté son avion à cause des embouteillages. Manque de chance, son téléphone portable n’avait plus de batterie pour avertir ses parents. Savaient-ils quand elle rentrerait ? Ils étaient si débordés qu’ils ne prêteraient aucune attention à ce retard de quelques heures. Du moins, c’était ce qu’elle avait supposé. Ses frères étaient constamment en retard et les parents n’y prenaient pas garde. Pourquoi pas elle ?

    Haussant les épaules, elle avait réservé une place pour le prochain départ vers l’Algérie. L’avion ne partant que six heures plus tard, elle avait patienté en achetant un livre de poche. Elle avait fait quelques emplettes dans une parfumerie et avait discuté avec une famille qui habitait à quelques kilomètres de chez elle.

    Arrivée au pays, sa voiture personnelle l’attendait dans un parking privé. Elle avait proposé à la famille de les déposer dans leur village. Elle devait passer par Feraoun pour se rendre dans son village, Iadnanene.

    Quand elle avait pénétré dans le salon, elle avait vu ses parents entourés de policiers.

    - Mais que se passe-t-il ? avait-elle demandé.

    Son père s’était avancé vers elle et l’avait prise dans ses bras. C’était la première fois qu’il réagissait ainsi. Lorsqu’il s’était écarté d’elle, son visage, un instant radieux, était devenu coléreux.

    - Où étais-tu passée ? Je t’ai appelée des centaines de fois mais je tombais continuellement sur ton répondeur. Ne pouvais-tu pas appeler !

    Sa mère s’était approchée de Nadia et l’avait également prise dans ses bras. Sa mère tremblait de frayeur. Elle avait fait une peur bleue à ses parents.

    Les policiers étaient là pour elle. Elle s’était rendu compte que sa vie ne serait jamais comme les autres. Un grand nombre de contraintes régissaient sa vie et l’interdisaient de faire ce qu’elle voulait.

    Nadia s’était retournée vers les policiers.

    - Merci de vous être déplacés. Je suis désolée…

    Sur un signe de la tête du père de Nadia, les hommes étaient sortis sans un mot.

    Une fois la porte refermée, Nadia avait regardé son père droit dans les yeux.

    - Pourquoi lorsque Reyes et Abdel-Hamid sont en retard et qu’ils ne préviennent pas, tu ne leur dis rien ?

    - Ce n’est pas la même chose. Ce sont des garçons.

    Combien de fois, son père lui avait dit cela ! Elle en avait plus qu’assez d’être à ses yeux une simple femme… une faible femme.

    Les yeux de Nadia avaient semblé lancer des éclairs à son père. Sa mère lui avait pressé la taille de sa main droite. Elle ne voulait pas que Nadia s’emporte contre son père. Mais elle avait feint de ne pas comprendre. Si sa mère préférait se soumettre à son père, c’était son problème. Nadia n’était plus une enfant !

    - Parce que je suis une fille ! Tu te moques de moi ! s’était-elle emportée.

    Son père s’empourpra à cette rebuffade.

    - Comment oses-tu …

    - Et toi, comment oses-tu dire cela ! avait-elle répété hors d’elle.

    Sa mère l’avait lâchée. Elle détestait les entendre se disputer.

    Nadia s’était dirigée vers la porte et l’avait ouverte pour sortir de la pièce. Elle s’était retrouvée dans le grand hall et son père l’avait suivie.

    - Nous n’avons pas fini ! avait-il crié.

    Nadia ne l’avait pas écouté et avait monté les marches de l’immense escalier.

    - Tu es si obtus que tu n’écouteras rien. Je vais me coucher, je suis fatiguée.

    - Pourquoi n’es-tu pas comme ta sœur ? Elle est si calme.

    Nadia s’était immobilisée en plein milieu de l’escalier et avait fixé son père.

    - Arrête de nous comparer ! Je ne serais jamais comme elle. Je ne serais jamais arrivée où j’en suis en me comportant comme elle. Il faut bien que l’une de nous se rebelle !

    Nadia reprit son ascension.

    Elle ne vit pas son père la regarder avec fierté et admiration. Cependant, il n’avait pas voulu avoir le dernier mot.

    - Heureusement que je suis ton père… si tu avais eu affaire au roi, je t’assure que tu aurais passé un mauvais quart d’heure. Je ne sais pas ce qui me retient de te faire porter le voile !

    Nadia embrassa une dernière fois son amie en riant.

    Un bruit lui fit tourner la tête. Un homme courait dans leur direction. Il n’y avait pas que lui, car d’autres personnes semblaient le pourchasser. Il avait lâché sa valise pour mieux les distancer.

    Nadia sentit la pitié monter en elle. Tout le monde le regardait passer sans réagir.

    Nadia s’empressa de prendre le casque d’Adeline sur la table. Alors qu’il se trouvait à quelques pas d’elle, elle lui jeta le casque et mit le sien.

    - Mettez-le ! Dépêchez-vous ! cria-t-elle quand elle le vit hésiter.

    Elle enfourcha la moto sans plus attendre. Elle sentit quelques secondes plus tard, l’homme derrière elle. Il serra sa taille pour se cramponner.

    D’un dernier signe de la main, elle salua ses amis ahuris et démarra la moto.

    Adeline était abasourdie par l’homme qui venait de monter sur l’engin. Elle l’avait reconnu quand il s’était tourné vers elle en lui passant sa casquette et ses lunettes de soleil. Elle aurait voulu prévenir Nadia mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle était stupéfiée…

    Nadia se rendait compte qu’elle avait agi sur un coup de tête sans penser aux conséquences.

    Derrière elle se trouvait un homme qu’elle ne connaissait pas. Un inconnu poursuivi par une horde d’adolescents.

    Avait-il fait quelque chose de mal ? Qui était vraiment la victime ? Avait-elle fait le bon choix ?

    L’homme souffla. Il avait eu chaud !

    Il était à présent sauvé. Son plan n’avait pas marché. On l’avait reconnu à la bijouterie à l’instant même où il avait retiré sa casquette. L’une des vendeuses avait prévenu la police en appuyant sur l’alarme silencieuse.

    A peine était-il devant la porte extérieure de la joaillerie qu’on le pointait du doigt. Il n’avait pas eu de temps à perdre. Il avait remis sa casquette et ses lunettes puis s’était précipité à la recherche d’un taxi.

    La jeune femme s’arrêta à proximité des jeunes gens qui se bataillaient pour la valise abandonnée. La valise n’avait aucun intérêt à ses yeux. Elle suivit la moto du regard et haussa les épaules. Elle vit un taxi à quelques pas et s’y engouffra sans prendre la peine de s’excuser auprès du couple qui l’avait hélé en premier.

    - A l’aéroport d’Orly !

    Nadia suivit l’Avenue des Champs-Élysées puis prit à droite Place de la Concorde. Elle continua sur le Pont de la Concorde pour tourner à gauche sur le quai d’Orsay.

    Nadia s’arrêta en plein feu rouge.

    - Vous êtes hors de danger à présent. Vous pouvez descendre.

    - Merci beaucoup… J’ai une petite faveur à vous demander. Pourriez-vous me déposer à l’aéroport d’Orly ? Bien sûr, je vous dédommagerai. Je vais rater mon avion sinon.

    Nadia haussa les épaules. Son argent, elle n’en avait que faire. Elle devait se rendre là-bas. Ce n’était pas son genre de refuser son aide à une personne.

    Sa gentillesse la perdrait !

    - Pas de problème ! Je dois m’y rendre.

    Pourquoi allait-il à l’aéroport ? Avait-il fait quelque chose de mal ? Pourquoi avait-il fallu qu’elle réagisse aussi vite sans penser aux conséquences ? Elle pourrait refuser. Elle n’était pas dans l’obligation d’accepter. Etait-il armé ? Elle n’avait pas la bonne position pour réagir. Il valait mieux faire ce qu’il demandait. Peut-être qu’il n’avait rien à se reprocher. Et puis, il ne lui avait pas demandé à être là non plus.

    Elle roula sur le Boulevard Saint-Germain puis le Boulevard Raspail. Elle arriva sur la Place Denfert-Rochereau à droite. De là, elle rejoignit l’Avenue du Général Leclerc et ensuite Place du 25 Août 1944. Elle prit à gauche l’Avenue de la Porte d’Orléans et le Boulevard Romain Rolland. Elle sortit du quatorzième arrondissement de Paris pour prendre l’autoroute A6a en direction d’Orly. Elle connaissait par cœur la route et savait où se trouvaient les deux radars limitant la vitesse à 90 km/h. Une fois ceux-ci passés, elle suivit l’autoroute A106. Elle entra dans Paray-Vieille-Poste l’avenue de l’Aéroport et se dirigea vers l’aérogare.

    Elle gara sa cylindrée dans un box du parking. Elle n’avait aperçu personne alentour. Ils étaient seuls dans cette partie de l’aéroport.

    Elle descendit après l’inconnu. Elle enleva son casque qui retenait ses longs cheveux noirs. Elle se retourna vers l’homme qui lui tendit l’autre casque. Elle remarqua qu’il avait de belles mains. Elle prit le deuxième casque et se décida enfin à le regarder.

    Un frisson lui parcourut le dos. Elle recula d’un pas sous l’effet du choc.

    L’homme était très beau avec ses cheveux coupés très court et ses yeux bleu très clair. Il avait une mâchoire volontaire. Son corps était musclé et svelte.

    Elle le connaissait pour l’avoir déjà vu. De plus, il était connu à travers les médias. Jamais, elle n’aurait pensé se retrouver, là, avec lui. C’était l’un des hommes les plus recherchés et les plus traqués.

    Dean McCauley !

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Commentaires (4)

1. limanta Maliki 19/02/2012

c'etait cool!!!!!!!! merci infiniment

2. MAJDA Adini 28/06/2012

j'aime beaucoup

3. nadine (site web) 08/11/2012

tres interaissant

4. pathy 19/03/2014

nice!

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