Chapitre 11

Chapitre XI

 

Los Angeles, jeudi 27 août 2009

     Nadia et Dean traversèrent les studios d’Hollywood en voiture. Dean saluait toutes les personnes qu’ils rencontraient. Et il y en avait énormément.

     Il stationna sa décapotable Luciano gris métallisé près d’un grand bâtiment de même couleur mais ternie par le temps. Ce dernier ressemblait beaucoup à un entrepôt.

     Les époux pénétrèrent à l’intérieur. Dean fit visiter à Nadia les différents plateaux de la série qu’il était en train de tourner.

     Ils débouchèrent dans un secteur où beaucoup de gens regardaient dans une seule et même direction.

     - Ils sont en train de filmer, murmura Dean.

     Une femme en robe de chambre, assise sur un canapé, fumait une cigarette. Un homme faisait les cent pas devant elle. Il fulminait. La jeune femme bondit sur ses pieds et interrompit le grand gaillard en lui martelant la poitrine de coups de poing. L’homme la fit se rasseoir d’une simple paire de gifles. Les mains cachant son visage, la rousse pleura tout son soul.

     - Coupé ! C’est dans la boîte ! hurla une personne.

     A ces mots, Dean s’approcha des cameramen et autres techniciens.

     - Regardez qui voilà ! s’écria un homme.

     - Salut la compagnie ! s’exclama Dean.

     - Ponctuel pour le maquillage.

     - Oui, mais je voudrais d’abord vous présenter Nadia.

     Un cercle se forma autour d’eux.

     - Depuis quand ramènes-tu tes conquêtes ? s’enquit la comédienne sur le plateau.

     - Depuis mon mariage.

     - Peux-tu répéter ? interrogea quelqu’un.

     - Vous avez bien entendu…

     - Quand et où ? questionna la jeune femme.

     - Samedi, en Algérie.

     - C’est une blague! s’écria un autre.

     - Non, je vous assure. Nadia est ma femme.

     Un silence suivit cette affirmation. Les visages inconnus s’orientèrent vers elle. Dean, sentant son malaise, attira de nouveau l’attention vers lui.

     - Si cela ne vous dérange pas, elle assistera au tournage aujourd’hui.

     Le réalisateur acquiesça de la tête.

     La jeune actrice s’avança vers Nadia et lui tendit la main. Nadia la reconnut immédiatement, c’était Prisca Armyanski. Elle était de plus en plus populaire grâce à la série en cours de tournage.

     - Enchantée, dit-elle. Mais parle-t-elle anglais ? ajouta-t-elle en se tournant vers Dean.

     - Oui, répondit Nadia. Je me débrouille très bien.

     - Je peux te parler en privé, Dean ? demanda Prisca.

     -  Je vais faire un tour, dit Nadia, j’ai aperçu des équipements familiers.

     Sans leur laisser le temps de répondre, Nadia s’approcha des caméras vendues par son entreprise. Elle caressa de ses deux doigts le socle lisse et miroitant. Elle vit à travers Dean et Prisca si proches l’un de l’autre. Très proches même, semblables à deux amants désireux de s’isoler.

     Dean serait-il amoureux de cette talentueuse actrice ?

     Dean se rapprocha de Prisca pour mieux entendre son murmure.

     - Tu as épousé une algérienne ! émit-elle sur un ton de reproche.

     - C’est ce qu’il me semble, confirma ironiquement Dean.

     - Mais si tu voulais une femme soumise qui exécute tes moindres caprices, tu aurais dû engager une domestique.

     - Tes plaisanteries sont de mauvais goût, Prisca, riposta Dean.

     - Je crois avoir touché un point sensible. Mais pourquoi ? Tu ne m’as jamais parlé d’elle.

     Prisca était une gentille fille. Aucune méchanceté n’émanait d’elle. Dean s’était laissé séduire par cette jeune femme rayonnante qui lui avait tant fait penser à Nadia par sa gentillesse et son innocence. Mais finalement, aucun amour ne l’avait suffisamment lié à elle au point de l’épouser. Il avait préféré être honnête et rompre. Prisca, qui ne lui en avait aucunement voulu, était restée une amie très proche.

     - Effectivement, je ne t’ai jamais parlé d’elle. Je ne t’ai jamais raconté mon passé en détail.

     Dean fit un récit de son enfance au palais et mit en avant l’importance de Nadia dans sa vie.

     - Nous nous sommes perdus de vue et nos retrouvailles nous ont fait comprendre qu’il y avait plus que de l’amitié, conclut-il.

     Prisca jeta un coup d’œil vers la femme de Dean.

     - C’est une très belle femme comme dans les contes de fées. Je suis heureuse pour toi ! bénit-elle en le prenant dans ses bras comme l’aurait fait une sœur.

     La sincérité de Prisca ébranla le jeune homme.

     Non loin d’eux, trois jeunes techniciens entouraient son épouse. Elle les subjuguait littéralement. Ils buvaient littéralement chacune des paroles de son épouse, inaudibles pour lui. Dean en devenait jaloux.

     Un jeune homme s’avança vers Nadia pour l’avertir.

     - S’il vous plaît, ne touchez pas, c’est très fragile ! s’exclama-t-il.

     Nadia le toisa ironiquement.

     - Voulez-vous dire que je pourrais casser ce genre de matériel ?

     - Heu… non, non, mais… je…

     Nadia lui sourit en signe de bienveillance.

     - Ces caméras sont adaptées à toutes sortes de situations, l’interrompit Nadia. Bien sûr, il ne faut pas non plus s’amuser à le jeter du haut d’un immeuble. Mais par contre, vous obtiendriez une meilleure définition en modifiant ces paramètres.

     Le jeune homme suivit le doigt de Nadia qui tripotait la caméra.

     - Mais comment connaissez-vous ce procédé ? l’interrogea-t-il surpris.

     - Je travaille chez Aïken. Je suis ingénieure, mentit-elle à moitié.

     - Super ! Venez les gars ! cria-t-il à l’intention de deux autres techniciens.

     Nadia répondit aux questions des techniciens sur les nouvelles technologies que la société Aïken sortirait dans quelques mois.

     - Où est Dean ? Il faut qu’il se prépare à jouer ! hurla le réalisateur.

     Nadia chercha Dean du regard et l’aperçut dans les bras de Prisca. Avait-elle brisé un couple ? Elle ressentit un pincement au cœur comme lorsqu’elle avait perdu Ali. Elle songeait toujours à ce dernier. Ses sentiments pour lui ne s’effaceraient pas aussi vite.

New York, lundi 31 août 2009

     Un taxi déposa Nadia et Steve devant un immeuble de dix étages sur Lexington Avenue à New York où s’engouffrait une foule d’employés.

     Deux semaines auparavant, Nadia était venue ici pour une réunion importante concernant son entreprise. Généralement, elle y faisait un saut tous les deux mois, gérant sa société depuis l’Algérie avec tous les moyens informatiques dont elle disposait. Et puis Devianee était là-bas pour surveiller la bonne marche d’Aïken. Devianne avait toute sa confiance. Profitant que Dean était constamment en tournage et qu’elle ne faisait rien de ses journées, elle avait décidé de se rendre ici pour avoir un semblant d’activité. En Algérie, elle donnait des cours et s’occupait d’associations. Mais à Los Angeles, elle ne savait pas quoi faire.

     Steve l’accompagnait sous l’ordre de Dean. Il ne souhaitait pas que Nadia fasse un pas toute seule.

     Après leur retour du tournage, le majordome avait remis une enveloppe rose au couple contenant cette phrase avec le même mode opératoire: Je ne suis pas très loin.

     Traînant leurs valises, ils pénétrèrent dans l’immeuble. Ils se dirigèrent vers le poste de sécurité où deux hommes et une femme en uniforme accueillaient les visiteurs.

     - Bonjour, Dan. Je souhaiterais un badge visiteur, s’il vous plaît.

     - Bien, Mademoiselle. J’espère que vous avez fait bon voyage.

     Nadia ne le reprit pas bien que son solitaire et son alliance brillaient à son annulaire.

     - Très bon, merci, répondit-elle.

     Steve compléta la feuille signalant sa présence sur le site et reçut un badge blanc où était inscrit un grand « V » en noir.

     Ils prirent l’ascenseur jusqu’au troisième. A l’ouverture des portes, une secrétaire accueillait les nouveaux venus.

     - Bonjour, Cherry.

     - Bonjour, Mademoiselle… Tout le monde est dans la salle de conférence pour la réunion.

     - Merci. Pouvez-vous m’appeler Mademoiselle Meyers et lui dire de me rejoindre dans mon bureau, s’il vous plaît… Entrons, ajouta-t-elle à l’adresse de Steve.

     Steve pénétra dans une pièce assez vaste. Un imposant bureau en acajou était placé au milieu de la pièce, au-dessus d’un tapis persan.

     - Asseyez-vous, je vous en prie, proposa Nadia en lui présentant un fauteuil en cuir noir, à droite du bureau.

     Un canapé, deux fauteuils en cuir blanc, un mur tapissé de livres en tous genres semblaient détendre les gens dans une pièce faite normalement pour accueillir les personnes sans concession.

     Steve nota au passage sur le bureau plusieurs cadres.

     - Puis-je les regarder ?

     - Je vous en prie, accepta-t-elle.

     - Est-ce votre père ? demanda-t-il en pointant son doigt sur l’homme corpulent.

     - Oui, ainsi que ma mère, mes deux frères et ma sœur à ses côtés.

     - Je ne les imaginais pas ainsi… Qui sont cet homme et ce bébé dans ses bras ? interrogea Steve en prenant un autre cadre.

     - Mon beau frère et mon petit neveu, répondit-elle sans regarder.

     - Et lui ?

     Nadia visualisa le cadre où le visage souriant d’un seul homme apparaissait.

     « Ali, l’homme que j’aimais », songea-t-elle tout bas.

     Elle décida de se débarrasser du cadre lorsque Steve s’absenterait. Devianee n’avait pas osé le retirer de son bureau.

     - Un cousin éloigné, finit-elle par dire avec une certaine tristesse dans la voix.

     Après deux brefs coups donnés à la porte, Devianee fit son entrée. Grande et élancée dans son tailleur-pantalon, la mauricienne était splendide.

     - Hello, Nadia ! s’exclama-t-elle en l’embrassant.

     - Salut, Dévie… Devianee, je te présente Steve. Steve est un ami de Dean. Et Devianee, ajouta-t-elle à l’intention de Steve, est une de mes meilleures amies.

     - Heureux de faire votre connaissance, dit Steve.

     - Egalement… Et que puis-je pour toi ? demanda Devianee en se tournant vers Nadia.

     - Peux-tu faire visiter la société à Steve, s’il te plaît ? Je dois m’occuper de certains documents.

     Devianee dévisagea un instant le beau Steve. Elle paraissait hésiter. Nadia eut l’impression qu’elle allait refuser. Sa meilleure amie ne voulait pas se retrouver seule avec ce beau spécimen. Elle évitait depuis quelques mois toute intimité de près ou de loin avec la gent masculine. Devianee avait subi un affreux échec amoureux et ne s’en était pas encore remise. Depuis, Nadia se désolait pour son amie. Mais à cet instant, il s’agissait de montrer les locaux à l’ami de Dean.

     - Qui mieux que toi peut lui montrer notre société ? Steve aime beaucoup nos produits et s’intéresse de près à ce que nous faisons… Bon, je dois m’y mettre à présent, à tout à l’heure, conclut-elle.

     Prenant place à son fauteuil, elle commença à feuilleter les documents. Un coup d’œil à Devianee, lui apprit son mécontentement.

     Nadia haussa les épaules. Devianee devait faire avec. Et puis, Steve était un gentil garçon. Nadia sourit et rectifia. Steve était un gentil garçon mais aussi un grand séducteur. Devianee n’aurait qu’à bien se tenir.

     Prenant son bloc-notes, Nadia traversa le couloir et rejoignit les douze personnes conviées dans la salle de réunion.

     - Bonjour ! lança-t-elle à toute l’assemblée en leur serrant la main tour à tour.

     Une fois fini, elle s’installa au bout de la table ovale vitrée. Chacun avait un dossier devant lui.

     - Ash, veux-tu bien commencer ?

     Un jeune homme mince de trente-cinq ans se leva et se mit à côté de l’écran de projection. Télécommande en main, il mit en marche le projecteur. Petit brun à lunettes, il faisait plutôt penser à un professeur d’école.

     - Dans les deux premières pages, je vous ai décrit dans les moindres détails les aspects financiers de l’entreprise. Inutile d’en discuter puisque c’était le sujet de notre ancienne réunion. A la page quatre, nous avons le graphe des bénéfices en fonction du temps. On s’aperçoit que les bénéfices s’accroissent de mois en mois, ce qui n’est pas une surprise pour tout le monde. Enfin, la probabilité pour les temps à venir sera positive. Nous ne subirons aucune baisse puisque la demande dépasse l’offre.

     - Cela est intéressant, intervint Nadia. Bruce ?

     Ash éteignit le projecteur et reprit sa place tandis que Bruce, l’opposé de Ash, se leva.

     - Je peux estimer d’après le travail fourni par Ash que nous pourrions édifier quatre succursales au minimum pour le moment, cela serait plus prudent.

     - Merci. Sobiny ?

     La jolie petite indienne se dressa à son tour.

     - J’ai fait mes recherches sur les différentes zones du monde et j’en ai retenu une dizaine. Si je prends les quatre premières zones industrielles, il y a Paris, Tokyo, Chicago et Singapour.

     - Merci. Quelqu’un veut-il faire un commentaire ? ... Personne ?... Bon, vous avez fait du bon boulot. Je voudrais que vous me fassiez un rapport. Vous avez trois jours. La réunion peut donc prendre fin. Bonne journée.

Los Angeles, mardi 2 septembre 2009

     Dean posa les clefs de sa voiture dans la boîte prévue à cet effet près de la porte du garage qui donnait sur le vestibule. Il traversa ce dernier et monta les escaliers par deux. Bien que physiquement épuisé par cette longue journée qui avait débuté aux aurores, il était d’attaque pour s’octroyer une heure de musculation. Le sport pour Dean était une drogue quotidienne. Généralement, il alternait chaque jour un sport différent : vélo, footing, musculation, piscine.

     Le silence régnait dans la demeure. Une sensation présente de vide l’opprima. Depuis quelques jours, il fallait se l’avouer, Nadia avait pris une place importante dans sa vie. C’était son rayon de soleil qui lui faisait oublier momentanément cette douleur.

     Il poussa la porte de sa chambre entrouverte. Il s’arrêta sur le seuil. Samira farfouillait dans ses tiroirs.

     - Samira, je peux vous être d’une quelconque utilité ?

     La jeune femme sursauta et fit volte-face.

     - Bonjour, Monsieur McCauley. Vous pouvez m’aider effectivement. Je cherche des documents que Nadia aurait laissés ici. Il faut que je lui faxe.

     - Il n’y a aucun effet personnel à Nadia dans cette chambre. Viens avec moi.

     Lorsque Samira fut dans le couloir, Dean ouvrit la porte en face.

     - Ici, Nadia a plus d’espace pour mettre tout ce qui lui appartient, expliqua-t-il. C‘est mieux que de partager une chambre à deux.

     Samira acquiesça.

     - Merci. Nadia n’avait pas précisé que c’était dans cette pièce. Je pensais que tout était dans votre chambre.

     Dean la laissa avec un sentiment d’appréhension.

     De retour dans sa chambre, il se dévêtit et enfila une tenue de sport. Après avoir déposé ses vêtements dans le panier à linge, il traversa le couloir pour atteindre la dernière salle dédiée à la musculation.

     Tout en soulevant l’altère en développé-couché, il songea à l’attitude de Samira. Ne savait-elle pas que Nadia avait son propre dressing et bureau ? Pourquoi avait-elle sursauté ? L’avait-il surprise en train de fouiller dans ses affaires ou bien avait-elle eu simplement peur ? Réaction tout à fait légitime vu sa brusque apparition.

     Et si l’auteure des lettres n’était autre que Samira ? Elle se trouvait bien en Algérie lorsqu’il recevait les lettres.

     Dean encastra l’altère sur son support.

     Il devenait paranoïaque. Mais en même temps, il avait appris à être prudent.

New York, mercredi 3 septembre 2009

     Nadia était penchée sur un papier blanc et griffonnait à toute allure des remarques pour un nouveau programme qu’elle allait instaurer en attendant l’arrivée de Steve et Devianee.

     Steve et Devianee !

     Nadia s’autorisa un instant de détente. Posant son menton sur la paume de sa main, son esprit vogua.

     Deux jours étaient passés depuis leur arrivée à New York. Devianee avait insisté pour que Steve et elle s’installent chez elle. Ce qu’elle faisait par habitude quand elle était seule. Mais pour ne pas lui imposer la présence de Steve, elle avait réservé deux chambres à l’hôtel Ritz-Carlton.

     - Cela ne me dérange aucunement Nadia. Tu sais très bien que j’ai une chambre d’ami en plus.

     Devianee avait un grand appartement pour recevoir la visite de sa nombreuse famille deux à trois fois par an.

     Si Devianee s’était tant obstinée c’était qu’elle avait apprécié la compagnie attachante de Steve. C’était déjà un bon début.

     Et Dean ? Que faisait-il en ce moment ? Il ne l’avait pas appelée depuis son départ de Los Angeles. Etait-il surchargé de boulot ou bien rattrapait-il le temps perdu avec Prisca ? Lui avait-il tout raconté sur leur mariage improvisé ? Ils semblaient si complices !

     Cet état de fait lui serra le cœur. Leur complicité d’antan n’allait pas réapparaître du jour au lendemain. De cela, Nadia en avait conscience.

     Une pointe de jalousie naquit en elle.

     Une mélodie romantique s’éleva depuis son sac à main. Elle savait qui l’appelait puisqu’elle avait choisi cette musique spécialement pour lui. Elle fouilla avec empressement dans son sac pour lui répondre.

     - Bonjour, Dean. Comment vas-tu ?

     - Salut, Nadia. Je vais très bien et toi.

     - Ca va, ça va. Et ton tournage ?

     Le visage de la belle Prisca apparut devant elle ce qui l’irrita au plus haut point.

     - Nous avons fini le premier épisode de la saison 4. Tout se passe bien. Et toi ?

     - Très bien. Je finalise un concept, je pense en avoir jusqu’à vendredi.

     - Ok. Cela permettra à Steve de profiter de la présence de Devianee. Je crois qu’il est tombé amoureux et ce n’est pas son genre de faire l’éloge de quelqu’un à moins qu’il ne soit exceptionnel.

     Dean lui confirmait ce que Nadia avait ressenti en voyant Steve et Devianee. Sauf que cette dernière gardait pour elle ses sentiments. Mais ses réactions, ses moindres gestes témoignaient d’un réel attendrissement envers l’ami de Dean.

     - C’est bon à savoir, dit-elle. Nous verrons ce que cela donnera dans le temps. Steve a l’air sérieux et je n’ai pas envie que Devianee tombe encore dans le panneau.

     - Je connais Steve, ce n’est pas une personne qui ment sur ses sentiments si cela peut te rassurer. Justement en parlant de rassurer, as-tu demandé à Samira de te chercher des documents ?

     - Oui, pourquoi ? Elle me les a faxés hier.

     - Elle farfouillait dans ma chambre. Ne savait-elle pas que tu avais ta propre chambre ?

     - J’ai oublié de lui dire. Au palais, je n’avais pas besoin de lui préciser car elle connaissait tout. Désolée si cela t’a dérangé…

     - Pas du tout, mais je me méfie de tout le monde à présent. Je sais que c’est idiot…

     - Mais tu as tout à fait raison. En tout cas, Samira n’a fait que ce que je lui demandais. Je me souviens de lui avoir dit de regarder dans ma chambre. Elle a pensé que ma chambre c’était la tienne vu que nous dormons ensemble.

     Nadia songea que ces deux dernières soirées, elle avait senti un vide dans son lit. La présence de Dean à ses côtés la rassurait. Il émanait de lui une aura de force et de virilité qui donnait envie à Nadia de se blottir contre lui. Ou peut-être voulait-elle le protéger contre ses cauchemars tout simplement. En vérité, elle ne savait plus très bien où elle en était. Quand elle pensait à Ali, son visage d’ange était vite remplacé par celui de Dean.

     Etait-ce normal que son ami prenne ainsi place dans son cœur ?

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